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Revue politique et parlementaire, XIII, 194, XIV, 451.
Revue de droit international et de législation comparée

(Bruxelles, années 1885, 1898, 1899, 1900). Abbé Ch.-Irénée Castel de Saint-Pierre. Projet de traité pour

rendre la paix perpétuelle entre les souverains chrétiens..., proposé au'refois par Henri-le-Grand, roi de France, agréé par la reine Elisabeth, par Jacques ler et par la plupart des autrei potentats de l'Europe

(Utrecht, 1713). H. de Rohan. De l'interest des princes et Estats de la chres

tienté (1638). Sully. – OEconomies Royales (éd. Petitot). De Stieglitz. De l'Équilibre politique, du légitimisme el du

principe des nationalités (Paris, 1893-1894). A. Sorel. · L'Europe et la Révolution Française (1882). .- La Question d'Orient au XVIIe siècle. Talleyrand. — Mémoires (Paris, 1891).

- Correspondance. – Paris, 1881 et 1891. Ségur. Politique de tous les cabinets de l'Europe (1801). Scholl et de Kock. Histoire abrégée des traités de paix

depuis la paix de Westphalie (Bruxelles, 1837). Paul Thureau-Dangin. Histoire de la monarchie de Juillet

(Paris, 1884).
Henri de Treitschke. - Politik
Thiers. Histoire du Consulat et de l'Empire.
Schubert. — Staatskunde von Europa.
Schaumann. — Actenstücke:
Stein. — Tagebüch.

Jahrbuch für gesetz gebung (1882). J.-Jacques Schmauss. Erileitung zur Staatswissenchaft,

- [re Partie (1748). Struben. Prüfung des aus Licht getretlen. « Réflexions tou

chant l'équilibre de l'Europe » (1760). Totze. Enwiger und allgemeine Friede nach der Entwurf

Heinrichs IV (1763).
Voltaire. - Siècles de Louis XIV el de Louis XV (1785).

Wheaton. Histoire des progrès du droit des gens depuis la

paix de Westphalie... (4e éd., Leipzig, 1865). - Eléments du droit international (2° éd., Leipsig, 1852). Vattel. — Droit des gens (1858). Villemain. - Souvenirs comtemporains (Paris, 1857). B. de Vitrolles. — Mémoires et Relations politiques, publiés

par Eug. Forgues (Paris, 1884). Vandal. – Napoléon et Alexandre ser. E. M. de Vogüé. – Spectacles contemporains (Paris, 1891).

- Regards historiques et littéraires (1896). Wellington. – Dispatches (Londres, 1858-1862), H. Welschinger. Bismarck (Paris, 1900). Westlake. Etudes sur les principes de Droit international,

traduit par Nys. Der Wiener Congress Culturgeschichte (Vienne, 1899). G. Georges Wagner. Dissertatio equilibrio potestatum

(1737).

PRÉFACE

En étudiant l'histoire avec attention, on s'aperçoit que l'ensemble des faits qu'on envisage obéit à des lois, à des « rapports nécessaires dérivant de la nature des choses », et que dans une certaine mesure les hommes ne font point l'histoire, qu'ils la subissent. Il est vrai qu'il existe une libre puissance d'action exercée par des individus et des peuples (1), toutefois cette puissance, dont on ne saurait connaître la portée exacte, a sans doute peu d'influence sur les destinées générales. Ces lois de l'histoire dirigent les événements de façon souveraine, mais leur intime nature échappe à nos connaissances.

Nous savons seulement, que dans telle situation, la loi se produira fatalement, mais nous ignorons le comment de son action, sa limite, son efficacité.

Toute l'ambition des hommes d'État est d'essayer de pré. voir la cause qui fera naître la loi naturelle et de tâcher en même temps de connaître les effets à venir par l'intelligence des conséquences passées. La politique n'a plus alors qu’un rôle : tenter de retarder ou d'avancer la cause

(1) Ernest Lavisse, Vue générale de l'Histoire politique de l'Europe, avant-propos, p. VII.

efficiente. Quoi qu'elle fasse cependant, elle ne pourra pas empêcher la loi de se manifester et de dépasser la volonté humaine.

Ducunt volentem fata, nolentem trahunt; « les desiinées mènent celuy qui consent, tirent celuy qui refuse », disait Rabelais (1).

L'Equilibre politique est une de ces forces nécessaires ; en d'autres termes, il est l'expression d'une loi de la vie des nations. Nous voudrions montrer dans le cours de cette étude, qu'il fut et reste en dépit des formules un instinct et une fatalité.

Et parce qu'il est une nécessité inéluctable, l'important est de pénétrer, autant qu'il est possible, l'essence même du principe, afin d’user de lui et de le faire servir dans les limites où il s'y prête, nos desseins et nos désirs (2). C'est ce qu'on a tâché de faire : Après avoir trouvé inopinément l'Équilibre au milieu de leurs controverses diplomatiques, les chancelleries l'examinèrent, d'abord avec défiance, puis se l’approprièrent en s'efforçant d'écarter ce qu'il pouvait avoir de funeste; si bien qu'il est devenu peu à peu une loi positive et conventionnelle de la société internationale.

(1) V. A. Sorel, Nouveaux essais d'histoire et de critique, p. 37; Funck Brentano, L'Homme et sa destinée.

(2) Comme on se sert des forces naturelles du monde physique.

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