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neste à son royal élève. Il y a plus : indépendamment de ses mémoires, SaintSimon a laissé un Discours surmonseigneur le duc de Bourgogne, du 25 mai 1710, adressé a M. le duc de Beauvilliers, qui l'avait demandé; le prince avait alors vingt-neuf ans, et, comme toujours, l'écrivain avait de lui l'idée la plus favorable : cependant il résulte de la lecture de ce discours, que si le duc de Bourgogne était bien pénétré des principes de la religion et de la morale, il avait l'esprit rétréci par la dévotion; qu'il répétait sans cesse des refrains d'enfant, qu'il aimait à étouffer des mouches dans l'huile, à faire fondre de la cire, à remplir de poudre des crapauds vivants pour jouir de l'explosion du malheureux animal; qu'il lui échappait au dehors trop demouvements peu dignes de l'âge et du rang. Il aimait avec passion la duchesse de Bourgogne, qu'il avait épousée en 1697; mais, pour ce qui le concernait lui-même, il ne savait pas contenir les jeunes dames du palais de la duchesse dans les bornes du respect qu'elles lui devaient, et dont nulle gaiété n'excuse qui en sort ni qui l'endure. L'arrangement de ses journées était tel, que sa vie s'écoulait dans son cabinet ou parmi une troupe de femmes, chose d'autant plus surprenante, dit Saint-Simon, qu'il n'y étoit pas †d§ ses plaisirs. Voilà, certes,

ien des ombres au tableau. La manière peu brillante dont le duc de Bourgogne s'acquitta de ses fonctions de généralissime de l'armée d'Allemagne en 1701, et de celle de Flandre en 1702, ne donne pas non plus une haute idée de sa capacité militaire. Il est vrai qu'il n'était réellement qu'en second sous les ordres du duc de Vendôme; il faut ajouter pour son excuse qu'il n'avait encore appris la guerre que dans les livres, qu'il débuta au moment de nos revers, et qu'il se trouva en présence de terribles rivaux. Près de Nimègue, il déploya du courage dans un combat de cavalerie, et en 1703 on lui fit honneur de la prise de Brisach, que les manœuvres de Villars avaient forcé de capituler, En réalité, il se distin

guait dans les camps plutôt par sa piété que par ses conceptions stratégiques. Ayant été forcé un jour d'établir son quartier général dans un couvent de religieuses, il en eut de grands scrupules, et écrivit à ce sujet à Fénelon qui le rassura. C'est ce qui explique comment un de ses menins osa lui dire : « Monseigneur, je ne sais si vous « aurez le royaume du ciel; mais pour « celui de la terre, le prince Eugène et « Malborough s'y prennent mieux que « vous. » Ses démêlés avec le duc de Vendôme contribuèrent autant que sa dévotion aux revers de nos armées. Il faut convenir aussi que Louis XIV avait commis une grande faute en choisissant un pareil moment pour lui faire commencer son apprentissage, et en opposant à la coalition triomphante une armée avec deux chefs et par conséquent sans général. " Il est difficile, d'après tout cequiprécède, de s'expliquer l'engouement national dont le duc de Bourgogne étaitl'objet. Ce qui peut le faire comprendre, c'est la nature des idées politiques dont il était ou passait pour être le partisan. Qu'ileût un système bien arrêté,ceiaest d'autant plus douteux, qu'il paraissait imbu lui-même de principes assez peu homogènes, et qu'il avait puisé ses inspirations, pour ainsi dire, à deux sources différentes. Ainsi Fénelon s'était attaché à lui inspirer avant tout l'amour du peuple et le sentiment de l'égalité; tandis que le marquis de Saint-Simon, renchérissant encore sur les préjugés aristocratiques du comte de Boulainvilliers, réveillait sa morgue de grand seigneur, et voulait lui faire prêter les mains à une espèce de restauration de la féodalité et à une réSurrection de la caste nobiliaire. Pour la politique aussi bien que pour le reste, il y avait anarchie dans son âme. Sa première pensée, en prenant les rênes de l'État, c'eût été de tirer , Fénelon de son exil, et de lui donner la haute main dans les affaires publiques. C'est ce qu'il aurait pu faire de plus beau, et cette douce perspective devait beaucoup plaire à la France. Mais aurait-il longtemps résisté aux

