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Les Arabes:

i°. En descendans des Arabes conquérans, et qui font la partie la plus considérable (i).

2°. En Motualis, qui en diffèrent par les opinion» religieuses (2).

3°. En Druses, qui diffèrent également des pré-* miers par les mêmes raisons (3).

leur nom de l'abbé de Saint-Maron, qui vivoit l'an 400 de J. C , et dont ils embrassèrent le parti dans la querelle qui eut lieu en Orient. D'autres veulent qu'ils les tirent d'une partie du Mont-Liban qui s'appeloit Maronca.

(1) Ils sont répandus dans toute la Syrie.

(2) Ils occupoient autrefois la vallée de Bequâa jusqu'à Tyr , au nombre de 5oo familles ; mais depuis une révolution qu'Us ont eprouvée, ils sont presque anéantis. Le mot Molualis , dans le dialecte syrien, veut dire sectateurs d'Aly; ils prirent en effet ce parti da,ns la querelle qui partagea les Arabes sur les successeurs de Mahomet.

(3) Les Druses sont limitrophes aux Maronites, e,t habitent depuis Nahr-el-Kelb jusque près de Tyr, entre la vallée de Bequâa et la mer. Leur pays confine le Kesrouan au sud. Il est divisé en sections, qui ont cha.cujie un caractère particulier distinctif. Elles sont el-Manné , el-Garb , el-Saher, el-Schuf, el-Schakif, et el-Ioub; la première est la plus riche en fer, la deuxième en beaux sapins, la troisième en mûriers , la quatrième en soies , la cinquième en tabacs , la sixième est celle

4°. En Ansariés, ou Nazaréins (1).
Tels sont les peuples agricoles de la Syrie.
Les peuples errans sont:
i°. Les Turkmans (2).

où ils font retirer les troupeaux pendant l'été, parce que c'est la région la plus élevée et la plus froide j eïi général, presque toutes les montagnes habitées par eux possèdent des minas de fer.

Le nom de ce peuple lni vient du fondateur delà secte Mohammed-ben-Ismaël, qui portoit le surnom d'elDorzy. Ils ne pratiquent ni circoncision, ni prières , ni jeûnes , boivent du vin , mangent du porc , et se marient de frère à sœur. Ils ont cependant parmi eux une classe qui a des usages religieux, ils l'appellent Oggals. C'est dans la section el-Schuf que ceux-ci sont en plus grand nombre.

(1) Ils sont divisés en plusieurs peuplades, qui sont 'les Kelbés , les Quadmusics , les Chamsiés ; ils croyent presque tous en J. C. Les premiers sont adorateurs du chien ; les seconds, de la partie chez la femme qui représente le membre viril, et dans une de leurs fêtes ils admettent la communauté des femmes ; les troisièmes, du soleil. Ils occupent le pays depuis Nahr-Aggar jusqu'à Antioche , et vivent dispersés parmi les Mahométans , les Turcs et les Chrétiens. Le pays est fécond «n grains, tabac, vignes et oliviers.

(a) Les Turkmans mènent à-peu-près la vie des Arabes-Bédouins, et n'ont pas plu* qu'eux de demeure fixe. Ils sont en nombre dans les pachaliqs d'Alep et de 2°. Les Kovsrdrs , Assassins (i), 3°, Les Arabes-Bédouins (2), La Syrie se divise en pacbaliqs; savoir : celui de Damas, de Tripoli, d'Acre, d'Alep et la Palestine

Pâmas ; mais ils campent plus volontiers dans les plaines d'Antioche. Ils sont cavaliers vigoureux , soldats infatigables; et, quoique censés Musulmans , ils s'occupent peu de religion.

