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appelées oreillettes, et quelquefois bins ; mais ayant eu l'imprudence de d'une paire de jugulaires qui s'atta mêler la politique à la religion, elle fut chaient sous le menton. Les bour contrainte de quitter précipitamment guignotes, dont l'étymologie indique cette ville , et de se réfugier dans le sans doute l'origine, étaient fort em Holstein, à Noordstrandt, île conployées vers le milieu du quinzième quise sur la mer, où elle avait acquis siècle. On en voit de très-belles au une propriété. Là encore, elle éveilla musée d'artillerie de Paris (numéros l'attention des magistrats, qui lui dé181 à 190).

fendirent de faire usage d'une impriBOURi, terre et seigneurie du Vexin merie dont elle se servait pour publier français, à cinq kilomètres sud-ouest ses ouvrages, en français, en allemand de Gisors , érigée en marquisat en et en flamand , et qui finirent par la 1686.

chasser. Elle fut également expulsée BOURIGNON (Antoinette ), née à de Hambourg et de l'Oost-Frise ; à Lille en 1616, s'imaginait avoir reçu Strasbourg, le peuple la prit pour une lu ciel une mission divine. Disgraciệe sorcière, et elle faillit être lapidée. bar la nature, mais aussi spirituelle Cette vie errante l'exposa , comme jue laide, entraînée par une imagi on pense, à toutes sortes de daniation sans frein, naturellement por gers. Toutefois elle prétendait avoir ée aux idées mystiques , elle mena la un préservatif contre la violence. 'ie la plus irrégulière et la plus ex D'une grande chasteté, elle se vanravagante. Sa difformité ne l'empê tait d'inspirer cette vertu à ceux qui ha pas d'être recherchée plusieurs l'approchaient. D'après son portrait , ois en mariage; mais jamais elle ne on pourrait l'en croire sur parole. IÍ oulut consentir à se donner un maî. n'en fut rien cependant, et elle eut re. Quand elle eut atteint sa vingtième plusieurs fois à lutter contre les ennnée, ses parents s'étant décidés à treprises les plus audacieuses. Elle mouunir à une personne de leur choix, rut, le 30 octobre 1680, à Franeker lle se déguisa en homme, et prit la sans que l'âge eût rien fait perdre å uite, au moment où tout était prêt l'activité de son esprit. lle disait our la cérémonie. Alors, grâce à la que la véritable Église avait péri, et rotection de l'archevêque de Cam que Dieu l'avait chargée de lui rendre ray, elle entra dans le couvent de une vie nouvelle. Un culte intérieur, Saint-Symphorien. Elle y passa son sans aucune cérémonie , tel était l'i. emps à expliquer des idées réforma déal qu'elle semblait poursuivre. Elle rices à ses compagnes, et allait fuir proscrivait l'aumône, comme une chavec quelques-unes de celles qu'elle avait rité insuftisante, et parce que les onverties , si on ne se fût aperçu à pauvres peuvent en faire un mauvais emps de ses projets. Après la mort de usage; mais elle encourageait les étaes parents, devenue maîtresse d'une blissements publics fondés pour leur rtune assez considérable, elle fut soulagement ; et, en mourant, elle ommée directrice de l'hôpital Notre- légua tous ses biens à l'hôpital des Same des Sept-Plaies , à Lille. L'agi- Sept-Plaies. Parmi ses principaux secation de son caractère ne lui permit tateurs, on remarque Noëls, secréas de rester longtemps dans ces taire de Jansenius; le P. de Cordt, onctions paisibles. Chaque jour, en prêtre de l'Oratoire de Malines, qui roie à de nouvelles extases et à de l'institua son héritière; et Nicolas Henouvelles visions, elle résolut de quit ning. Elle écrivit beaucoup; la collecer la France, et parcourut la Flan tion de ses çuvres s'élève à vingt-deux re, le Brabant et la Hollande, espé- gros volumes. Poiret, théologien mysant y être mieux comprise. Elle eut tique de la communion protestante, et D effet un moment de vogue à Ams partisan déclaré de Descartes, a mis erdam , où elle se lia avec une foule en système les opinions d'Antoinette le réformés, d'anabaptistes et de rab Bourignon, dans son ouvrage de i'ÉT. JII. 18Livraison. (DICT. ENCYCL., ETC.)

