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échecs littéraires, sa naïveté fournit à le Beauvoisis, à Mortagne, à Brest, et Furetière l'épigramme suivante : même en Espagne, où il alla porter les

secours de son art à l'ambassadeur de Quand les pièces représentées De Boyer sont peu fréquentées,

France. Des places lucratives, des honChagrin qu'il est d'y voir peu d'assistans, neurs, et enfin des lettres de noblesse Voici coinme il tourne la chose :

furent le prix de son courage infatiVendredi la pluie en est cause,

gable. On a de lui une Relation histoEt, dimanche, c'est le beau temps.

rique de la peste de Marseille. Sa tragédie de Judith, représentée, BOYER (Jean-François ), né à Papour la première fois , dans le carême

ris le 12 mars 1675, se voua à la car. de 1695, obtint d'abord une grande rière ecclésiastique, et dut à la consivogue, qui cessa tout à coup pour faire dération qu'avait pour lui le cardinal place aux sifflets, lorsqu'on la reprit de Fleury, d’être promu à l'évêché de après Pâques. La Champmêlé s'éton Mirepoix, en 1730. Quelques années nant de cette inconstance du public, après, son protecteur le fit appeler à Racine répondit : «Il n'y a men de la cour par Louis XV, qui le nomma surprenant à cela, les sifflets sont re

précepteur du Dauphin, père de Louis venus de Versailles, où ils avaient ac XVI. L'éducation terminée, le roi le compagné les sermons de l'abbé Boi

fit, en 1743, premier aumônier de la leau. »

Dauphine, et, à la mort du cardinal Comme prédicateur, l'abbé Boyer de Fleury, lui donna la feuille des bé. fut encore moins bien partagé que néfices. Il fut successivement reçu à l'abbé Boileau, car, s'il faut en croire l'Académie française, en 1736, à l'Ale mot piquant de Furetière, il n'a cadémie des sciences, en 1738, et envait pas été assez heureux pour faire fin, en 1741, à celle des inscriptions dormir à ses sermons, n'ayant ja et belles - lettres, où il remplaça le mais trouvé de lieu pour précher. cardinal de Polignac. Ce fut lui sur

BOYER (Jean-Baptiste-Nicolas), né tout qui empêcha l’élection de Piron; à Marseille le 5 août 1693, embrassa ce qui lui valut bien des sarcasmes, en la carrière médicale, et s'occupa parti tre autres ceux.de Collé, qui l'appelait culièrement du traitement des mala la chouette des honnêtes gens ecclédies épidémiques et contagieuses. Lors siastiques. Il faut convenir aussi qu'un qu'en 1720, la peste desola Marseille, prelat chrétien ne pouvait guère hois fut un des six médecins envoyés de norer de son suffrage le genre de ta. Paris par le régent; dans cette occa lent le plus habituel de Piron; un sion, il fit preuve de beaucoup de trop grand nombre d'odes licencieuses zèle, et se livra à de consciencieuses étaient là pour lui faire oublier le études

pour

découvrir la nature véri mérite de la Métromanie. D'ailleurs, table de la peste. A son retour, il fut l'évêque de Mirepoix était rigide pour récompensé de ses fatigues par le gou lui-même autant que pour les autres. vernement, qui lui donna une pension, Il sut conserver ses vertus, même à avec le titre de médecin ordinaire du la cour ; mais il ne paraît pas que ses roi. Depuis cette époque, il ne cessa idées fussent à la hauteur de ses verde renouveler des expéditions du même tus: il y eut toujours quelque chose de genre soit en France, soit à l'étran-' trop ultramontain dans l'éducation ger. En 1734, il se rendit dans l'ar qu'il donna à son royal élève. On put chevêché de Trèves, pour y combattre s'en convaincre plus tard en voyant les causes de l'épidémie qui y exer avec quelle facilité les jésuites s'emçait dans l'armée de grands ravages. parèrent de l'esprit du Dauphin, et se Èn 1742, il parvint à arrêter une servirent de ses petites passions pour épizootie qui portait le ravage dans ruiner le duc de Choiseul dans la consicinquante villages de la généralité dération de Louis XV. L'évêque de de Paris. On le vit successivement, Mirepoix mourut le 20 août 1755, obéissant à son zèle, se rendre dans sans avoir perdu l'attachement de son

rence.