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séductions du parti de la noblesse? Le vieil homme se réveillant en lui n'aurait-il pas abandonné l'archevêque de Cambrai, qui lui-même n'aurait peutêtre jamais pu acquérir cette énergie pratique avec le secours de laquelle Richelieu a su régner tout en restant ministre? Ce sont là autant de problèmes. Ce qui est certain, c'est que le prince héréditaire prononça quelquefois de belles paroles et s'occupa d'utiles réformes. « Le pauvre peuple, dit-il un jour, doit être quelquefois consulté. » Il se proposait de convoquer les états généraux, et même de Créer des états particuliers pour arriver à une assiette équitable de l'impôt; ces différents corps auraient été choisis par des électeurs des trois ordres, et auraient été convoqués à des époques périodiques. On assure que telle est la substance des projets que Louis XIV trouva dans la cassette de son petitfils et s'empressa de jeter au feu. Instruit par les revers du grand roi, et, C0mme il arrive presque toujours, t0mbant d'un excès dans l'autre, il avait pour la paix une prédilection qui n'aurait pas été sans inconvénient, mais qui plaisait à un peuple épuisé par tant de sacrifices et surchargé d'impôts. Nous avons essayé de montrer ce qu'il y avait de bien et de mal dans ce prinCe, dont Voltaire a fait un si pompeux éloge. Ce qui l'honore le plus, c'est son attachement profond pour l'archevêque de Chmbrai, attaChement qui ne s'est jamais démenti; C'est le respect dont il a toujours entouré la duchesse de Bourgogne, dont l'aimable douceur n'avait pas peu C0ntribué à adoucir l'âpreté de son Caractère; ce sont enfin ses efforts personnels pour triompher de ses pasSi0ns, et les bonnes intentions avec lesquelles il paraît avoir abordé l'étude de questions politiques. BoURGOGNE (théâtre de l'hôtel de). - Les confrères de la Passion, associés aux enfants de Sans-Souci, ayant dû quitter l'hôtel de Flandre , que François I" faisait démolir, achetèrent, vers 1548, une grande partie du

terrain de l'ancien hôtel des ducs de Bourgogne, dans la rue Mauconseil, et y firent bâtir un théâtre. Leur nouveau privilége, concédé par arrêt du , 17 novembre 1548, leur interdisait la représentation des mystères sacrés, et leur enjoignait de se borner aux sujets profanes, licites et honnêtes. Se voyant peu à peu abandonnée par le public, la confrérie, comme nous l'avons déjà dit à l'article ART DRAMATIQUE (t. I", pag. 370), loua, en 1588 , la salle et son privilége à une troupe récemment formée. Une autre compagnie en prit possession en 1598, et en fut déclarée seule propriétaire, par arrêt du conseil de 1629. — Les principaux acteurs de ce théâtre, qui fut l'origine du Théâtre-Français , étaient, à cette dernière époque , Robert Guérin , dit Lafleur ou GrosGuillaume ; Hugues Guérin , dit Fléchelle ou Gautier-Garguille; Boniface; Henri Legrand, dit Belleville ou Turlupin ; Deslauriers, dit Bruscambille, tous acteurs burlesques ; Pierre Lemesier, dit Bellerose, qui fut directeur de la troupe, et créa les principaux rôles des premières pièces du grand Corneille ; Alison , qui jouait les servantes et les nourrices , dans un temps où les femmes ne montaient pas encore sur la scène ; Jodelet, qui représenta le valet du Menteur; enfin la Beaupré, la première femme qui parut sur le théâtre, où elle créa, en

| 1634 , les rôles de soubrette dans la

Galerie du palais, de Corneille. Après 1650 , on vit s'élever de nouveaux théâtres, qui, pour la comédie, rivalisèrent avec l'hôtel de Bourgogne : le théâtre du faubourg Saint-Germain, où débuta Molière, et qu'on nomma l'illustre théâtre, puis successivement les théâtres du Petit-Bourbon et du Palais-Royal, où la troupe de notre premier comique jouait alternativement avec les Italiens (voyez THÉATRE). Ce fut cependant toujours à l'hôtel de Bourgogne que jouèrent les meilleurs acteurs tragiques , et que furent représentées les meilleures tragédies. Ce fut là que jouèrent Floridor, Baron père, Brécourt, la

