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Sa tragédie de Judith, représentée, our la première fois, dans le carême de 1695, obtint d'abord une grande vogue, qui cessa tout à coup pour faire place aux sifflets, lorsqu'on la reprit après Pâques. La Champmêle s'étonnant de cette inconstance du public, Racine répondit : « Il n'y a rien de surprenant à cela, les sifflets sont revenus de Versailles, où ils avaient accompagné les sermons de l'abbé Boileau. » Comme prédicateur, l'abbé Boyer fut encore moins bien partagé que l'abbé Boileau , car, s'il faut en croire le mot piquant de Furetière, il n'avait pas été assez heureux pour faire dormir à ses sermons, n'ayant jamais trouvé de lieu pour précher. BoYER (Jean-Baptiste-Nicolas), né à Marseille le 5 août 1693, embrassa la carrière médicale, et s'occupa particulièrement du traitement des maladies épidémiques et contagieuses.Lorsqu'en 1720, la peste désola Marseille, il fut un des six médecins envoyés de Paris par le régent; dans cette occasion, 'il fit preuve de beaucoup de zèle, et se livra à de consciencieuses études pour découvrir la nature véritable de la peste. A son retour, il fut récompensé de ses fatigues par le gouvernement, qui lui donna une pension, avec le titre de médecin ordinaire du roi. Depuis cette époque, il ne cessa de renouveler des expéditions du même

genre soit en France, soit à l'étran-'

ger. En 1734, il se rendit dans l'archevêché de Trèves, pour y combattre les causes de l'épidémie qui y exerait dans l'armée de grands ravages. En 1742, il parvint à arrêter une épizootie qui portait le ravage, dans cinquante villages de la généralité de Paris. On le vit successivement, obéissant à son zèle, se rendre dans

le Beauvoisis, à Mortagne, à Brest, et même en Espagne, où il alla porter les secours de son art à l'ambassadeur de France. Des places lucratives, des honneurs, et enfin des lettres de noblesse furent le prix de son courage infatigable. On a de lui une Relation historique de la peste de Marseille. BoYER ( Jean-François ), né à Paris le 12 mars 1675, se voua à la carrière ecclésiastique, et dut à la considération qu'avait pour lui le cardinal de Fleury, d'être promu à l'évêché de Mirepoix, en 1730. Quelques années après, son protecteur le fit appeler à la cour par Louis XV, qui le momma précepteur du Dauphin, père de Louis XVI. L'éducation terminée, le roi le fit, en 1743 , premier aumônier de la Dauphine, et, à la mort du cardinal de Fleury, lui donna la feuille des bénéfices. Il fut successivement reçu à l'Académie française, en 1736, à l'Académie des sciences, en 1738, et enfin , en 1741 , à celle des inscriptions et belles-lettres, où il remplaça le cardinal de Polignac. Ce fut lui surtout qui empêcha l'élection de Piron ; ce qui lui valut bien des sarcasmes, entre autres ceux de Collé, qui l'appelait la chouette des honnêtes gens ecclésiastiques. Il faut convenir aussi qu'un prélat chrétien ne pouvait guère honorer de son suffrage le genre de talent le plus habituel de Piron ; un trop grand nombre d'odes licencieuses étaient là pour lui faire oublier le mérite de la Métromanie. D'ailleurs, l'évêque de Mirepoix était rigide pour lui-même autant que pour les autres. Il sut conserver ses vertus, même à la cour ; mais il ne paraît pas que ses