élève, qui ne lui survécut que dix ans. loquent auteur de l'Essai sur l'indiffé

BOYER (Paul), né dans le Condomois vers 1615, fit partie, en 1644, de BOYER (Pierre-Fr.-Xavier, baron), l'expédition commandée par M. de Bre né à Belfort en 1760, s'engagea, en 1792, tigny, et dont le but était d'assurer à comme volontaire, fit les campagnes la France la possession de la Guiane. des Pyrénées, d'Italie et d'Egypte. A son retour, il publia un récit dé Rentré en France après le traité d'Eltaillé de cette expédition sous ce titre: Arish, il suivit le général Leclerc à Relation de ce qui s'est fait et passé Saint-Domingue, où il séjourna peu. du voyage de M. de Bretigny à l'A Chargé d'apporter au premier consul mérique occidentale, avec un diction- la nouvelle de la mort du capitaine naire de la langue , Paris, 1654, in-8°. général, il fut pris dans la traversée, Cet ouvrage est estimé.

conduit à Londres et échangé bientôt BOYER (Pierre), oratorien, né à après. Il rejoignit ensuite l'armée, fit Arlanc en 1677, partagea, la haine de les campagnes d'Allemagne, d'Espagne sa congrégation contre les jésuites, et et de Portugal. Nommé général de difut un de leurs plus terribles et de vision, le 13 février 1814, il leva un leurs plus spirituels adversaires. Il corps franc au retour de Napoléon, et composa avec beaucoup de verve le fut porté sur la liste des proscrits à la Parallèle de la doctrine des païens seconde restauration. Cependant il ne avec celle des jésuites et de la consti tarda pas à obtenir l'autorisation de tution, 1726, in-12 et in-8°, ouvrage

rentrer en France, où il se livra aux arts que quelques critiques ne craignirent et à la peinture. Il fut admis à la repas de comparer aux Lettres provin- traite à la fin de 1824, et appelé vers la ciales, mais que le parlement con même époque auprès du pacha d'Egypdamna à être brûlé. Ce qui provoqua te. Il s'occupait des moyens de discicette condamnation, c'est que, dans pliner les troupes de ce prince, lorsque, son livre, Boyer n'avait pas plus mé deux ou trois ans après, une mésintelnagé la bulle Unigenitus que les jésui- ligence survenue entre lui et Mohamtes; il avait eu raison, car elle était med-Laz, ministre de la guerre, le força véritablement leur ouvrage. Son oppo à quitter l'Égypte. Rétabli sur les càsition à cette bulle le fit emprisonner dres d'activité, après la révolution de au mont Saint-Michel, puis à Vin- juillet, il commandait en 1831 la divi. eennes, où il mourut le 18 janviersion et le territoire d'Oran en Afri1755. On a également de lui : Juste que, et fut mis en disponibilité deux idée que l'on doit se faire des ans après. Il figure depuis 1839 sur le suites.

cadre de réserve des officiers généraux. BOYER (Pierre), ministre des réfor BOYER DE NICE (Guillaume), troumés, a écrit un Abrégé de l'histoire badour du quatorzième siècle, né à des Vaudois, la Haye, 1691 , in-12. Nice, et qui, d'après Nostradamus,

BOYER (Pierre-Denis), né aux en- joignait à ses talents poétiques des virons de Rhodez, en 1766, embrassa connaissances très - étendues dans les de bonne heure l'état ecclésiastique, sciences physiques et mathématiques. émigra pendant la révolution, rentra Malheureusement on ne connaît ni les en France en 1801, et s’unit alors chansons qu'il adressa à une demoià M. Emery pour relever le sémi selle de la maison de Berre, ni le naire de Saint-Sulpice. L'abbé Frayssi- Traité d'histoire naturelle que Nosnous se l'associa ensuite, et commença tradamus lui fait dédier à Robert, roi avec lui les conférences qui firent alors de Sicile, comte de Provence. L'ode tant de bruit. Depuis, M. Boyer s’est qu'il composa pour Marie de France, distingué parmi les plus violents ad- épouse de Charles, duc de Calabre, versaires de M. de la Mennais, et a n'est pas de nature à donner une publié un assez grand nombre d'ou grande idée de ses facultés lyriques, vrages qui n'eurent pas, à beaucoup Les comtes de Provence l'ayant noinmé près, le même succès que ceux de l'é, podestat de Nice , l'estiune de ses com

nom.

