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Il défend même de laisser prendre hypothèques sur ces immeubles, voire même de sie fût le dévouement général du clergé, il est dans la nature des choses to

Les acquéreurs de ces biens seront tenus de les restituer avec tous les bénéfices e de Vienne qui transfère aux laïques, à charge d'en rendre compte aura

I senti à ces aliénations sera destitué. Le notaire qui en a fait les actes doit être exile;

les magistrats qui les ont reçus et les officiers qui les ont fait enregistrer ou qui les in bénéfice à leur profit les donations faites aux établissements charitas

droit de changer un immeuble contre un autre immeuble. Les dispositions vraiment Dagobert rend un édit pour défendre de mettre en esclavage tout bommelir

Le prince, en vertu de la pragmatique-sanction promulguée par lui, se réserve le auvre, à moins que, par un acte spontané, il ne fasse abandon de sa libert ne roi prescrit à ses officiers de veiller à ce que les pauvres ne restent remarquables de ces Capitulaires ont été conservées ou renouvelées en partie dans les

vant en faire honneur au temps, il faut bien reconnaitre que c'est au législateur que

d'humanité dans les lois d'une époque regardée à juste titre comme barbare. Ne pollo époque jusqu'au règne de Charlemagne aucune loi ne nous parait ion particulière, sauf peut-être une décision du concile de Nantes sous u

tout l'honneur en revient. Par malheur, il devança son siècle qui n'avait, pour profiter 8), qui prescrit aux ecclésiastiques de partager les dimes et les ales

des institutions qu'il voulut lui donner, ni la sagesse ni la maturité nécessaires. Il en

tte vertu toute chrétienne, entra si profondément dans les meurs, fut de Les Canons sacrés, dit ce concile, ont réglé comment les ecclésiastiques doivent ane manière si persuasive et si impérieuse, domina si complétement les disposer de ces dimes et offrandes. Un quart est destiné aux fabriques des églises ; qu'après tant de siècles elle est encore vivante dans les cæurs mêmes ou le

i un autre quart appartient aux pauvres...., etc. » ent du sentiment religieux a détruit tant de consolations, brisé tant de Enôn, nous arrivons au règne de Charlemagne dont le génie imprima une impulsion

bienfaisante influence pénétra la législation ; pour la première fois b. vigoureuse à toutes les parties de son immense administration que son règne es pauvres, des orphelins, de cette foule d'infortunés éprouvés par le besta

resplendit comme un phare solitaire dans la profonde nuit de ces temps barbares. ar la maladie; pour la première fois la législation reconnut, consacra les dues

Ses Capitulaires témoignent hautement d'une sollicitude aussi éclairée qu'attentive vreté; les donations des particuliers, s'unissant à la munificence des prius en faveur des pauvres et leurs dates successives attestent une vigilance qui ne se relâent de toutes parts à élever des asiles destinés à secourir le malheur; i

chait point : ainsi, en 779, il prescrit aux évêques, abbés et abbesses de nourrir jusqu'à és et privilégiés par les princes, dirigés et administrés par le clergé, qui la moisson quatre pauvres. loujours la force et les talents nécessaires pour résister à la barbarie, n'az En 789, il ordonne de faire porter dans les églises les pauvres qui gisent, sans asile, is moins, à cette époque, une mission de paix et de consolation en outra. sur les places publiques. i pauvres dans cette foule d'institutions charitables qu'il cherchait à souers

Il veut également que les pauvres, les voyageurs et les étrangers reçoivent des seédications, les quêtes et tous les moyens nécessaires pour élever les resser cours réguliers et canoniques. des besoins. C'est alors que le clergé, pouvoir législateur dans les condi

En 193, les hôpitaux sont déclarés par lui établissements royaux; il se réserve de léfense l'intérêt des pauvres et consolide les fondations dues à la générosit * désigner les personnes qui doivent les diriger, et il veut que dans ces établissements s ou des particuliers. Ainsi, en 549, le cinquième concile d'Orléans defalia les pauvres soient traités aussi bien que les localités le permettent. wiens des hospices; sage disposition que nous verrons constamment repart?