idées fussent à la hauteur de ses ver

tus : il y eut toujours quelque chose de trop ultramontain dans l'éducation qu'il donna à son royal élève. On put s'en convaincre plus tard en voyant avêc quelle facilité les jésuites s'emparèrent de l'esprit du Dauphin, et se servirent de ses petites passions pour ruiner le duc de Choiseul dans la considération de Louis XV. L'évêque de Mirepoix mourut le 20 août 1755, sans avoir perdu l'attachement de son élève, qui ne lui survécut que dix ans. BoYER (Paul), né dans le Condomois vers 1615, fit partie, en 1644, de l'expédition commandée par M. de Bretigny, et dont le but était d'assurer à la France la possession de la Guiane. A son retour, il publia un récit détaillé de cette expédition sous ce titre : Relation de ce qui s'est fait et passé au voyage de M. de Bretigny à l'Amérique occidentale, avec un dictionnaire de la langue, Paris, 1654, in-8°. Cet ouvrage est estimé. BoYER (Pierre), oratorien, né à Arlanc en 1677, partagea, la haine de sa congrégation contre les jésuites, et fut un de leurs plus terribles et de leurs plus spirituels adversaires. Il composa avec beaucoup de verve le Parallèle de la doctrine des paiens acec celle des jésuites et de la constitution, 1726, in-12 et in-8°, ouvrage que quelques critiques ne craignirent pas de comparer aux Lettres provinciales, mais que le parlement condamna à être brûlé. Ce qui provoqua cette condamnation, c'est que, dans son livre, Boyer n'avait pas plus ménagé la bulle Unigenitus que les jésuites; il avait eu raison, car elle était véritablement leur ouvrage. Son opposition à cette bulle le fit emprisonner au mont Saint-Michel, puis à Vineennes, où il mourut le 18 janvier 1755. On a également de lui : Juste idée que l'on doit se faire des Suites. . BoYER (Pierre), ministre des réformés, a écrit un Abrégé de l'histoire des Vaudois, la Haye, 1691 , in-12. BOYER (Pierre-Denis), né aux environs de Rhodez, en 1766, embrassa de bonne heure l'état ecclésiastique, émigra pendant la révolution, rentra en France en 1801 , et s'unit alors à M. Emery pour relever le séminaire de Saint-Sulpice. L'abbé Frayssinous se l'associa ensuite, et commença avec lui les conférences qui firent alors tant de bruit. Depuis, M. Boyer s'est distingué parmi les plus violents adversaires de M. de la Mennais, et a publié un assez grand nombre d'ouvrages qui n'eurent pas, à beaucoup près, le même succès que ceux de l'é

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Arish , il suivit le général Leclerc à

Saint-Domingue, où il séjourna peu. Chargé d'apporter au premier consul la nouvelle de la mort du capitaine général, il fut pris dans la traversée, conduit à Londres et échangé bientôt après. Il rejoignit ensuite l'armée, fit les campagnes d'Allemagne, d'Espagne et de Portugal. Nommé général de division, le 13 février 1814, il leva un corps franc au retour de Napoléon, et fut porté sur la liste des proscrits à la seconde restauration. Cependant il ne tarda pas à obtenir l'autorisation de rentrer en France, où il se livra aux arts et à la peinture. Il fut admis à la retraite à la fin de 1824, et appelé vers la même époque auprès du pacha d'Égypte. Il s'occupait des moyens de discipliner les troupes de ce prince, lorsque, deux ou trois ans après, une mésintelligence survenue entre lui et Mohammed-Laz, ministre de la guerre, le força à quitter l'Égypte. Rétabli sur les cadres d'activité, après la révolution de juillet, il commandait en 1831 la division et le territoire d'Oran en Afrique, et fut mis en disponibilité deux ans après. Il figure depuis 1839 sur le cadre de réserve des officiers généraux. BoYER DE NICE (Guillaume), troubadour du quatorzième siècle, né à Nice, et qui, d'après Nostradamus, joignait à ses talents poétiques des connaissances tres - étendues dans les sciences physiques et mathématiques. Malheureusement on ne commaît ni les chansons qu'il adressa à une demoiselle de la maison de Berre, ni le Traité d'histoire naturelle que Nostradamus lui fait dédier à Robert, roi de Sicile, comte de Provence. L'ode u'il composa pour Marie de France, épouse de Charles , duc de Calabre, n'est pas de nature à donner une grande idée de ses facultés lyriques. Les comtes de Provence l'ayant nommé podestat de Nice, l'estime de ses com

patriotes le confirma dans cette charge. La perte de ses ouvrages est d'autant plus regrettable que, s'il faut en croire Nostradamus , il aurait servi de modèle à plusieurs troubadours, qui, pour être plus sûrs de plaire au public, faisaient paraître leurs pièces sous son IlOIml. BoYER DE REBEVAL (le baron Joseph), né à Vaucouleurs en 1768, entra - au service en 1787, fit avec distinction presque toutes les campagnes de la révolution, et gagna par des actions d'éclat tous les grades auxquels il fut élevé successivement. Il fut nommé, en 1807, colonel d'un régiment de fusiliers-chasseurs. Après avoir organisé ce corps, il le conduisit en Poméranie, et s'avança sur Colberg, dont il avait reçu ordre de faire le bio§ Le fort de Neugarten gênait les approches de

la place; mais, situé au milieu de .