patriotes le confirma dans cette charge. suivant, à la bataille de Craonne, s La perte de ses ouvrages est d'autant reçut deux contusions qui ne l'empê

. plus regrettable que, s'il faut en croire chèrent pas de suivre l'ennemi, de Nostradamus, il aurait servi de mo déployer la plus brillante valeur à Laon, dèle à plusieurs troubadours, qui, pour à Arcis-sur-Aube, où il enleva le vil. être plus sûrs de plaire au public, lage de Torey, et sous les murs de faisaient paraître leurs pièces sous son Paris, où tous les efforts de l'endemi

n'avaient pu l'ébranler, lorsque la caBOYER DE REBEVAL (le baron Jo- pitulation fut signée. Le général Boyer seph), né à Vaucouleurs en 1768, entra reprit les armes en 1815, combattit au service en 1787, sit avec distinction avec sa valeur ordinaire, se retira presque toutes les campagnes de la après le licenciement de l'armée dans révolution, et gagna par des actions sa terre de Rebeval, où il mourut en d'éclat tous les grades auxquels il fut 1822. élevé successivement. Il fut nommé, BOYER DE SAINTE-MARTHE (Louisen 1807, colonel d'un régiment de fu Anselme), dominicain, est auteur de siliers-chasseurs. Après avoir organisé l'Histoire de l'église cathédrale de ce corps, il le conduisit en Pomeranie, Saint - Paul - Trois - Châteaux, Aviet s'avança sur Colberg, dont il avait gnon, 1710, in-4°; et de l'Histoire de reçu ordre de faire le blocus. Le fort l'église cathédrale de Vaison, de Neugarten gênait les approches de gnon , 1731, in-4'. la place; mais, situé au milieu de . BOYER FONFRÈDE. Voyez Forvastes marais, il n'était accessible que FRÈDE. par un chemin creux que balayaient BOYER-PEYRELEAU (Eug.-Édouard, trois pièces de canon. Cependant il baron de), né à Alais, département du était urgent de s'en rendre maître; Nord, entra au service, en 1793, Boyer fut chargé de l'emporter; il comme simple soldat, et fit les cam. s'avance, ouvre l'attaque, mais, trou pagnes d'Italie. Nommé ensuite aide vant bientôt qu'elle est lente, indécise, de camp, puis chef d'état-major de il arme ses soldats de planches, de fa l'amiral Villaret-Joyeuse, il lesuività la gots, s'élance à leur tête à travers la Martinique,attaquée peu de temps après mitraille, arrive aux fossés, les com par les Anglais avec des forces bien ble, force les remparts , et fait mettre supérieures. Boyer s'y distingua par bas les armes à la garnison. Il se ren son activité et son courage. Mais la dit en Espagne à la fin de la cam garnison fut obligée de céder au nolipagne, puis revint en Autriche, com bre et de capituler. Villaret-Joyeuse battit à Essling, fut nommé général de fut accusé, malgré la vigueur de sa brigade le 6 juin, et commandant de défense, de n'avoir pas fait tout ce la Légion d'honneur le 21 septembre qu'il aurait pu. Boyer-Peyreleau, qu suivant; puis il retourna encore en avait partagé les dangers de son geneEspagne, fut fait adjudant général de ral, voulut partager aussi sa disgrâce

; la garde sur fin de 1811, et partit il le suivit en France, et l'accompagna pour la campagne de Russie. Blessé à ensuite à Venise. Cependant, en 1809

, la bataille de la Moskowa, il n'en il recut l'ordre de rejoindre l'armée en resta pas moins à la tête de ses trou- Russie, devint adjudant-commandant pes, fit la campagne de Saxe, se dis- puis chef d'état-major de la garde i11tingua à la bataille de Wurtchen, fut périale. Il entra ensuite dans le corps blessé à celle de Dresde, et nommé de cavalerie du général Latour-Maugénéral de division. Il ne combattit bourg, protégea la retraite des troupes pas avec moins de valeur l'année sui- françaises, de Leipzig à Mayence, et vante; il joignit à Néry plusieurs divi fut un des officiers qui déplovèrent le sions ennemies qui se ralliaient à plus de bravoure dans les sanglantes Schwartzenberg, les attaqua au milieu affaires dont les plainés de Champagne de leur mouvement, les culbuta, et les furent le théâtre. Nommé ensuite con. força à la retraite. Il assista, le 7 mars mandant en second de la Guadeloupe,

