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d'emporter , ainsi que les magasins de grains provenant des contributions déjà levées , et enfin, le9 magasins de vivres; ces objets seront examines et évalués par des commissaires envoyés en Egypte à pet effet par la Sublime Porte et par le commandant des forces britanniques , conjointement avec les préposés du général en chef Klebcr, et reçus par les premiers au taux de l'évacuation ainsi faite jusqu'à la concurrence de trois mille bourses , qui seront nécessaires à Tarmée française pour accélérer ses mouvemens et son embarquement; et si les objets ci-dessus désignés ne produisoient pas cette somme, le déficit sera avancé par la Sublime Porte à titre de prêt, qui sera remboursé par le gouvernement français , sur les billets des commissaires préposés par le général en chef Kleber , pour recevoir ladite somme. . „,

XVII. L'armée française ayant des frais à faire pour évacuer l'Egypte, elk recevra , après la ratification de la présente convention , la somme cir dessus stipulée dans l'ordre suivant,

Savoir:

Le quinzième jour, cinq cents bourses.
Le trentième jour, cinq cents antres bourses.
Le quarantième jour, trois cents autres bourses,
lie cinquantième jour, trois cents autres bourses.
Le soixantième jour, trois cents autres bourses.

Le soixante dixième jour, trois cents autres bourses.

Le quatre-vingtième jour, trois cents autres bourses. '. .

Et enfin, le quatre-vingt-dixième jour, cinq cents autres bourses.

Toutes lesdites bourses de cinq cents piastres turques chacune , lesquelles seront reçues en prêt des personnes commises, à cet effet par la Sublime Porte; et pour faciliter l'exécution desdites dispositions , la Sublime Porte enverra immédiatement après l'échange des ratifications , des commissaires dans la ville du Caire et dans les autres villes occupées par l'armée.

XVIII. Les contributions que les Français pourroient avoir perçues après la date de la ratification et avant la notification de la présente convention , dans les divers points de l'Egypte , seront déduites sur le montant des trois mille bourses ci-dessus stipulées.

XIX. Pour faciliter et accélérer l'évacuation des places, la navigation des bâtimens français de transport qui se trouveront dans les ports de l'Egypte , sera libre pendant les trois mois de trêve , depuis Damiette et Rosette jusqu'à Alexandrie, et d'Alexandrie à Rosette et Damiette.

XX. La sûreté de l'Europe exigeant les plus grandes précautions, pour empêcher que la contagion de ïa peste n'y soit transportée, aucune personne malade ou soupçonnée d'être attaquée de cette maladie ne sera embarquée; mais les malades pour cause de peste , ou pour toute autre maladie qui ne permettroit pas leur transport dans le délai convenu pour l'évacuation, demeureront dans les hôpitaux où ils se trouveront, sous la sauve-garde de son altesse le Suprême Visir, et seront soignés par des officiers de santéfrançais, qui resteront auprès d'eux jusqu'à ce que leur guérison leur permette de partir, ce qui aura lieu le plutôt possible ; et les articles XI et XII de cette convention leur seront appliqués comme au reste de l'armée ; et le commandant en chef de l'armée française s'engage à donner les ordres les plus stricts aux différais officiers commandant les troupes embarquées , de ne pas permettre que les bâtimens les débarquent dans d'autres ports que ceux qui seront indiqués par les officiers de santé, comme offrant les plus grandes facilités pour faire la quarantaine usitée et nécessaire.

XXI. Toutes les difficultés qui pourroient s'élever et qui ne seroient pas prévues par la présente convention , seront terminées à l'amiable entre les commissaires désignés à cet effet par son altesse le Suprême Visir et par le général en chef Kleber, de manière à faciliter et accélérer l'évacuation.

XXII. Le présent ne sera valable qu'après les ratifications respectives , lesquelles devront être échangées dans le délai de huit jours, ensuite de laquelle ratification la présente convention sera religieusement observée de part et d'autre.

Fait, signé et scellé de nos sceaux respectifs , au camp des conférences près d'El-A'rich , le 4 pluviôse an 8 de la république française (24 janvier 180© vieux style), et le 28 de la lune de Chaaban , l'an de l'égire i2i4

Signés, le général de division Desaix; le citoyen Poussielgue, plénipotentiaires du général Kleber , et leurs excellences Moussttafa-Rachyd, effendy Defterdar, et Moussttafa-Rasychéh, reys ul-koullàb, plénipotentiaires de son Altesse le Suprême Visir.

Pour copie conforme à l'expédition française re-r mise aux ministres Turcs en échange de leur expédition en turc. Signés Desaix et Poussielgue.

RATIFICATION du Général en chef mise au bas du texte lare resté entre les mains du Grand Visir.

Je soussigné, Général en chef, commandant l'ar• mée française en Egypte , approuve et ratifie les conditions du traité ci-dessus, pour avoir leur exécution en leur forme et teneur: devant croire que les vingt-deux articles y relatés sont entièrement conformes à la traduction française , signée par les plénipotentiaires du Grand-Yisir, et ratifiée par son altesse ; traduction dont le sens sera constamment suivi chaque fois qu'à cet égard, et pour raison de quelques variantes , il pourroit s'élever des difficultés.

Au quartier-genéral de Salêhieh , le 8 pluviose de la République (28 janvier). Signé Kleber. Pour copie conforme,

Le général de division, chef de l'état-majorgénéral. Signé Damas.

La convention signée et ratifiée , le commodore Sidney-Smith l'expédia à sa Cour.

Les journaux français et italiens , que nos plénipotentiaires nous firent passer, ne parloient point encore de l'arrivée de Bonaparte; les nouvelles de nos armées n'étoient point satisfaisantes.

L'espoir de partir bientôt pour France flattoit nos esprits; la joie se peignoit sur toutes les physionomies. A peine eûmes-nous connoissance de la fin des discussions , que nous formâmes mille projets sur notre départ. Je ne fus pas le dernier à penser au bonheur de revoir ma famille , et tout ce que je regrettois journellement.

Aussitôt que Kleber fut instruit de la ratification d'Youssef-Pacha , il se mit en route pour le Caire, après avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour assurer l'exécution du traité. Desaix

ao*

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