jart, belle-mère de Molière, et surtout la célèbre Champmeslé. Ce fut là que l'on représenta les premières pièces · de Corneille, depuis le Cid jusqu'à la Mort de Pompée, et toutes les tragédies de Racine, depuis Andromaque jusqu'à Phèdre. Tandis que les comédiens de Monsieur quittaient, après la mort de Molière, le Palais-Royal pour la salle Guénégaud, où la troupe du Marais était venue se fondre avec eux, l'hôtel de Bourgogne était en proie à l'anarchie. Ses meilleurs acteurs l'abandonnèrent pour le théâtre de la rue Guénégaud ; et ce fut dans cette dernière salle que se trouvèrent définitivement réunis , en 1680 , tous les comédiens français. Alors les comédiens italiens se séparèrent d'eux , et vinrent habiter seuls l'hôtel de Bour† jusqu'en 1697, époque où le roi t fermer ce théâtre, parce qu'on y avait désigné, dit-on, madame de Maintenon dans une pièce intitulée : la Fausse prude. Après une interruption de dix-neuf ans, une nouvelle troupe italienne s'y établit, et joignit à l'ancien répertoire, les comédies françaises de Marivaux , de Sainte-Foix , de Boissy, etc. ; en 1762, on y entendit encore les opéras comiques de Philidor, de Monsigny, de Grétry, etc., et après la suppression de la comédie italienne, en 1779, les drames de Mercier, des vaudevilles, de petites comédies de Florian, des opéras comiques de Marsollier, etc. Enfin, en 1783, cette antique salle fut démolie ; et, à l'endroit même où l'on avait entendu tant de chefs-d'œuvre de poésie et de musique, fut élevée la halle aux cuirs. BoURGoIN (Edmond), prieur des jacobins de Paris, manifesta un grand fanatisme pendant les troubles de la ligue. Il osa, dans ses sermons, prendre la défense de son confrère Jacques Clément, le meurtrier de Henri III, comparer cet assassin à Judith et le proclamer martyr. Ennemi furieux de enri IV, il excita sans cesse le peuple contre ce prince. En 1589, à l'assaut d'un faubourg de Paris, il fut pris les armes à la main par les soldats du Béarnais. L'année suivante, le parle

ment de la ville de Tours, où il avait été conduit, le condamna au supplice de la TOU6. BoURGoIN (Étienne), tambour à la 56° demi-brigade de ligne, s'avança témérairement au milieu des Suisses à l'affaire de Villebœuf. Les ennemis voulurent, en lui appuyant la baïonnette sur la gorge, le forcer à crier vive Berne. Il ne leur répondit que par des cris de vive la république, répétés † ce que l'ennemi lui eût tranché a tête. BouRGoIN (Thérèse), née à Paris, en 1781 , fit ses débuts sur la scène du Théâtre-Français, en 1800. Sans être dépourvue d'un certain mérite, mademoiselle Bourgoin s'est acquis du renom, moins par son talent que par l'éclat de sa beauté et la facilité de SeS mOeurS. BoURGoING (François), troisième général de la compagnie de l'Oratoire, fut un des six premiers prétres qui s'associèrent au cardinal de Bérulle, lorsque, dans les premières années du dix - septième siècle, ce prélat fonda la congrégation de l'Oratoire, dans le but de rétablir la discipline ecclésiastique que les guerres civiles avaient beaucoup relâchée, comme aussi peut-être pour enlever à l'influence ultramontaine ce qu'elle avait d'excessif, et rendre le retour des jésuites impossible. Fort de la protection de Richelieu , le P. Bourgoing consacra tous ses efforts à la consolidation de la nouvelle communauté, dont il voulait faire une espèce de corps enseignant pour le clergé français. Ne reculant devant aucun obstacle, ne se laissant décourager par aucune tracasserie , il fut, dans cette voie, le digne continuateur du cardinal de Bérulle. Le principal objet de son ambition, c'était de donner à la congrégation de l'Oratoire

, une organisation stable et régulière.