il y arbora le drapeau tricolore, et choisi, en 1699, par les magistrats de fut, après les cent jours, condamné à Lyon, pour prononcer ce disours. Il mort pour ce fait; mais sa peine fut s'acquitta avec distinction de cette commuée en vingt années de détention, tâche difficile; et ce premier succès qui furent ensuite réduites à trois an semblait devoir décider pour le barnées de prison, après lesquelles il fut reau sa vocation encore incertaine, rendu à la liberté et réintégré sur les lorsque la connaissance qu'il fit, à son cadres de l'armée parmi les colonels en retour à Paris, de trois numismademi-solde. Il a publié, en 1823, Des tes célèbres, Vaillant, Oudinet et Antilles françaises et particulière le P. Hardouin, le détermina à se liment de la Guadeloupe, jusqu'au 1er vrer exclusivement à l'étude de l'antinovembre 1816, 3 vol. in-8°.

quité. Il fut nommé, en 1705, élève BOYSSIÈRES , terre et baronnie dans de l'Académie des inscriptions, devint, leQuercy, à huit kilomètres nord-ouest l'année suivante, pensionnaire de cette de Cahors.

société, et fut élu, la même année, Boyvin (René), l'un des premiers secrétaire perpétuel, quoiqu'il n'eût graveurs français, naquit à Angers que vingt-six ans. En 1715, il refusa vers 1530, et mourut à Rome en 1598. la place de sous-précepteur du roi On ne sait pas quel fut son maître, Louis XV, et fut admis à l'Académie mais il est probable qu'il se forma française comme successeur de Féne. d'après le Primatice, qu'il vit à Fon lon. Nommé, en 1719, garde du cabitainebleau, et en général d'après les net des antiques , il se défit aussitôt, maîtres italiens. On lui doit un por pour n'avoir plus à s'occuper que de trait de Marot; Agar et Ismaël; Des ce cabinet , de la riche collection qu'il bandits qui pillent la charrette d'une avait formée lui-même, et qui passait, paysanne; le Triomphe des vertus et avec raison, pour une des plus belles la défaite des vices; François jer qui existassent à cette époque. Le camarchant au temple de l'Immorta binet des antiques fut transféré, lité; ces trois dernières gravures exe 1741, de Versailles à Paris; de Boze cutées d'après maître Roux. Mais son donna, l'année suivante, sa démission @uvre principale est la collection de de secrétaire perpétuel de l'Académie gravures qui fait partie du recueil des inscriptions et belles-lettres, afin de intitulé: Historia jasonis Thessaliæ pouvoir donner tout son temps au clasprincipis, de colchica velleris aurei sement devenu nécessaire par cette expeditione, cum fig. a Leonard. Ty- translation. Ce classement et le catario pictis et a R. Boyvino ære excủ- logue, pour la rédaction duquel il s'adsis; cumque earum expositione ver. joignit, en 1745, l'abbé Barthélemy, sibus priscorum, a Jac. Gohorrio, qui devait être plus tard son succesParisiensi : edita a Joan. de Maure seur, sont au nombre des plus imporgard, Paris, 1563, in-fol. obl. tants services rendus par de Boze à la

Bozas, terre et seigneurie du Viva science. Ce savant mourut à Paris, en rais, à dix kilomètres nord-ouest de 1753, dans sa soixante-quatorzième Tournon, érigée en marquisat en 1693. année. C'est à lui que l'on doit l'Histoire

Boze (Claude Gros de), né à Lyon, de l'Académie des inscriptions et belen 1680, se destina d'abord à la ma les-lettres, et les Éloges des acadégistrature, fit son droit à Paris , et y miciens qui se lisent dans les quinze fut reçu avocat en 1698. C'était un premiers volumes du recueil de cette usage établi depuis longtemps à Lyon, société. Il a, en outre, enrichi ce requ'un jeune avocat prononcât chaque cueil d'un grand nombre de savants année, le jour de Saint-Thomas, une mémoires , parmi lesquels nous citeharangue solennelle, en présence de rons seulement son Histoire de l'emtous les fonctionnaires, et jouit ce pereur Tetricus, éclaircie par les jour-là de toutes les prérogatives du dailles, où il a traité, avec une grande prévôt des marchands. De Boze fut érudition, un point important de nos

