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DEPUIS L'ARRIVÉE DE LA RACE CELTIQUE EN EUROPE JUSQU'À L'ÉTABLISSEMENT DES FRANKS

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SIÈCLE

DE LOUIS XIV

FRONDE

17. Siècle.

Événements politiques.

Dates,

LOUIS XIV, DIT LE GRAND

1043 (15 mai)

Louis XIV parvient à la couronne n'ayant pas encore cinq ans accomplis. La reinemère, Anne d'Autriche, qui, sans considération, sans pouvoir, avait langui ou plutôt tremblé sous l'empire sévère de Richelieu, obtient la régence et la tutelle. Elle règne, mais les conjonctures qui règnent sur les rois eux-mêmes la forcent à continuer la guerre contre Philippe IV, son frère, qu'elle aimait.

(19 mai)

- BATAILLE DE ROCROI. — Les Espagnols, après avoir ravagé les frontières de la Champagne, attaquaient Rocroi et se promettaient de pénétrer bientôt jusqu'aux portes de Paris ; mais un jeune homme de vingt-un ans, le duc d'Enghien, si célèbre dans la suite sous le nom de GRAND Condé, défait entièrement leur infanterie longtemps invincible. Cette victoire, que, sur une médaille frappée exprès, on qualifia de première des victoires du roi (victoria primigenia), influa plus qu'on ne pense sur tout le long règne de Louis XIV, et aplanit de loin à ce prince la route de ses triomphes.

1643

Commencement de la Cabale des Importants. Ce parti se composait surtout des ennemis de l'ancien ministère : Saint-Ibal, Montrésor, les ducs de Vendôme, de Guise, d'Épernon et de Beaufort, les maréchaux de Vitry, de Bassompierre, et on les nommait importants parce que, fiers de la confiance de la reine, ils se donnaient des airs de suffisance et de protection. Le caractère particulier des principaux importants donna peu de sérieux à leurs tentatives. Le duc de Beaufort, vrai båtard d'héroïsme, dédoublement comique de son aïeul Henri IV, qui lui avait transmis les dehors de ses qualités populaires sans le fond solide dont elles tiraient le charme d'une noble familiarité ; le prince de Conti, ce nain difforme et méchant dont on s'avisa de faire un généralissime, liésitant entre l'Église et la guerre, manquant le chapeau de cardinal et tout heureux de gagner ensin les bonnes grâces de Mazarin, qui veut bien en faire son gendre ; le duc d'Orléans, beau diseur, incapable d'agir, continuant sous la régence l'irrésolution de ses perfidies, qui du moins ne conduisirent plus ses complices à l'échafaud; Condé, devenant un personnage de théâtre après avoir été le héros de Rocroi, de Fribourg, de Nordlingen et de Lens, sujet indocile, protecteur hautain, partisan infidèle, faisant remarquer ses changements dans un temps où tout le monde changeait, menaçant sans effrayer, et ayant si bien

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