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Suite du Tableau.

ESCADRE AWGLAISE. ESCADRE FRAWÇAME.

Nelson n'ayant appris au- Le i3 messidor (i"juillet), cunoi nouvelles de l'expédi- l'armée française parut devant lion, se borna à répandre Alexandrie, par conséquent V alarme en Egypte, et ins- trois jours après Nelson. pira , par la présence de ses forces et la promesse de prompts secours , assez de confiance pour déterminer les habitons ,d' Alexandrie à se défendre.

En quittant cette ville , Le ^messidor ( 5 juillet ), Nelson se dirigea , dit-on , l'escadre mouilla en rade d'A» d'abord, vers le gotfe d'A- boukir. lexandrelte, mais le a i mesVddorfg juillet ) se trouvant à la hauteur de -la pointe •.

bHentate de l'isle de Candie, -manquant d'eau et de vivifies, 'il fit vàile pour Sicile, afin de s'y ravitailler avec la plus

grande célérité, après avoir , laissé quelques bâtimens pour ^ observer les côtes de l'Afri- , que.

Arrivé le thermidor(ig juillet ) il repartit le 6 ( i4 juillet ) pour revenir en Egypte.

Lé 2 thermidor (20 juillet ), quelques bâtimens ennemis vinrent reconnoître la position de l'es* cadre française, et s'eloignèrent ensuite , sans doute pour donner avis à Nelson , et non pour chercher des vivres comme l'amiral Bruies paroît l'avoir pensé.

Enfin , le i4 thermidor (1". août) , Nelson arriva devant Aboukir.

L'escadre française embossée dans cette rade, étoit sur deux lignes; les vaisseaux formoient la première > les fregates et autres bâtimens legers , U seconde. Le premier vaisseau de tête serroit les recifs qui sont devant le fort d'Aboukir , mais ne les approchoit point assez pour empêcher le passage. On engagea, m'a-t-on assuré, l'amiral Bruies à faire couler bas quelques bâtimens de transport, afin de fermer la passe. Cet avis ne fut point suivi, et l'amiral Bruies répondit : « Il n'oseront point » nous attaquer. » On laissa donc les choses comme elles étoient; l'embossage étoit vicieux d'ailleurs, à ce que m'ont assuré quelques officiers de marine. La ligne ainsi formée, dans l'après-midi du 14 thermidor (itr, août) , nos croisières signalèrent des voiles venant de l'ouest.Leur marche, leurs signaux, annonçaient qu'elles étoient anglaises. L'ordre du. branle-bas général fut aussitôt donné dans l'armée, français* , qui se prépara à recevoir vigoureusement l'ennemi. Pendant qte chaque escadre se dispose à une affaire décisive , l'amiral Bruies rassemble un conseil de guerre pour décider si l'on mettra à la voile, on si l'on gardera l'embossage. Les avantages et les inconvéniens de l'un et de l'autre parti furent vivement discutés et les avis partagés; mais, enfin, il fut arrêté qu'on resteroit à l'ancre et qu'on attendroit ainsi l'ennemi qui s'avançoit à pleines voiles et sur une seule ligne. Sans perdre un temps précieux à nous reconnoître , il attaqua avec la plus grande résolution. Le premier vaisseau de tête des Anglais , étoit le Culloden; l'amiral Nelson l'avoit composé des meilleurs équipages , de l'élite de son armée; le Culloden serra les rochers d'Aboukir, pour tâcher de passer et d'entamer la ligne. Il s'échoua. Les Anglais , que j'ai vus ensuite , m'assurèrent qu'ils furent tous découragés à ce premier malheur ; ils pensoient que le passage étoit impossible , tous s'attendoient à voiriesignal de virer et de s'éloigner ; mais l'amiral Nelson , que le désespoir d'avoir manqué notre rencontre animoit encore plus, fit ordre au vaisseau qui suivoit le Culloden de moins" serrer les récifs , et de continuer la marche. Celui-ci fut plus heureux , passant à la proue du premier vaisseau de tête français, il lâcha sa bordée, et revint au vent en serrant et prolongeant notre ligne. La moitié de l'escadre anglaise imita ce mouvement, de sorte que la moitié de notre escadre fut bientôt entre deux feux. On se canonna avec une ardeur inconcevable , mais la plupart de nos vaisseaux ne

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