en

antiquités nationales. Nous citerons, sacristie. Boze avait le mérite, au en outre, parmi ses autres ouvrages : moins, d'être fidèle à sa tradition; il l'Explication d'une inscription an avait peint Louis XVI, il peignit tique trouvée à Lyon, sont Louis XVIII. Il aurait peint Char. crites les particularités des sacrifices les X, si la mort qui le frappa en que les anciens appelaient Taurobo 1826, ne lui avait enlevé cet honneur. les, 1705, in-8°; les Médailles sur les Mais de même que Louis XVIII et principaux événements du règne de Charles X n'avaient pu reconstituer Louis le Grand, nouvelle édition, la vieille monarchie, de même Boze et 1723, in-fol.; enfin, le catalogue de ses imitateurs ne purent empêcher sa curieuse bibliothèque, imprimé en eette triste école de peinture de la 1745, in-fol., à vingt-cing exemplaires restauration de disparaître en juillet seulement, et fort recherché des cu 1830, avec ceux qui la soutenaient. rieux.

Bozon. Voy. PROVENCE (rois de ). BOZE (Joseph), peintre, né vers BRA (Théophile), statuaire, né? 1746, mort en 1826. Cet artiste, quoi. Douai le 24 juin 1797, élève de Story que fort médiocre, doit occuper une et de Bridan fils (*), obtint, en 1818, place, sinon supérieure, du moins in un second grand prix pour son bastéressante dans l'histoire de l'art fran relief de l'exil de Cléombrote. Cet arçais. Il vécut pendant la révolution; tiste a exposé, en 1819, Aristodėme alors deux systèmes, deux sociétés se àu tombeau de sa fille ( pour la ville combattaient, l'aristocratie d'un côté, de Douai); en 1822, saint Pierre et la démocratie de l'autre, chacune ayant saint Paul (pour l'église Saint-Louis

, ses idées, sa tradition et ses espé- Ulysse dans l'ile de Calypso et Jean rances. En politique, la lutte est évi de Bologne; en 1824, Pierre de Frandente; elle existe aussi, bien que moins queville , Philippe de Comines , le baapparente, dans la littérature et les ron Dubois ; en 1827, le duc de Berri arts. Il y eut alors un art démocratique, (statue en bronze pour la ville de Lille; un art anarchique et hébertiste, un art le duc d'Angoulème au Trocadéro

; jacobin et spiritualiste, un art monar en 1836, le sire de Joinville (pour chique quand même; et pendant que musée de Versailles), et les bustes de Hébert faisait abattre les clochers, Broussais, du maréchal Mortier et parce que, plus élevés que les autres de M. Guizot; en 1837, le Régent

, le monuments, ils blessaient l'égalité; maréchal Mortier (statue en bronze pendant que David faisait le programme pour la ville du Cateau-Cambrésis

, rede la fête à l'Être suprême, que les faite pour le musée de Versailles); en jacobins avaient fait décréter par la 1839, une Statue de sainte Amélie. Convention, Boze faisait de l'art mo M. Bra appartient à l'école dite clasnarchique, de même que les royalistes sique pure; c'est assez indiquer que reconnaissaient Louis XVII pour roi. son dessin est correct; ses composiFidèle à la cause royale , il brava la tions sont d'ailleurs animées, et l'idée mort dans le procès de Marie-Antoi- qui les a créées se fait facilement nette, et fut jeté en prison. Il n'en sentir. sortit qu'après le 9 thermidor, et passa BRAALIERS, ou faiseurs de braies en Angleterre. Avec la restauration, il de fil (voyez TAILLEURS). revint en France; et tandis que l'an BRABANÇONS, Brabantiones, Brecien régime se reconstituait autant que banciones, 'Brebantini, noms par les possible, Boze, de son côté, se remit quels on désignait, au treizième siècle, à faire de l'art monarchique. Mais alors les aventuriers dont étaient formées il n'était plus seul; d'autres manquant les bandes de mercenaires qui se metà leur mission, ou entraînés par l'appât taient indifféremment au service de de l'or, changèrent de direction, et tous les princes, et qui jouèrent un après avoir fait de l'art philosophique, de l'art militaire, ils firent de l'art de (*) D'autres disent de Roland 'et de Scouf,

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