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conomie de la nature. La secte des chine. Il était, en 1792, à Saint-DO Bourignonistes s'est peu développée; mingue, où il fut blessé en défendant cependant elle prit un instant quel- la porte de Genton. De retour en ques racines en Écosse.

France, il passa à l'armée des côtes de BOURIGNON (François-Marie), mé- Cherbourg, puis s'embarqua, en l'an VI, rite d'être cité pour quelques ouvra comme chef de bataillon , dans la ges sur les antiquités nationales, en brigade étrangère qui fit partie de l'estre autres pour ses Recherches topo- cadre que conduisait en Irlande le cagraphiques sur les antiquités gauloises pitaine de vaisseau Bompart. Fait priet romaines de la Saintonge et de sonnier à bord du bâtiment qu'il l'Angoumois, 1789, in-8°. On à éga- montait, il fut échangé, et remplaça, lement de lui des Observations sur en l’an vini, le général Humbert dans quelques antiquités romaines déter le commandement supérieur de Lorées au Palais-Royal, 1789, in-8o. Le rient. Il prit part, en l'an x, à la tête goût de l'archéologie lui vint d'une de 300 hommes de la marine, à l'expéfaçon singulière : des enfants ayant dition de Saint-Domingue, et fut nomdéconvert en jouant une urne remplie mé, à son retour, en l'an x1, l'eute, d'objets précieux, quelques-unes des nant-colonel aide de camp du général médailles qu'elle contenait tombèrent Davoust, qui commandait le troisième dans les mains de Bourignon encore corps de l'armée d'Angleterre. Il se jeune , qui éprouva un vif désir de les distingua dans tous les engagements examiner et de les l'expliquer. Après de la flottille française qui eurent lieu ce premier essai, qui fut heureux, il entre Flessingue et Ambleteuse, et se mit à étudier les nombreuses rui- principalement à celle de messidor, nes qui existent à Saintes, sa ville an xui, sous le cap Grinez. natale. Bientôt il fit dans cette étude Durant l'empire, comme pendant le des progrès extraordinaires pour son consulat et la république, Bourke souâge ; mais le manque de fortune ne tint avec un rare courage l'honneur lui permettant pas de se livrer ex des armes françaises. A la bataille clusivement à sa vocation naturelle, d'Austerlitz, avec une partie du 15° léil 'embrassa la carrière médicale. ger, il contint l'ennemi, qui voulait Esprit vif et brillant, mais mobile prendre en franc notre armée, et déet un peu superfi'iel, il rechercha joua toutes ses tentatives. Dans la aussi les succès littéraires, publia campagne de Prusse, il s'empara d'un quelques petites pièces de théâtre, et équipage de pont sur la Saale, et porta rédigea , sous le titre de Journal de les postes de cavalerie légère jusqu'à Saintonge, une feuille hebdomadaire, Freyberg. Cette belle action lui mérita à laquelle il sut donner de l'intérêt. le titre de commandant de la Légion Emporté vers les idées nouvelles, Bou- d'honneur. Dans la deuxième campagne rignon épousa avec ardeur la cause de d'Autriche, en 1809, sa rare opiniala révolution. Non content de la dé- treté contribua puissamment à la prise fendre par ses écrits, il voulut en de trois mille Autrichiens qui défenprêcher de vive voix les principes dans daient une des portes de la ville de les campagnes ; mais il fut maltraité Ratisbonne. Sur le champ de bataille dans un village, et mourut, en 1792, de Wagram, où il eut deux chevaux des suites de cette scène violente. Il tués sous lui, il fut nommé général de était né en 1755. On le désigne quel- brigade. L'armée anglaise ayant déquefois sous le nom de Bourguignon. barqué dans l'île de Walcheren, il se

