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86,oeo hommes, j'en puis porter à l'instant 5o,ooo sur le Danube, et contraindre l'ennemi à une paix avantageuse pour la France, » - D. Que fit-il ensuite ?

R. Il passa le Rhin (18 avril 1797) sur le pont de Neuwied, attaqua l'ennemi dans la plaine, le culbuta partout, ' s'empara des villes de, Montabaur, de Dierdorff, d'Altenkirchen, et se disposait à entrer victorieux dans Francfort, lorsque le colonel autrichien Milius vint lui présenter les préliminaires de paix qui avaient arrêté Moreau dans sa course. Il fallut s'arrêter aussi, et le cours de la Nidda fut choisi pour ligne de démarcation entre les deux armées. · · · · , D. Quels honneurs furent décernés au général Hoche ? " , i* - R. De biens tristes. Mort peu de jours après son triomphe d'une maladie de poitrine qui le minait depuis long-temps , ce vaillant. guerrier ne rèçut que des honneurs funèbres. Ils lui furent décernés à Paris, avec une solennité digne de son objet; et je me souviens encore d'une hymne dont Chénier honora sa mémoire. . • • • ' .

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Que noire douleur solennelle
T'offre des hymnes et des fleurs!
Ah! sur ton urne sépulcrale
Gravons ta gloire et nos regrets;
Et que la palme triomphale
S'élève au sein de tes cyprès!

V

CAMPAGNE DE 1798,

En Suisse.

D. Quelle était la situation de l'Europe?

R. Une fermentation politique qui devait bientôt en troubler la paix.

D. l'orage éclata-t-il?

R., En Suisse. Impatient du joug de la noblesse, le canton de Vaud se souleva pour conquérir sa liberté.

D. Quel obstacle rencontra-t-il?

il. Celui d'une armée envoyée pour le sou mettre par les sénats de Berne et de Fribourg.

D. Le Gouvernement français n'y prit-il aucune part?

R. Intéressé à la propagation des idées républicaines , il chargea le général Menard de se porter rapidement au secours du pays de Vaud. La marche de Menard fut la course d'un torrent. Lausanne, Soleure,'Fribourg, Morat, tombèrent en son pouvoir, et après deux moi» de campagne il entra victorieux dans Berne.

D. Menard commanda-t-il jusqu'à la fin de la campagne?

R. Il fut successivement remplacé par les généraux Brune et Schawenbourg; tandis qu'après quelques opérations Brune quittait la Suisse pour aller combattre en Italie, le directoire imposait, par les mains de Schawenbourg , une constitution aux divers cantons helvétiques. Le Valais et le pays des Grisons furent les derniers qui l'acceptèrent. On ne parvint à les réduire que par la force des armes; et cette force fut déployée d'une manière d'autant plus sanglante , que nous avions une foule de perfidies à venger.

CAMPAGNE DE 1799,

En Allemagne.

D. Que faisait l'empereur d'Autriche?

R. Influencé par la Russie et l'Angleterre, il rejetait la paix négociée à Campo-Foruiio, sous prétexte que la France avait totalement

détruit en sa faveur l'équilibre européen, chargeait le prince Charles de marcher contre les Français , et fondait l'espoir de reconquérir ce qu'il avait perdu sur la c00pération de cette armée avec celle de Suworow qui s'avançait à grands pas vers la Suisse.

D. Quelles mesures prit le directoire? R. Il confia un corps d'armée considérable à chacun des généraux Jourdan , Bernadotte etMasséna. Jourdan les commandait tous trois en chef. Le premier était placé sous Mayence, \e second sur le Haut-Rhin , le troisième dan* les montagnes de la Suisse.

D. Quel fut le premier mouvement de ces trois corps?

R. L'occupation de Manheim et le blocus de Philipsbourg par Bernadotte , le passage du Rhin sur le pont de Rehl par Jourdan , un combat sanglant à Reichenau par Masséna. D. Comment manœuvrait l'archiduc? jR. De manière à ce que sa gauche tînt Jourdan et Masséna totalement séparés par le tac de Constance.

D. Détaillez-moi les opérations de nos divers généraux? - - -- \

R. Voyant qu'un corps ennemi voulait couper ses communications avec le Rhin , Masséna l'écrasa près de Steig, et acheva de le détruire en avant de Coire, où il s'était retiré. D. Qui vint au secours du corps défait ? R. Le général Hotze, qui occupaitFeldkirch. Il fut battu lui-même et forcé de rentrer dans ses retranchemens. Oudinot l'y attaqua, mais vainement, huit jours après (14 mars 1799.) D. Que faisait Jourdan ? R. Battu sur l'Ortrack, où quelques succès

, l'avaient porté, il se reployait entre le Danube

et le lac de Constance. D. L'archiduc n'inquiétait-il pas sa retraite? R. Il commit la faute de ne pas le faire, et

donna par son éloignement au général Masséna

· la facilité d'attaquer de nouveau les retranq

chemens de Feldkirch. D. Masséna réussit-il ? R. Il perdit, sans fruit, 2ooo hommes au

pied des ouvrages, et se vit, par un mouve

ment de Jourdan sur Engen, forcé de repas

ser le Rhin pour occuper le pays des Grisons. D. Que faisait Jourdan ? R. Des traits mille fois répétés d'une valeur inutile. Battu à Stockach (25 mars), il quitta cette position pour se reployer par Schaffhausen vers les Montagnes-Noires. La situation

· de son corps d'armée était si désespérante,

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