En 800 , les évêques sont chargés de veiller sur les biens des pauvres. Il veut (en approuvons la fondation d'un hospice faite dans la ville de Lyon, par le para 811) que nul ne puisse faire la guerre aux pauvres et que les juges , de préférence , debert et son épouse. Que les revenus de cette fondation ne soient jamais entendent la cause des orphelins, des veuves et des pauvres. pour quelque cause que ce soit, et que celui qui lui enlèverait une pero

En 802 , les pauvres auxquels l'empereur accorde des aumônes sont exemptés du s soit frappé d'anathème comme meurtrier des pauvres!) zitution tout à fait nouvelle, et qui devait opérer une révolution dans le com En 805 , renouvellement de l'édit de Dagobert de 630, qui défend d'opprimer les

bienfaisance publique, s'introduit dans la législation, près d'un demiaort de Clovis : nous voulons parler du principe remarquable reconnu

En 806, les mendiants doivent être secourus par leur paroisse ; défense de leur faire e de nos jours dans presque tous les états européens, et qui met les permis Caumone partout ailleurs. Charlemagne renouvelle dans ce capitulaire les prescripdes communes. chaque cité, dit le deuxième concile de Tours, en 567, nourrisse d'alis

De 806 à 814, Charlemagne défend aux hospices et hôpitaux de vendre, d'aliéner bles les pauvres qui y sont domiciliés, suivant l'étendue de ses rescuers

fears immeubles, soit maisons, champs, jardins, contrats de rentes, biens de ville ou prêtres et les autres citoyens y contribuent, afin que les pauvres ne te es dans les autres localités. 1

engager par des contrats emphytéotiques : le l'abus suive inévitablement l'usage. De graves abus se glissèrent deoc's ration des institutions charitables : on en reconnut les traces dans la décis

le ministration des hospices et hôpitaux , attendu que les ecclésiastiques

con approuvés perdent non-seulement leur emploi, mais encore toutes leurs dile concile de Trente confirma cette décision. protégés par la loi et à ce qu'ils ne souffrent aucun dommage.

service militaire.

pauvres.

tions du concile d'Orléans de 549.

de campagne.

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vivent des fidèles avec les pauvres.

a.

résulta qu'après sa mort la lumière prématurée qu'il avait fait briller s'éteignit peu à peu dans les déchirements auxquels la France fut en proie sous ses tristes successeurs ; ce qui explique et justifie la lacune qui existe dans la législation charitable de cette époque, lacune de près de quatre siècles , et que ne remplissent pas quelques sages ordonnances de Louis-le-Pieux et des conciles, derniers efforts dus au mouvement qu'il s'était efforcé d'imprimer aux esprits.

Ainsi, en 816, sur la demande de Louis-le-Pieux, le concile d'Aix-la-Chapelle dressa un règlement ainsi conçu :

« Les évêques établiront un hôpital pour recevoir les pauvres et lui assigneront un « revenu suflisant aux dépens de l'église. Les chanoines y donneront la dime de leurs « revenus, même des oblations, et un d'entre eux sera choisi pour gouverner l'hôpital « même au temporel. )

Louis-le-Pieux, en 829, renouvela à tous ses officiers de veiller à ce que les pauvres ne fussent pas maltraités.

Cette même année, le concile de Paris recommande au roi d'examiner lui-même la cause des pauvres, de crainte que ceux qu'il a nommés pour remplir ce devoir ne les laissent opprimer.

Pendant cet intervalle, le sort des pauvres fut horrible ; le clergé lui-même pouvait à peine subvenir à ses besoins. Les famines, les maladies contagieuses , en désolant la France, paralysaient la charité publique, et sans doute alors les lois protectrices rendues par Charlemagne en faveur des pauvres furent, ainsi que les autres, trop souvent muettes ou violées.

Saint Louis, en faisant refleurir la législation générale, devait naturellement aussi s'occuper de celle toute spéciale qui regarde les pauvres, et l'on recherche avec intérêt dans ses Établissements les dispositions qui les concernent. Elles méritent toute notre attention.

Ce n'est pas sans étonnement, au premier abord, qu'on voit sous le règne d'un prince si justement renommé pour ses vertus et sa piété, les lois, de douces et de bienveillantes qu'elles avaient été jusqu'alors en France, devenir tout à coup sévères et menaçantes; mais le plus léger examen fait disparaitre cette apparente contradiction. Saint Louis, en effet, n'eut point à prescrire la charité, cette vertu céleste que Dieu a placée, dit M. de Châteaubriant, comme un puits d'abondance dans les déserts de la vie. Il se contentait de la recommander par son exemple, et cet exemple admirable fut si bien imité que jamais elle ne parut plus grande que sous son règne où elle déborda, pour ainsi dire, de toutes parts. Le roi, la noblesse, le clergé, le peuple rivalisaient de pieux efforts, pour fonder, doter, entretenir ou servir les institutions charitables qui ne furent à aucune époque aussi multipliées.