BOURKE (Jean-Ra'mond-Charles), porta en toute hâte à Anvers et entra, né à Lorient, en '1773, d'une famille à la tête de sa brigade, le 15 novembre irlandaise, qui avait suivi les Stuarts 1809, dans le fort de Batz, et à Flessinen France, entra, en 1787, dans le ré gue, le 15 décembre de la même année. giment de Wels, et fit partie, à l'âge de De 1810 à 1813, il se signala par des pro14 ans, de l'expédition de Cochin- diges de valeur en Espagne, où il cul

buta toutes les bandes de Mina. Nom BOURLEMONT (Louis de), fut envoyé mé lieutenant général et gouverneur à Pise, en 1664, par Louis XIV, pour de Wesel, le 7 novembre 1813, il ne obtenir réparation des insultes qui consentit à rendre cette place aux avaient été faites au duc de Créqui, Prussiens que sur l'injonction de lors de son ambassade à Rome. Il néLouis XVIII. De même, en 1815, ce gocia le traité de Pise, dans lequel ne fut qu'en exécution des traités de étaient stipulées les excuses qui deParis qu'il remit à l'armée russe la vaient être adressées au roi de France, ville de Givet, dont Napoléon lui BOURLETTE, bourlote ou bourelet, avait confié la défense; il se retira espèce de massue armée de clous, alors avec le peu d'hommes qui lui fort en usage dans les guerres du restaient, dans la citadelle de Charle

moyen âge. mont, où il se maintint tant que dura BOURMONT, Burnonis mons, petite l'invasion étrangère, et qu'il eut ainsi ville de l'ancien Bassigny, à quatre la gloire de conserver à la France. En myriamètres de Chaumont, aujourd'hui 1822, le général Bourke fit la campa chef-lieu de canton du département gne d'Espagne. Ce n'était pas un tac de la Haute-Marne. Cette ville , dont ticien de premier ordre, mais son im la population n'est que de onze cent pétuosité et sa constance le rendaient dix-huit habitants, possède une biterrible dans un coup de main. Rien bliothèque de huit mille volumes. ne put refroidir son ardeur, ni l'âge, Quelques auteurs font remonter l'ori, ni les blessures, ni la richesse. Il ai- ginede Bourmont à l'époque gauloise. mait la France avec passion et donna, BOURMONT (Louis-Auguste-Victor, comme on l'a vu, de nombreuses preu comte de Graines de), né en 1773, ves de son patriotisme. Aussi peut-on était officier aux gardes françaises dire qu'il fut un des meilleurs soldats quand la révolution éclata. Opposé de cette légion irlandaise, qui en ren aux idées constitutionnelles, il émifermait de si braves et qui se montra gra dès 1789, devint aide de camp si fidèle à la France, sa patrie adop- du prince de Condé, avec lequel il pé. tive.

netra en Champagne, fit la campagne BOURLÉ (Jacques), né dans le cou. de 1793, une partie de celle de 1794, et rant du seizième siècle, à Longménil, passa dans la Vendée, où il fut fait diocèse de Beauvais, docteur de Sor major général de l'armée commandée bonne et curé de la paroisse Saint- par M. de Scépeaux. Hoche étant parGermain le Vieil, de Paris, s'est fait venu à pacifier la Vendée, le comte connaître par la publication d'un

grand de Bourmont , qui avait déjà été une nombre d'ouvrages. Nous nous borne première fois envoyé en Angleterre fons à citer les Regrets sur la mort par les Vendéens, retourna à Londres, hastive de Charles TX, roi de France, d'où il fit tous ses efforts pour ralluParis

, 1574, in-8°, livre dans lequel mer la guerre civile. Nommé, par le domine une certaine exaltation catho comte d'Artois, commandant des prolique. On peut adresser le même re vinces du Maine, du Percle , etc., il proche à son Discours sur la prise de revint en Bretagne dans les premiers Paris, 1580, in-8°. C'est à tort que hérétiques, en 1563, mois de 1799, passa dans le Maine,

et se mit à la tête des royalistes, quelques bibliographes ont distingué avec lesquels il attaqua les républideux auteurs du même nom, l'un s'ap- cains à Saumur, et remporta un pelant Jacques et l'autre Jean; les succès important qui ne tarda pas à deux Bourlé n'en font qu'un, et l'er- grossir sa troupe. Il pénétra ensuite reur paraît uniquement provenir de ce dans la ville du Mans, où vivra longque le prénom de Bourlé a quelque- temps le souvenir des ravages et des initiale u en tête de ses ouvrages furieux, et dont la responsabilité doit Jacques Bourlé vivait encore en 1584. peser sur le chef qui ne fit rien pour

