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cliaux Ney et Marmout. Bliicher avait laissé tolalement isolé le faible corps d'Âlsufiew. Ce corps fut détruit à Cliamp-Aubert (1 o février), et Napoléon se porta sur Mon Uni rail oit l>liiclier concentrait les élémens de sou armae.

D. Quel nouveau combat signala cette rencontre?

Jl. Le plus violent. Arrivés les premiers, les corps do Sacken et de Yorck furent taillés en pièces par la garde impériale. (11 février) 4o00 hommes, 200 voitures et 26 canons sont les pertes matérielles dont l'ennemi fait aujourd'hui l'aveu. C'en était fait des deux corps en déroute si, présageant autre chose que des revers, leshabitansde Château-Thierry avaient songé à détruire le pont qu'ils ont sur la Marne. Néanmoins les alliés essuyèrent encore , au défdé des Cacqucrets, un échec aussi funeste à leur gloire qu'à leur prépondérance.

D. Bliicher ne faisait-il donc rien pour sauver ses lieutenans?

R. Au lieu de voler à leur secours avec les deux corps qui lui restaient, il se reploya sur Bergères pour couvrir Châlons, et dépêcha he comte de Witte au général Schwartzenberg pour l'engager a attaquer Napoléon par son flanc droit, et tirer de cette manière l'armée de Silésie de l'abîme où elle était tombée.

D. La reprise de Château-Thierry, par le* Français , coûta-t-elle beaucoup de monde àl'ennemi?

R. 2000 hommes environ. Rien n'égalait l'ardeur des habitans à venger, avec la patrie,, la dévastation de leurs propriétés.

D. Que fit Blucher dans cette circonstance?

R. Jugeant que la crainte d'être assailli par la grande armée déciderait l'empereur à se reployer sur Sézanne , il reprit l'offensive contre le duc de Raguse qui campait à Elogeset qui vînt aussitôt prendre position près de Vauxchamps. Mais il se trompait, l'empereur parut comme fa foudre (>3 février), écrasa l'armée de Silésie dans tous les sens, lui fit couper la retraite par Grouehy, et chargea Drouot de compléter sa défaite par le jeu redoublé de oo bouches a feu. Cette seule affaire coûta aux alliés ô00o hommes, 15 canons et dix drapeaux.

D. Eût-elle quelqu'influence sur les destinées de l'empire?

Jr. Les plus grandes, et je vais le démontrer. Immédiatement après la journée de la ( )

Rothière, Napoléon sentant qu'il était infailliblement perdu s'il ne concentrait toutes ses forces, avait écrit au vice-roi d'évacuer l'Italie et de se reployer sur la France; mais lorsqu'il -vit les alliés compromis à Vauxchamps par la destruction de l'armée de Silésie, il conçut l'espoir de conserver l'Italie, et s'empressa de révoquer ses premiers ordres.

D- Aucun secours n'arrivait-il aux alliés? R. Après s'être établi dans la Hollande conjointement avec Bulow, Winzingerode s'emparait d'Avesnes et de Soissons pour se joindre au feld-maréchal Blucher. Instruit bientôt de la défaite de ce dernier, il céda Soissons au duc de Trévise qui l'y remplaça immédiatement.

D. Nous avons laissé la grande armée des alliés sous les murs de ïroyes A quelles opérations s'y livra-t-elle?

R. D'abord à aucunes, parce que les souverains comptaient voir, sans son intervention, la capitale au pouvoir de Blucher. A la nouvelle du désastre d'Alsufiew, Schwartzenberg s'ébranla. Comme il n'avait devant lui que'les faibles corps des maréchaux Victor et Oudinot, il s'empara sans beaucoup de peine de Sens, de Pont-sur-Yonne, de Montereau , de Nogent et de Bray. Il passa même la Seine à ce dernier endroit. Mais il ne tarda point à voir ses progrès se ralentir par l'arrivée subite du duc de Tarente qui se porta de Meaux sur Nangis pour renforcer ses deux collègues.

D. Ne fut-ce point alors que les souverain* tinrent conseil pour délibérer sur les mesures nécessitées par ces incidens?

R. Oui, et tous les avis tendaient à s'attacher aux pas de l'empereur dont on ignorait encore les derniers avantages. Mais un autre incident fit changer cette brillante résolution. Le général Ilaake arrivant bride abattue au quartier - général des souverains , annonça qu'après avoir détruit les derniers corps de Bliiclier, Napoléon se repliait sur la Seine pour y attaquer la grande armée. Alors il ne fut plus question que de reprendre les anciennes positions de la Seine et de l'Yonne r reconquises par les maréchaux depuis l'arrivée du duc de Tarente.

D. Cette alarme de l'ennemi était-elfe fondée?

if. On ne peut davantage. A peine Schwartzenbrrg eut-il transmis à ses lieutenans les délibérations du grand conseil., que de sanglans combats signalèrent l'arrivée de Napoléon. Les champs de Mormant, de Valjouan et do Montmirail en sont une preuve impérissable. Terrassé partout, l'ennemi qui, un instant avant, comptait pénétrer jusqu'à Paris, no songea plus qu'à se retirer sur Troyes.

D. Que fit Napoléon dans cette conjoncture?

R. Il fondit près de Montercau sur les derrières de l'ennemi qu'il mit dans la plus grande confusion et dont il fit le plus horrible carnage. 6000 hommes , quatre drapeaux et six canons furent en moins de quelques heures arrachés aux alliés (16 février); et lorsque traversant Montereau pour échapper à la mort qui s'attachait à leurs pas , ceux-ci se croyaient hors de tout péril, ils trouvèrent dans les habitans mêmes, des ennemis non moins acharnés que ceux dont ils venaient d'éprouver la fureur: «Comment ferons-nous pour enterrer tant morts? dit un citoyen <!c Montereau. Jetezles à la Seine, répondit l'empereur. Puisqu'ils veulent voir Paris, ils le verront. »

D. Quel lut pour les Fiançais l'effet de cette bataille?

II. Celui de se revoir sous les murs de Troyes, qu'ils avaient évacué ainsi que je

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