Saint Louis n'eut donc qu'à réprimer les abus qui naissaient de la mendicité, plante parasite qui détourne à son profit les dons d'une charité moins prudente que généreuse. En effet, dans ses Établissements, publiés en 1270, il prescrit que:« Tout fainéant, « qui n'ayant rien et ne gagnant rien fréquente les tavernes, soit arrêté, interrogé sur « ses facultés, banni de la ville s'il est surpris en mensonge, convaincu de mauvaise « vie. » Il est clair que cet article est dirigé non contre la pauvreté, mais contre la mendicité qui s'efforçait, comme toujours, de se substituer à elle. Ce n'est pas l'homme dont l'âme tendre et compatissante faisait rechercher dans les provinces et dresser des listes des laboureurs vieux et infirmes pour leur porter aide et secours , qui servait les

ils peuvent gaigner leur vie ou vuident la ville de Paris... dedans trois jours après
diant, ils seront pris et mis en prison au pain et à l'eau, et ainsi tenus l'espace de quatre
jours, et quand ils auront été délivrés de ladite prison, s'ils sont trouvés oiseux,
il ne suffisait pas de défendre à ces malheureux une dangereuse et coupable oisiveté, il

Ces dispositions, d'une sévérité cruelle, indiquent assez que le mal était excessif; mais
aurait fallu leur indiquer ou leur fournir les moyens de la faire cesser. C'est à quoi l'or-
donnance ne pourvoit pas, et bien que cette pensée soit ou nous paraisse fort simple, il
a fallu plusieurs siècles pour la faire germer dans l'esprit des hommes.

Il y a, dans cette ordonnance, une autre disposition très-remarquable pour le temps.
· Elle défend « de faire l'aumône manuellement aux gens sains de corps, ni aux gens qui

pussent besogne faire; mais à gens aveugles, malhaignes ou impotents. )
puis et toujours violée, elle semble, malgré sa prudente sagesse, s'opposer vainement aux

C'est la première fois que cette défense parait dans nos lois. Toujours renouvelée de

ponebants les plus nobles et les plus doux de l'âme.

is sa mort la lumière prématurée qu'il avait fait briller s'éteignit peu a i pauvres malades, les portait lui-même dans les asiles que sa générosité leur avait prééchirements auxquels la France fut en proie sous ses tristes successeurs, parés ; ce n'est pas cet homme qu’on accusera d'une froide sévérité envers les pauvres. e et justifie la lacune qui existe dans la législation charitable de cette S'il fit des lois pénales aussi sévères, c'est qu'avant tout il aimait la justice ; il voulait e de près de quatre siècles, et que ne remplissent pas quelques sages qu'elle fût, suivant son expression, bonne et raide, et le pauvre y devait être soumis le Louis-le-Pieux et des conciles, derniers efforts dus au mouvement qu'il comme le riche. Par cet amour de la justice, par ses vertus plus encore que par ses Étad'imprimer aux esprits.

blissements, saint Louis prépara, sans le vouloir et sans le prévoir peut-être, une immense 6, sur la demande de Louis-le-Pieux, le concile d'Aix-la-Chapelle dressa révolution, en substituant l'unité et la puissance de la royauté qu'il fit adorer, aux diviainsi conçu :

sions et à la tyrannie féodale. Sous son règne, il est vrai, la féodalité jette encore un les établiront un hôpital pour recevoir les pauvres et lui assigneront un très-vif éclat; mais, semblable à une lampe qui s'éteint, elle ne brille plus que pour dissant aux dépens de l'église. Les chanoines y donneront la dime de leurs paraitre et entraîner dans sa chute l'administration générale et la centralisation dont me des oblations, et un d'entre eux sera choisi pour gouverner l'hôpital ce grand roi avait fait l'essai à l'exemple de Charlemagne. mporel.)

Sous le règne de Philippe-le-Bel, l'affranchissement des serfs, livrant au travail une ux, en 829, renouvela à tous ses officiers de veiller à ce que les pauvres multitude de bras qu'une industrie trop peu développée ne pouvait employer, augmaltraités.

menta la misère, et avec elle tous les maux qu'elle traîne à sa suite ; d'autant que les année, le concile de Paris recommande au roi d'examiner lui-même la

communes, alors à peine sorties de tutelle et possédant peu de ressources, ne pouvaient cres, de crainte que ceux qu'il a nommés pour remplir ce devoir ne les lais

venir au secours des pauvres.