A cet effet, il fit un grand nombre de règlements, auxquels on a justement reproché quelque chose de trop minutieux , mais qui avaient tous en vue le maintien du bon ordre. Bossuet, qui l'estimait beaucoup , prononça

pour lui sa première oraison funèbre. BOURGoING (Jean), avocat général du bailliage de Nevers , écrivit, au commencement du dix-septième siècle, une Histoire de Louis de Gonzague, duc de Nevers. B0URGOING (Jean-Fr. , baron de), appartenant à la même famille que les précédents et que le suivant, fut tour à tour militaire et diplomate. Placé à l'école militaire en 1760, il s'y fit remarquer par son intelligence, et, lorsque Pâris Duverney, fondateur de cet établissement, forma le projet de produire quelques-uns de ses élèves dans la carrière de la diplomatie, il jeta les yeux sur le jeune Bourgoing, et l'enV0ya étudier le droit à Strasbourg. Après avoir suivi avec assiduité les leçons du professeur Kugler, il fut reçu, en 1764, officier au régiment d'Auvergne, et attaché à la légation française près la diète de l'Empire. Pendant l'absence du ministre plénip0tentiaire et du secrétaire de légati0n, il fut chargé, à dix-neuf ans, de la correspondance avec le ministére, et fit preuve d'un talent au-desSus de son âge ; mais ayant osé faire es représentations à M. de Choiseul qui lui avait adressé un ordre dont l'exécution répugnait à son caractère, il faillit perdre le fruit de son rapide avancement; car, bien que ses repréSentations eussent été accueillies, on le renvoya à son régiment. M. de Montmorin, ambassadeur en Espagne, le demanda à M. de Vergennes, en 1777, comme premier secrétaire de légation; et, lorsque cet ambassadeur quitta Madrid, M. de Bourgoing remplit les fonctions de ministre , sous le titre de chargé d'affaires , Jusqu'à l'arrivée du duc de Lavauguy0n, au mois de mai 1785. M. de Bourgoing revint alors en France, et fut n0mmé ministre plénipotentiaire dans la basse Saxe, en 1787. Il quitta, en 1,92, la résidence de Hambourg pour aller remplir les mêmes fonctions auprès de la cour d'Espagne, dont il oalma pendant quelque temps les disp0sitions hostiles. Après le 9 thermidor (juillet 1794), M. de Bourgoing

fut envoyé à Figuières pour négocier un traité de paix avec l'Espagne. Sans emploi sous le Directoire, mais rappelé à ses fonctions diplomatiques après le 18 brumaire, et nommé ministre plénipotentiaire en Danemark, il se rendit en mars 1800 à Hambourg, où pendant cinq mois il fut occupé de négociations très-importantes; il alla ensuite à Copenhague, et remplit l'année d'après les mêmes fonctions à Stockholm. De retour à Paris, en 1803, il reçut des reproches très-vifs du premier consul pour avoir prononcé à Stockholm, à son audience de réception , un discours qui semblait annoncer le retour en France du système monarchique. Bonaparte, qui ne voulait pas encore heurter les idées républicaines, le priva de ses fonctions, mais finit par lui pardonner, et le nomma, en 1807, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire près du roi de Saxe. Dans ce dernier pays , il fut atteint d'une maladie grave, et mourut le 20 juillet 1811.. Il était né à Nevers le 20 novembre 1748. Parmi les ouvrages qu'il composa dans ses loisirs , on doit citer celui qui a pour titre : Tableau de l'Espagne moderne, et l'Histoire de l'empereur Charlemagne, traduction libre de l'allemand, du professeur Hegewisch , avec un avant propos, quelques notes , et un supplément du traducteur, 1805, in-8°. Ses troisfils, Armand-Marc-Joseph, Paul et Honoré, ont suivi la carrière militaire et se sont distingués dans les guerres de l'empire. BoURGOING (Noël), conseiller au parlement de Paris, fut, en 1534 , le principal rédacteur de la Coutume de Nivernais, qu'il fit imprimer en 1535, avec une préface composée par lui. D'après l'opinion de Guy-Coquille, son petit-neveu, Noël Bourgoing étaitd'excellent jugement, savoir et promptitude. Il avait, de son temps, la réputation d'un homme extrêmement érudit. BoURGTHEROUDE, bourg de Normandie, à seize kilomètres sud-ouest de Rouen, érigé en baronnie en 1617. BoURGUEIL, en latin, Burgolium,