vastes marais, il n'était accessible que par un chemin creux quê balayaient trois pièces de canon. Cependant il était urgent de s'en rendre maître; Boyer fut chargé de l'emporter; il s'avance, ouvre l'attaque, mais, trouvant bientôt qu'elle est lente, indécise, il arme ses soldats de planches, de fagots, s'élance à leur tête à travers la mitraille, arrive aux fossés, les comble, force les remparts, et fait mettre bas les armes à la garnison. Il se rendit en Espagne à la fin de la campagne, puis revint en Autriche, combattit à Essling, fut nommé général de brigade le 6 juin, et commandant de la Légion d'honneur le 21 septembre suivant; puis il retourna encore en Espagne, fut fait adjudant général de la garde sur la fin de 1811, et partit pour la campagne de Russie. Blessé à la bataille de la Moskowa, il n'en resta pas moins à la tête de ses troupes, fit la campagme de Saxe, se distingua à la bataille de Wurtchen, fut blessé à celle de Dresde, et nommé général de division. Il ne combattit pas avec moins de vaieur l'année suivante; il joignit à Néry plusieurs divisions ennemies qui se ralliaient à Schwartzenberg, les attaqua au milieu de leur mouvement, les culbuta, et les força à la retraite. Il assista, le 7 mars

suivant, à la bataille de Craonne, y reçut deux contusions qui ne l'empê. chérent pas de suivre l'ennemi, de déployer la plus brillante valeurà Laon, à Arcis-sur-Aube, où il enleva le village de Torey, et sous les murs de Paris, où tous les efforts de l'ennemi n'avaient pu l'ébranler, lorsque la capitulation fut signée. Le général Boyer reprit les armes en 1815, combattit avec sa valeur ordinaire, se retira après le licenciement de l'armée dans sa terre de Rebeval, où il mourut en 1822. BoYER DE SAINTE-MARTHE (LouisAnselme), dominicain, est auteur de l'Histoire de l'église cathédrale de Saint - Paul - Trois - Châteaux, Avignon, 1710, in-4°; et de l'Histoire de l'église cathédrale de Vaison, Avi gnon , 1731, in-4". BoYER FoNFRÈDE. Voyez FONFRÈDE. BoYER-PEYRELEAU (Eug.-Édouard, baron de), né à Alais, département du Nord, entra au service, en 1793, comme simple soldat, et fit les camo pagnes d'Italie. Nommé ensuite aide de camp, puis chef d'état-major de l'amiralVillaret-Joyeuse, illesuivitàla Martinique,attaquéepeudetempsaprès par les Anglais avec des forces bien supérieures. Boyer s'y distingua par son activité et son courage. Mais la garnison fut obligée de céder au n0mlbre et de capituler. Villaret-Joyeuse fut accusé, malgré la vigueur de sa défense, de n'avoir pas fait tout tt qu'il aurait pu. Boyer-Peyreleau, qui avait partagé les dangers de son geno ral, voulut partager aussi sa disgrâce il le suivit en France, et l'accompagna ensuite à Venise. Cependant, en Isl2, il reçut l'ordre de rejoindre l'armée en Russie, devint adjudant-commandant, puis chef d'état-major de la gardeimo périale. Il entra ensuite dans le corPs de cavalerie du général Latour-Malo bourg, protégea la retraite des troupo françaises, de Leipzig à Mayence ! fut un des officiers qui déployèrento plus de bravoure dans les sanglantes affaires dont les plaines de Champoo furent le théâtre. Nomméensuite C0lll' mandant en second de la Guadeloupo