Quelques ordonnances, telles que celle de 1308, de Philippe-le-Bel, pour régler, en intervalle, le sort des pauvres fut horrible; le clergé lui-même pouvait faveur des pauvres, la vente des denrées sur les marchés de la ville de Paris, celle de ir à ses besoins. Les famines, les maladies contagieuses, en désolant la

1344 de Philippe VI, qui exempte les acquisitions faites par les hôpitaux, des droits imsaient la charité publique, et sans doute alors les lois protectrices rendues

posés sur ces acquisitions, n'apportèrent adicun remède à des maux si grands et si forne en faveur des pauvres furent, ainsi que les autres, trop souvent

tement enracinés. lées.

Les pauvres s’arment contre les riches, et de soulèvements en soulèvements arrivent en faisant refleurir la législation générale, devait naturellement aussi

à la Jacquerie

, cette guerre des paysans contre leurs seigneurs, qui met en péril la lle toute spéciale qui regarde les pauvres, et l'on recherche avec intérêt

société entière, force enfin ceux-ci, sous les ordres du roi de Navarre et du Captal de ssements les dispositions qui les concernent. Elles méritent toute notre

Buch

, à les poursuivre et à les exterminer. Il en périt sept mille dans un seul combat.

Un tel état de choses explique parfaitement le caractère de la législation de cette sans étonnement, au premier abord, qu'on voit sous le règne d'un prince

époque dont la célèbre ordonnance de Jean II

, en 1350, est le monument le plus comnommé pour ses vertus et sa piété, les lois, de douces et de bienveillan

ple et le plus curieux. Les principales dispositions proscrivent impérieusement l’oisiient été jusqu'alors en France, devenir tout à coup sévères et menaçantes;

veté et la mendicité sa compagne obligée. ger examen fait disparaitre cette apparente contradiction. Saint Louis,

que
les
gens

sains de corps s'exposent à faire besogne de labeur en quoy point à prescrire la charité, cette vertu céleste que Dieu a placée, dit vriant, comme un puits d'abondance dans les déserts de la vie. Il se conten

cole cry, et si après lesdits trois jours ils sont trouvés oiseux ou jouant au dez ou menmmander par son exemple, et cet exemple admirable fut si bien imité

ils ne parut plus grande que sous son règne elle déborda, pour ainsi parts. Le roi, la noblesse, le clergé, le peuple rivalisaient de pieux ef

* seront mis au pilory, et la tierce fois signés au front d’un fer chaud... ler, doter, entretenir ou servir les institutions charitables qui ne furent e aussi multipliées. 'eut donc qu'à réprimer les abus qui naissaient de la mendicité, plante tourne à son profit les dons d'une charité moins prudente que génédans ses Établissements, publiés en 1270, il prescrit que: « Tout fainéant, in et ne gagnant rien fréquente les tavernes, soit arrêté, interrogé sur banni de la ville s'il est surpris en mensonge, convaincu de mauvaise uir que cet article est dirigé non contre la pauvreté

, mais contre la menrçait, comme toujours, de se substituer à elle. Ce n'est pas l'homme re et compatissante faisait rechercher dans les provinces et dresser des curs vieux et infirmes pour leur porter aide et secours , qui servait les

Voulant

A côté de l'ordonnance si rigoureuse de 1350, nous voyons, sous le même prince , la fondation plus humaine (1362) de l'hôpital du Saint-Esprit, en faveur des enfants orphelins de père et de mère et nés en légitime mariage. C'est la première trace dans notre histoire d'une fondation en faveur des enfants. Cet hôpital existait encore sous Louis XIV.

Nous trouvons en 1364 une ordonnance de Charles V qui rappelle aux avocats et aux procureurs qu'ils doivent donner leurs soins gratuitement aux pauvres et misérables personnes, et qu'ils doivent les ouïr diligemment et les délivrer briefment.

Par son règlement (1370) pour la communauté des chirurgiens de Paris, ce même monarque leur prescrit de panser gratuitement les pauvres qui ne seront pas reçus dans les hôpitaux.

En 1403, Charles VI déclare, par un édit, qu'il exempte les pauvres mendiants de l'aide qu'il faisait lever pour soutenir les frais de la guerre contre les Anglais. - La charité semble assez superflue.

En 1445, par lettres patentes, Charles VII fonde à Paris un hôpital en faveur des orphelins nés en légitime mariage, et il n'admet pas ceux dont les parents ne sont pas connus, ne voulant pas donner un encouragement à l'inconduite.