Mende

par les

les prévenir. Cependant les victoires ficier de la Légion d'honneur et le des troupes républicaines ayant enlevé nomma commandant de la 6e division aux reblles tout espoir de succès, le militaire à Besançon. Il était encore comte de Bourmont abandonna leur dans cette ville à l'époque où Napoléon cause et fit sa soumission à la répu- débarqua sur les côtes de la Provence

. bligue. Il vint s'établir à Paris, où il L'ordre lui fut alors donné de se réu. épousa mademoiselle de Bec de Liè nir au maréchal Ney, et il fut témoin vre, d'une ancienne famille de Breta de la défection des troupes. Pendant gne. Se montrant alors très-empressé les Cent jours, M. de Bourmont se de plaire au premier consul, il réussit, rendit à Paris , s'insinua de nouveau en courtisan adroit, à lui inspirer de dans les bonnes grâces de l'empela confiance et acquit du crédit auprès reur, et obtint le commandement de lui. Le jour de l'explosion de la de la 6e division du corps d'armée

, machine infernale , il se rendit dans commandé par le général Gérard. Il prit la loge de Bonaparte et demanda la route de Flandre; et, la veille de la punition des jacobins qu'il accusa bataille de Waterloo , il

passa

à l'end'être les auteurs de cet attentat. Mais nemi. Il figura ensuite dans les procette dénonciation avait donné des cès du maréchal Ney et du général doutes au gouvernement sur la bonne Bonnaire, et contribua beaucoup par foi du comte de Bourmont; Fouché, ses dépositions à la condamnation du ministre de la police , fit surveiller premier. En 1816, il fut nommé comsévèrement sa conduite. Quelque temps

mandant de l'une des divisions de la après, de nouveaux soupçons s'étant garde royale. Lorsqu'en 1823 ,

l'arélevés contre lui, il fut" renfermé au mée française entra en Espagne, le Temple, transféré ensuite à la cita comte de Bourmont y commanda la delle de Dijon, et de là à celle de Be division d'infanterie de la garde royale sançon, d'où il réussit à s'évader deux attachée au corps de réserve. En 1823, ans après, et se réfugia en Portugal il fit partie du ministère Polignac, avec sa famille. Ses biens ne furent avec le portefeuille de la guerre. Ce point séquestrés. Rentré en France fut lui qui, en 1830, commanda l’es

. après la prise de Lisbonne par le gé- pédition d'Alger. Il dut à cette cirnéral Junot, en 1808, le comte de constance de n'être pas impliqué dans Bourmont, qui n'avait encore montré le procès des ministres après la révoqu’un attachement fort suspect à la lution de juillet. Charles X, après la nouvelle cause qu'il avait embrassée, prise d'Alger, n'avait pas craint de parut alors s'y dévouer franchement. nommer M. de Bourmont maréchal İl fut nommě colonel adjudant-com de France; le nouveau gouvernement mandant de l'armée de Naples , d'où fut mieux inspiré, en refusant de lui il passa à l'état-major du prince Eu reconnaître ce titre, et en lui donnant gène, avec lequel il fit la campagne le lieutenant - général Clausel pour de Russie. Employé en 1813, dans le remplaçant dans le gouvernement 11° corps, il assista aux batailles qui d’Afrique. Depuis lors, M. de Bourfurent livrées sur les bords de l'Elbe. mont essaya de ranimer la guerre de Nommé général dans le courant d’oc la Vendée, où il accompagna la dutobre de cette année, il eut, en 1814, chesse de Berri dans sa folle entre le commandement d'une brigade du prise. Il mit aussi son talent militaire corps de réserve, avec lequel il se au service de don Miguel en Portusignala par sa défense de Nogent, gal. Ce dernier acte a autorisé le gouoù il fut blessé. Sa belle conduite, vernement à lui appliquer tout ré dans cette circonstance, lui valut le cemment les dispositions du code grade de général de division. Il n'en concernant les Français qui servent fut pas moins un des premiers à re en pays étranger sans autorisation : connaître l'autorité du roi Louis XVIII, M. de Bourmont a cessé d'être Frauqui le décora du titre de grand of-çais. Telle devait être la fin de l'homme