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il y arbora le drapeau tricolore, et fut, après les cent jours, condamné à mort pour ce fait; mais sa peine fut commuée en vingt années de détention, qui furent ensuite réduites à trois anmées de prison, après lesquelles il fut rendu à la liberté et réintégré sur les cadres de l'armée parmi les colonels en demi-solde. Il a publié, en 1823, Des Antilles francaises et particulièrement de la Guadeloupe, jusqu'au 1°* n0vembre 1816, 3 vol. in-8°. BoyssIÈREs, terre et baronnie dans leQuercy,à huit kilomètres nord-ouest de Cahors. BoyvIN (René), l'un des premiers graveurs français, naquit à Angers Vers 1530, et mourut à Rome en 1598. On ne sait pas quel fut son maître, mais il est probable qu'il se forma d'après le Primatice, qu'il vit à Fontainebleau, et en général d'après les maitres italiens. On lui doit un portrait de Marot; Agar et Ismaél; Des bandits qui pillent la charrette d'une paysanne; le Triomphe des vertus et la défaite des vices; François I" marchant au temple de l'Immortalé; ces trois dernières gravures exé

Cutées d'après maître Roux. Mais son :

(ouvre principale est la collection de gravures qui fait partie du recueil Intitulé : Historia Jasonis Thessaliae principis, de colchica velleris aurei opeditione, cum fig. a Leonard. Tyri0pictis et a R. Boyvino aere excuo; cumque earum expositione verobus priscorum, a Jac. Gohorrio, Parisiensi : edita a Joan. de Mauregard, Paris, 1563, in-fol. obl. B0zAs, terre et seigneurie du Viva#ls, à dix kilomètres nord-ouest de lournon, érigée en marquisat en 1693. BozE (Claude Gros de), né à Lyon, on 1680, se destina d'abord à la ma#strature, fit son droit à Paris, et y fut reçu avocat en 1698. C'était un usage établi depuis longtemps à Lyon, qu'un jeune avocat prononçât chaque année, le jour de Saint-Thomas , une larangue solennelle, en présence de

tous les fonctionnaires, et jouît ce

jour là de toutes les prérogatives du Prévôt des marchands. De Boze fut

choisi, en 1699, par les magistrats de Lyon , pour prononcer ce disours. Il s'acquitta avec distinction de cette tâche difficile; et ce premier succès semblait devoir décider pour le barreau sa vocation encore incertaine, lorsque la connaissance qu'il fit, à son retour à Paris, de trois numismates célèbres , Vaillant, Oudinet et le P. Hardouin , le détermina à se livrer exclusivement à l'étude de l'anti† Il fut nommé , en 1705, élève e l'Académie des inscriptions, devint, l'année suivante, pensionnaire de cette société, et fut élu, la même année , secrétaire perpétuel, quoiqu'il n'eût que vingt-six ans. En 1715, il refusa la place de sous-précepteur du roi Louis XV, et fut admis à l'Académie française comme successeur de Féne . lon. Nommé, en 1719, garde du cabinet des antiques , il se défit aussitôt , pour n'avoir plus à s'occuper que de ce cabinet, de la riche collection qu'il avait formée lui-même, et qui passait, avec raison, pour une des plus belles qui existassent à cette époque. Le cabinet des antiques fut transféré, en 1741, de Versailles à Paris; de Boze donna, l'année suivante, sa démission de secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, afin de pouvoir donner tout son temps au classement devenu nécessaire par cette translation. Ce classement et le catalogue, pour la rédaction duquel il s'adjoignit, en 1745 , l'abbé Barthélemy, qui devait être plus tard son successeur, sont au nombre des plus importants services rendus par de Boze à la science. Ce savant mourut à Paris, en 1753, dans sa soixante-quatorzième année.C'est à lui que l'on doit l'Histoire de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, et les Eloges des académiciens qui se lisent dans les quinze premiers volumes du recueil de cette société. Il a, en outre, enrichi ce recueil d'un grand nombre de savants mémoires , parmi lesquels nous citerons seulement son Histoire de l'empereur Tetricus, éclaircie par les dailles, où il a traité, avec une grande érudition, un point important de nos antiquités nationales. Nous citerons, en outre, parmi ses autres ouvrages : l'Explication d'une inscription antique trouvée à Lyon, sont crites les particularités des sacrifices ue les anciens appelaient Taurobos, 1705, in-8°; les Médailles sur les principaux événements du règne de Louis le Grand, nouvelle édition, 1723 , in-fol. ; enfin , le catalogue de sa curieuse bibliothèque, imprimé en 1745, in-fol., à vingt-cinq exemplaires seulement, et fort recherché des curieux. BozE (Joseph), peintre, né vers 1746, mort en 1826. Cet artiste, quoique fort médiocre, doit occuper une place, sinon supérieure, du moins intéressante dans l'histoire de l'art français. Il vécut pendant la révolution ; alors deux systèmes, deux sociétés se combattaient, l'aristocratie d'un côté, la démocratie de l'autre, chacune ayant ses idées, sa tradition et ses espérances. En politique, la lutte est évidente; elle existe aussi, bien que moins apparente, dans la littérature et les arts. Il y eut alors un art démocratique, un art anarchique et hébertiste, un art jacobin et spiritualiste, un art monarchique quand même; et pendant que Hébert faisait abattre les clochers, parce que, plus élevés que les autres monuments , ils blessaient l'égalité ; pendant que Dayidfaisait le programme de la fête à l'Ètre suprême, que les jacobins avaient fait décréter par la Convention, Boze faisait de l'art monarchique, de même que les royalistes reconnaissaient Louis XVII pour roi. Fidèle à la cause royale , il brava la mort dans le procès de Marie-Antoinette, et fut jeté en prison. H n'en sortit qu'après le 9 thermidor, et passa en Angleterre. Avec la restauration, il revint en France; et tandis que l'ancien régime se reconstituait autant que ossible, Boze, de son côté, se remit à faire de l'art monarchique. Mais alors il n'était plus seul; d'autres manquant à leur mission, ou entraînés par l'appât de l'or, changèrent de direction , et après avoir fait de l'art philosophique, de l'art militaire, ils firent de l'art de