En 1524, arrêt du parlement qui ordonne que les remparts de Paris soient relevés par les pauvres valides afin de leur faire attendre, en venant à leur aide, les résultats de la moisson.

François ler, qui a fait beaucoup pour la législation charitable, paraît comme le fondateur des bureaux de bienfaisance, en prescrivant, par son ordonnance de 1536, les secours à domicile. « Les paroisses devaient nourrir et entretenir les pauvres invalides « qui ont chambres, logements ou lieu de relraite. »

En 1536, l'hôpital des Enfants-de-Dieu, appelé depuis Enfants-Rouges, est fondé à Paris. Cet hôpital était destiné spécialement aux orphelins étrangers dont les parents étaient morts à l'Hôtel-Dieu. Deux ans après, un arrêt du parlement permet de quéter

pour eux.

En 1543, parut un édit pour réprimer les graves abus introduits par le clergé dans l'administration des hôpitaux.

Cet édit donne le droit aux baillis et sénéchaux, et autres juges, de surveiller l'administration des hôpitaux et maladreries avec faculté de remplacer les administrateurs.

A la même époque, paraît une ordonnance qui réglemente la communauté des pauvres de la ville de Paris. Cette ordonnance prescrit aux évêques, aux notaires, d'engager les pénitents et les mourants à faire des générosités à cette communauté : disposition conservée et étendue par Louis XIV dans la célèbre ordonnance de l'hôpital général auquel elle fut appliquée. Elle indique comment les curés doivent agir afin de ne pas laisser ces libéralités occultes; elle enjoint aux habitants, sous des peines très-sévères, de venir au secours de la communauté ; enfin, elle veut que les mendiants valides soient obligés de travailler.

En 1544, François ser crée un bureau général des pauvres, dont l'administration est confiée à quatre conseillers au parlement et à treize bourgeois.

Ce bureau avait le droit de lever chaque année, sur les princes, les seigneurs, les ecclésiastiques, les communautés, et sur les bourgeois et propriétaires, une taxe d'aumône pour les pauvres, et il avait juridiction pour contraindre les cotisés.

Ici commence à paraitre la taxe des pauvres qui s'établit six ans après.

après avoir esté duement informé, en nostre conseil, que les hôpitaux et autres lieux

leur vie.

designés par le parlement à l'effet de rechercher ce que chacun voudra libéralement donner par semaine pour subvenir aux frais d'entretien et de nourriture des pauvres. Leprincipe nouveau de la mutualité s'introduit dans les statuts des confréries, des corporations des arts et métiers; chacun devant soigner ses malades, secourir ses pauvres. les qui nous sont imposées ne nous permettent pas d'étendre davantage, nous

Dans cet exposé, peut-être trop rapide, et que les limites nécessairement étroiavons omis une foule de dispositions qui ont leur intérêt, sans doute, mais moins lecteurs. Nous ne pouvons cependant passer sous silence le préambule et les principales grand, moins général, moins absolu que celles signalées par nous à l'attention de nos dispositions de l'édit de 1561, tant l'un et l'autre respirent la sagesse et l'amour de

Thumanité. Nos lecteurs ne s'en étonneront pas, en se rappelant que le grand citoyen avait le droit de lever chaque année, sur les princes, les seigneurs, les qui les rédigea fut le chancelier Michel de L'Hôpital, cet homme en qui se réunissaient

une si grande intelligence et une âme si belle.

Dans le préambule de cet édit de Charles IX, daté de Fontainebleau, le roi déclare,

- l'ordonnance si rigoureuse de 1350, nous voyons, sous le même prince, En 1545, François Ier fait enregistrer au parlement une déclaration qui donne l'ordre lus humaine (1362) de l'hôpital du Suint-Esprit, en faveur des enfants au prévôt des marchands et aux échevins de la ville de Paris d'ouvrir des ateliers de

père et de mère et nés en légitime mariage. C'est la première trace da travail pour les mendiants valides, sans distinction de sexe. Elle ordonna qu'il serait re d'une fondation en faveur des enfants. Cet hôpitaļ existait encore se notifié à tous mendiants de se rendre au lieu qui serait ordonné, pour être « employés