erreurs. »

qui abandonna la Vendée pour la ré a publié un grand nombre de romans, publique, Napoléon pour les Bour dont la plupart ont eu du succès à bons, les Bourbons pour Napoléon, l'époque où ils ont paru , mais qui puis enfin, par une dernière trahison, sont complétement oubliés maintela plus infâine de toutes , déserta les nant. (Voyez ROMANS.) rangs français au moment du coinbat. BOURNONVILLE, terre et seigneurie Vainement ses fils , animés de senti du Boulonnais, à douze kilomètres ments qui les honorent, ont tout fait E. de Boulogne, érigée en duché en pour laver son nom : il est des taches 1600. qui ne s'effacent pas. La France ad BOUROTTE (dom François-Nicolas), mire leur piété filiale, elle plaint leur bénédictin de la congrégation de Saintmalheureuse destinée; mais, tout en Maur, fut un de ceux qui terminèrent les plaignant, elle ne peut sacrifier l'Histoire générale du Languedoc, l'honneur national à des exigences de dont le cinquième volume, publié par famille, et persiste dans sa triste con dom Vaissette, s'arrêtait à l'année viction. D'ailleurs, que pourrait son

1643. On a en outre de lui : indulgence contre la flétrissure histo moire sur la description géographique rique de l'ordre du jour qui annonce et historique du Languedoc. 1759, la désertion de leur père; contre cette in - 4o ; Recueil de lois et autres autre flétrissure historique renfermée pièces relatives au droit public et dans ce mot de l'empereur à Sainte- particulier du Languedoc. Paris, 1765, Hélène : « Bourmont est une de mes in-4o; Arrêts et décisions qui établis

sent la possession de souveraineté et BOURNAZEL , terre et seigneurie propriété de Sa Majesté sur le fleuve dans le Rouergue, à trente-quatre ki le Rhöne d'un bord à l'autre. Paris, lomètres nord-est de Montauban , éri 1765, in-4°; Précis analytique du gée en marquisat en 1624.

procès intenté à la province du lanBOURNON ( Jacques-Louis , comte guedoc par les états de Provence, de), né à Metz, quitta le service mi concernant le Rhône et ses dépenlitaire à l'époque de la révolution , et dances. Paris, 1771, in-4°. Dom Boualla grossir le nombre des émigrés. rotte était né à Paris en 1710; on ne Après avoir fait la campagne de 1792, sait pas au juste la date de sa mort. il se rendit en Angleterre, où il s'a BOUROTTE, sergent d'artillerie, s'adonna exclusivement à son goût pour perçut, le 16 avril 1807, au siège de les sciences naturelles. La minéralo Nice, qu’un obus venait de traverser gie, spécialité dans laquelle il avait le parapet et de s'introduire dans le déjà acquis quelque renom, fut le prin- petit magasin à poudre de la batterie cipal objet de ses études, et il ne tarda où il savait que plusieurs bonibes et pas à être admis dans le sein de la obus chargés étaient déposés. Sans société royale de Londres. Il fut un hésiter, Bourotte pénètre en rampant des savants qui contribuèrent le plus sur les genoux dans ce réduit, où la à la formation de la société géologi mort paraissait inévitable; il saisit que, dont les travaux ont aidé la l’obus, recule et le fait rouler au mi. science à faire de nouveaux progrès. Lieu de la batterie, où il éclata à l'insRevenu à Paris, en 1814, M. de tant sans blesser personne. La croix Bournon reprit le chemin de Lon de la Légion d'honneur fut accordée à dres, en 1815, et ce ne fut qu'après ce brave. la seconde restauration qu'il effectua BOURREAU. Voyez EXÉCUTEUR des son retour définitif en France. Alors arrêts de justice criminelle. Louis XVIII le nomma directeur gé BOURRÉE. Cette danse, d'un néral de son cabinet de minéralogie. mouvement fort gai, et à deux temps,

BOURNON - MALLARME ( comtesse est originaire d'Auvergne. A la voir de), membre de l'Académie des Ar- aujourd'hui à Paris, reléguée, avec cades de Rome, née à Metz, en 1754, ses petites allures, dans quelques ca

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