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sacristie. Boze avait le mérite, au moins, d'être fidèle à sa tradition ; il avait peint Louis XVI, il peignit Louis XVIII. Il aurait peint Charles X, si la mort qui le frappa en 1826, ne lui avait enlevé cet honneur. Mais de même que Louis XVIII et Charles X n'avaient pu reconstituer la vieille monarchie, de même Boze et ses imitateurs ne purent empêcher cette triste école de peinture de la restauration de disparaître en juillet 1830, avec ceux qui la soutenaient. BozoN. Voy. PRovENCE (rois de). BRA (Théophile), statuaire, né à Douai le 24 juin 1797, élève de Story et de Bridan fils (*), obtint , en 1818, un second grand prix pour son basrelief de l'exil de Cléombrote. Cet artiste a exposé, en 1819, Aristodème àu tombeau de sa fille ( pour la ville de Douai) ; en 1822 , saint Pierre et saint Paul (pour l'église Saint-Louis, Ulysse dans l'île de Calypso et Jean de Bologne; en 1824, Pierre de Franqueville, Philippe de Comines , le baron Dubois; en 1827, le duc de Berri (statue en bronze pour la ville de Lille); le duc d'Angoulême au Trocadéro;

'en 1836, le sire de Joinville ( pour le

musée de Versailles) , et les bustes de Broussais, du maréchal Mortier et de M. Guizot; en 1837, le Régent, le maréchal Mortier (statue en bronze pour la ville du Cateau-Cambrésis, refaite pour le musée de Versailles) ; en 1839, une Statue de sainte Amélie. M. Bra appartient à l'école dite classique pure; c'est assez indiquer que son dessin est correct ; ses compositions sont d'ailleurs animées, et l'idée qui les a créées se fait facilement sentir. BRAALIERs, ou faiseurs de braies de fil (voyez TAILLEURs). BRABANçoNs, Brabantiones, Brebanciones, Brebantini, noms par lesquels on désignait, au treizième siècle, les aventuriers dont étaient formées les bandes de mercenaires qui se mettaient indifféremment au service de tous les princes, et qui jouèrent un

| (o) D'autres disent de Roland et de Stouf,

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