à cesdites æuvres, aux taux et salaires qui leur seraient arbitrés, et ce sous peine uvons en 1364 une ordonnance de Charles V qui rappelle aux avocats et we du fouet, s'ils étaient trouvés mendiant après lesdites cuvres commencées. ) qu'ils doivent donner leurs soins gratuitement aux pauvres et misérables Cette ordonnance portait, en outre, que les mendiants valides seraient contraints et qu'ils doivent les ouir diligemment et les délivrer briefment. de travailler pour gagner leur vie, que chacun pourrait saisir ceux qui s'y refuseraient règlement (1370) pour la communauté des chirurgiens de Paris, ce mere v et les conduire à la justice la plus voisine, où ils seraient, sur la déclaration de deux leur prescrit de panser gratuitement les pauvres qui ne seront pas reçus dans témoins seulement, punis publiquement des verges et en outre bannis du pays à temps IX.

ou à perpétuité. » Par cette ordonnance, qui interdit la mendicité sous des peines si , Charles VI déclare, par un édit, qu'il exempte les pauvres mendiants rigoureuses, la condition du travail est enfin établie. faisait lever pour soutenir les frais de la guerre contre les Anglais

. – Ls Le 9 juillet 1547, parut un édit de Henri II, daté de Saint-Germain-en-Laye, qui ible assez superflue.

ordonne à chaque habitant de Paris de payer une taille et collecte particulière pour par lettres patentes, Charles VII fonde à Paris un hôpital en faveur des er subvenir aux besoins des pauvres dont le nombre, malgré les nombreux édits rendus en légitime mariage, et il n'admet pas ceux dont les parents ne sont ja

contre eux, ne faisait que s'accroître de jour en jour. voulant pas donner un encouragement à l'inconduite.

Les mendiants furent alors divisés en trois classes : les mendiants valides, les menarrêt du parlement qui ordonne que les remparts de Paris soient releves per

diants invalides sans seu ni lieu, et les pauvres malades n'ayant aucun moyen de gagner valides afin de leur faire attendre, en venant à leur aide, les résultats de )

Des travaux publics furent de nouveau ouverts pour les pauvres valides qui y étaient Jer, qui a fait beaucoup pour la législation charitable, parait comme le for conduits de force et avec menace des peines les plus sévères, s'ils tentaient de s'y sousureaux de bienfaisance, en prescrivant, par son ordonnance de 1536, les ** traire

. Les autres furent mis à la charge des paroisses, et les derniers menés et distribués nicile. « Les paroisses devaient nourrir et entretenir les pauvres invalida

dans les hôpitaux et maisons de Dieu. ambres, logements ou lieu de retraite, »

En 1531, commence à paraître la véritable taxe des pauvres ébauchée par François Ier, l'hôpital des Enfants-de-Dieu, appelé depuis Enfants-Rouges, est fonde a d'abord à Paris

, puis dans tout le royaume. Dans le nouvel édit, Henri Il déclare ôpital était destiné spécialement aux orphelins étrangers dont les parelli que les mendiants sont quasi innumerables à Paris, et que « les quètes et aumosnes que s à l'Hôtel-Dieu. Deux ans après, un arrêt du parlement permet de quéter p'on rouloit recouvrer par semaines en chacune paroisse sont tant diminuées, et s'est

- la charité de la plupart des plus aisés manants et habitants de notre ville tant refroidie, parut un édit pour réprimer les graves abus introduits par le clergé dans qu'il est mal aisé et impossible de plus continuer l'aumosne desdits pauvres que l'on a ion des hôpitaux.

- acoustumé leur distribuer par chacune semaine, chose qui nous vient à très-grand onne le droit aux baillis et sénéchaux, et autres juges, de surveiller l'admi regret et déplaisir.. Après ce préambule, cet édit ordonne de créer des commissaires es hôpitaux et maladreries avec faculté de remplacer les administrateurs. e époque, parait une ordonnance qui réglemente la communauté des per lle de Paris. Cette ordonnance prescrit aux évêques, aux notaires, d'engage

étendue par Louis XIV dans la célèbre ordonnance de l'hôpital général at appliquée. Elle indique comment les curés doivent agir afin de ne pas ralités occultes ; elle enjoint aux habitants, sous des peines très-sévères, de ours de la communauté ; enfin, elle veut que les mendiants valides soient availler. Francois ser crée un bureau général des pauvres, dont l'administration quatre conseillers au parlement et à treize bourgeois.

's, les communautés, et sur les bourgeois et propriétaires, une taxe d'av
's pauvres, et il avait juridiction pour contraindre les cotisés.
Ice à paraitre la taxe des pauvres qui s'établit six ans après.

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