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20. Les officiers de ces corps qui ne seront attachés qu'à un seul département, doivent marcher avec l'état-major dudit département, et prendre, parmi les officiers qui le composent, leur rang en raison de leur grade et de leur ancienneté dans ledit grade.

30. Les officiers desdits corps, qui ne seront attachés qu'à une place, doivent marcher avec l'étatmajor de ladite place, et prendre, parmi les officiers qui le composent, leur rang en raison de leur grade et de leur ancienneté dans ledit grade.

Nota. Nous donnons ici un détail succinct de la Cérémonie de la distribution des Aigles au Champ-de-Mars, comme une des plus importantes qui aient eu lieu depuis la formation de l'Empire.

Cérémonie de la distribution des Aigles au Champ-de-Mars, le mercredi 14 frimaire an 13.

L'Empereur partit à dix heures des Tuileries, dans l'ordre qui avoit été observé, et avec le cortège qui l'avoit accompagné le jour du couronnement. Les chasseurs à cheval de la garde et les mamelucks ouvroient la marche ; les grenadiers à cheval et la gendarmerie d'élite la fermoient,

Le cortège traversa le jardin des Tuileries, la place de la Concorde, suivit le pont de la Concorde, la place du Corps-Législatif, la rue de Bourgogne, celle de Grenelle, les Boulevards-Neufs, et entra à l'Ecole Militaire par la grille méridionale.

Le départ de LL. MM. fut annoncé par une salve d'artillerie ; elles furent saluées de même à leur passage devant les Invalides, par l'artillerie des Invalides. Elles le furent encore à leur arrivée par la batterie du Champ-de-Mars.

Les membres du corps diplomatique furent admis à faire leur cour à LL. MM. dans les grands appartemens de l'Ecole Militaire.

Immédiatement après cette audience, LL. MM. prirent les ornemens impériaux et parurent sur leur trône.

Au moment où elles montèrent sur le trône, elles furent de nouveau saluées par les batteries des Tuileries , des Invalides et du Champ-de-Mars.

Les princes et dignitaires, les princesses, les ministres, les maréchaux et les grands officiers civils et militaires de la maison de l'Empereur, prirent leur place à la droite, à la gauche du trône et dera rière le trône, suivant l'usage.

Les dames et officiers de l'Empereur, de l'Impératrice, des princes et des princesses , furent placés derrière LL. MM.

Les places à droite et à gauche du trône, sur la façade de l'Ecole Militaire, furent remplies par les princes étrangers, le corps diplomatique, le sénat , le conseil d'état, le corps législatif, le tribunat , la cour de cassation, et les membres de la comptabilité nationale.

Les présidens des colléges électoraux et des assemblées de canton, furent placés sur les gradins audessous de la galerie, ainsi que les fonctionnaires publics appelés au sacre.

Ils partirent tous à neuf heures pour se rendre à l'Ecole Militaire, dans le même ordre et avec la même escorte que le jour du sacre.

Les députations de toutes les armes de l'armée étoient placées sur la droite et sur la gauche en colonnes serrées par pelotons,

Les députations de la garde nationale étoient en colonnes serrées dans l'intervalle du centre de la ligne.

Les Aigles étoient toutes rangées sur les degrés du trône (1),

Chaque Aigle étoit portée par un colonel, cu, en son absence, par celui qui commandoit la députation.

Les 108 drapeaux de départemens étoient portés par les présidens des colléges électoraux de déparlemens ; à leur défaut, par un préfet.

Tous les tambours et la musique des corps étoient placés à la tête de la première ligne.

Le grand maître des cérémonies, placé sur la première marche, au bas et près dụ trône, prit les ordres de Sa Majesté, et les fit transmettre à M. le maréchal gouverneur de Paris, qui fit sur-le-champ avancer, au son de la musique, les trois colonnes des députations militaires.

Ces colonnes s'approchèrent le plus possible du trône ; alors l'Empereur, adressant la parolę à l'armée, dit :

Soldats, voilà vos drapeaux; ces Aigles vous

(1) Ces Aigles sont dorées et s'élèvent au-dessus d'un drapeau, sur lequel on lit d'un côté : L'Empereur des Français à (ici la désignation du Corps ), et de l'autre : Valeur et Discipline ; au milieu du drapeau est l'empreinte d'une Aigle d'or.

serviront toujours de point de ralliement; ils seront par-tout votre Empereur les jugera. nécessaires pour la défense de son trône et de son peuple.

Vous furez de sacrifier votre vie pour les fendre, et de les maintenir constamment par votre courage sur le chemin de çą victoire.

Dans ce moment, les colonels qui tenoient les Aigles, les élevèrent en l'air et dirent : Nous lo jurons. Ce serment" fut répélé par toutes les députations militaires et départementales, au bruit des salves d'artillerie, s', i '

s s' Les soldats présentèrent les armes, et mirent leurs chapeaux au bout de leurs bayonnettes ; ils restèrent dans cette situation jusqu'à ce que les drapeaux eussent rejoint leurs arines. ; ;. " " . La musique exécuta , et les tambours battirent la marche des drapeaux, Like... iires

Les drapeaux arrivés à leurs corps, on fit faire demitour à droite aux colonnes , les députations défilèrent par pelotons , et toute l'armée par division.

La musique des corps resta constamment à la même place pendant tout le temps qu'on défila.'

Leurs Majestés retournèrent dans leurs appartemens et remontèrent en voiture. .. ' ' i . Le cortége impérial, à son tour, prit le même chemin qu'il avoit suivi pour venir à l'Ecole Militaire.

Leurs Majestés, à leur retour, furent saluées par les différentes batteries, comme elles l'avoient été à leur départ et à leur arrivée.

CHAPITRE XXV II.

Des Sermens.

L'ORIGINE du serment est de l'antiquité la plus reculée.

Le serment étoit, chez les anciens, la promesse la plus sacrée ; il étoit inviolable.

Il suffisoit d'abord de le prononcer. Depuis on a eu besoin , pour lui conserver sa force, de le soumettre à l'appareil de quelques cérémonies.

La plus ancienne et la plus simple consistoit à lever la main en regardant le ciel. Cet usage subsiste encore chez quelques peuples.

Les citoyens qui déposent ou affirment devant les tribunaux, lèvent la main.

Les rois de l'antiquité levoient leur sceptre ; les généraux, leur lance ; les soldats, leur épée (1).

Les Sermens solennels, tels que ceux des sacres ,

(1) Cet usage antique s'est renouvelé à la distribution des Aigles du 14 frimaire dernier , au Champ-de-Mars; au moment où le Serment fut prêté, les colonels élevèrent en l'air les Aigles , et les soldats leurs chapeaux au bout de leurs bayonnettes.

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