(i) Ceux-ci sont également pasteurs et vagabonds, comme les premiers; ils peuvent être en tout au nom-, bre de 140,000 ames. Ils passent tous pour des brigands, et ne s'occupent pas plus de religion que les TurkmansIls sont répandus dans les deux Pachaliqs d'Alep et de Damas, au nombre de 20,000 , et demeurent plus volontiers dans les montagnes, entre Àlexandrette et l'Euphrate , qui sont couvertes de chênes , de bois , de lauriers , d'ifs , de sapins, de myrtbes , et dans le Kurdistan. Le nom d'Assassins qu'ils ont porté, paroifc' leur être venu du mot Arsacie qu'ils habitaient autrefois. Ils se divisent en Chamsiés ou adorateurs du soleil , et Jésides ou adorateurs de Jésus; mais ils ne croyent à la venue du Christ que comme prophète. Ils n'aiment d'ailleurs pas plus les Chrétiens que les Mahométans.

(a) Us habitent en partie dans la Palestine, et en partie dans la vallée de Bequàa. Quoique censés Musulmans , ils ne s'occupent pas plus que les autres de religion, et conservent, seulement sur les frontières de la Syrie, quilqu'apparence d'Islamisme , afin de #e point indisposer contre eux les habitans.

qui, quoiqu'elle ait eu autrefois un pacha, est maintenant un district indépendant. Le lecteur a pu voir par ce court exposé, qu'en entrant en Syrie nous allions changer de climat et respirer un air humide et malsain en beaucoup d'endroits. Le 5 fructidor an 6 (22 août 1798), Bonaparte avoit exépédié à Ahmed , pacha , gouverneur de Saïde (1), un officier avec la lettre ci-jointe : . » En venant en Egypte faire la guerre aux Beys, » j'ai fait une chose juste et conforme à tes intérêts, » puisqu'ils étoient tes ennemis. Je ne suis point » venu faire la guerre aux Musulmans : tu dois sa» voir que mon premier soin, en entrant à Malte, » a été de mettre en liberté deux mille Turcs qui, » depuis plusieurs années, gémissoient dans l'escla» vage ; en arrivant en Egypte, j'ai rassuré le peuple, » protégé les muftys, les imams et les mosquées.

(1) Cet Ahmed surnommé el-Djezzar ( le Boucher) à cause de son caractère féroce, étoit commandant de Bairout pour les Turcs en 1773. Profitant des troubles de la Syrie , il osa se déclarer indépendant ; mais il fut assiégé par Dâher , pâcha d'Acre, et emmené prisonnier dans cette ville. Il parvint à s'en échapper et continua à servir la cause des Turcs contre Daher. A la mort tragique de cet homme célèbre Djezzar fut nommé pacha

d'Acre et de Saïde.

» Les pélerins de la Mekke n'ont jamais été accueillis » avec plus de soin et d'amitié que je ne l'ai fait, et » la fête du prophète vient d'être célébrée avec plus » de splendeur que jamais. . » Je t'envoie cette lettre par un officier qui te » fera connoître de vive voix mon intention de vivre » en bonne intelligence avec toi, en nous rendant » réciproquement tous les services que peuvent exi» ger le commerce et le bien de tes états; car les » Musulmans n'ont pas de plus grands amis que les » Français. » Djezzar ne répondit rien à cette lettre ; Bonaparte lui écrivit de nouveau le 29 brumaire an 7 (19 novembre 1798). | « Je ne veux pas te faire la guerre, si tu n'es pas » mon ennemi ; mais il est temps que tu t'expliques. » Si tu continues à donner refuge sur les frontières » de l'Egypte à Ibrahim-Bey, je regarderai cela » comme une marque d'hostilité, et j'irai à Acre. » Si tu veux vivre en paix avec moi, tu éloigneras » Ibrahim-Bey à quarante lieues des frontières de » l'Egypte, et tu laisseras libre le commerce entre » Damiette et la Syrie. » Alors, je te promets de respecter tes états, de » laisser la liberté entière au commerce entre l'E» gypte et la Syrie, soit par terre, soit par mer. » Djezzar fit couper la tête au porteur de cette lettre, ne répondit pas plus qu'à la première et fit avancer

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