petite ville de l'ancien Anjou, à quatorze kilomètres de Tours, aujourd'hui chef-lieu de canton du département d'Indre-et-Loire, possédait, avant la révolution, une célèbre abbaye d'hommes de l'ordre de Saint-Benoît, fondée en 990 par Guillaume de Poitiers, qui, la même année, fut défait par Hugues Capet, dans une sanglante bataille, près de cette ville. Bourgueil possède un collége communal; sa population est de trois mille cinq cent cinquante habitants. BOURGUET (Louis), savant distingué, né à Nîmes le 23 avril 1678, s'occupa d'archéologie, d'histoire naturelle et de littérature. On lui doit la découverte de l'alphabet étrusque, et il fut un des premiers à s'apercevoir que ce n'était qu'un très-ancien alphabet grec. Proscrit, dès sa jeunesse, par la révocation de l'édit de Nantes, il passa une grande partie de sa vie à voyager, et visita particulièrement l'Italie, la Suisse, l'Allemagne et la Hollande. Il fut honoré du choix de l'A· cadémie de Berlin; celle de Tortone l'appela également dans son sein. Une chaire de philosophie et de mathématiques fut créée pour lui par le conseil de Neufchâtel, ville où il mourut le 31 décembre 1742 , universellement regretté. BOURGUEVILLE (Charles de), sieur de Bras, naquit à Caen, le 6 mars 1504, d'une famille qui occupait de† longtemps un rang distingué ans la magistrature. Ayant d'abord embrassé cette carrière , il la quitta ensuite pour aller à la cour de François I". Après avoir rempli quelques charges importantes, telles que celle de lieutenant général du bailli de Caen, en 1568, il s'en défit sur ses vieux jours, pour se livrer tout entier à l'étude. Il mourut en 1593. Il a laissé entre autres ouvrages : Recherches et antiquités de la Neustrie, et plus spécialement de la ville et université de Caen et lieux circonvoisins les plus remarquables, Caen, 1588, in-8° et in-4° ; réimprimé à Rouen en 1705, in-4°. Quoique défectueux sous beaucoup de rapports, ce livre contient

© une foule de renseignements d'un grand prix. BoURGUIGNON-DUMoLARD (Claude. Sébastien), né à Vif, près Grenoble, en 1760, remplit d'abord, dans cette dernière ville, des fonctions administratives et judiciaires. Arrêté, après le 31 mai, comme chef des fédéralistes du Midi, il fut rendu à la liberté, et vint à Paris, où il changea de nom, pour échapper à la loi des suspects. Mais il reparut, aussitôt après le 9 thermidor, sur la scène politique. Ce fut lui qui fut alors chargé d'apposer les scellés sur les papiers des deux Robespierre. Nommé bientôt après secrétaire du comité de sûreté générale, il devint ensuite secrétaire général du ministère de la justice, commissaire du directoire près le tribunal civil de Paris et la cour de cassation, et ensuite ministre de la police. Remplacé dans ce poste par Fouché, quelque temps avant le 18 brumaire, il fut fait régisseur de l'enregistrement et des domaines, et plus tard, conseiller à la cour de justice criminelle, magistrat de la haute cour impériale, enfin conseiller à la cour royale de Paris. Mis à la retraite, après la seconde restauration, avec le titre de conseiller honoraire, il se borna au rôle d'avocat consultant. Il est mort à Paris en avril 1829. On a de lui plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons seulement : Trois Mémoires sur l'institution du jury et les moyens de le perjectionner, an x, 1804-1808, 3 part. in-8°. BoURGUIGNoNs, nom donné, sous le règne de Charles VI, aux partisans de Jean sans Peur, duc de Bourgogne, par opposition aux partisans du duc d'Orléans, que l'on nommait Armagnacs (voyez ARMAGNACs, BOURGOGNE (Jean sans Peur, duc de), CABOCHE, CABOCHIENS , CHAPERONS BLANCS , etc.) BoURGUIGNoNs (loi des). — (Voyez LOIS DES BARBAREs.) BoURGUIGNOTE, espèce de casque Ouvert, assez semblable aux casques romains, et muni seulement sur les côtés de deux larges plaques carrées

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