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généraux Foy et Clausel, qui n'avaient ancanenient participé à l'action , prirent égalemeut une résolution conforme à leur position respective : tandis que Clausel ramenait ses troupes en France, Foy courait délivrer la place de Tolosa d'une occupation vivement tentée par l'ennemi.

D. Que pensa Napoléon en apprenant le désastre de Yittoria?

Jt. Il sentit la faute qu'il avait faite en substituant au maréchal Soult un général trop peu connu des vainqueurs du Tage, et chargea Ce maréchal d'aller reparer les malheurs survenus depuis son départ.

]). Que fit Soult en arrivant aux frontières d'Espagne?

H. Il réorganisa l'armée, et délivra Pampelune que les alliés avaient déjà investi.

D. Chassés de Pampelune, que firent les alliés?

R. Ils s'en vengèrent sur Saint-Sébastien. Cette place, que commandait le général Rey, se défendit jusqu'à la dernière extrémité; mais comme un corps considérable paralysait les efforts que le maréchal Soult faisait pour la délivrer, elle fut prise d'assaut par les troupes de sir Graham.

D. Le Yainqucur usa-t-il du droit de la guerre?

//. N'osant assouvir sa rage sur la garnison, il la tourna tout entière contre les habitans. C'était une chose digne de remarque : placés au milieu de leurs soldats, devenus assassins, les généraux anglais désignaient avec une horrible tranquillité les femmes, les vieillards, les enfans, qu'il fallait égorger de préférence. 1I faut leur pardonner cet excès de barbarie: battus jusqu'alors, ils ne savaient point encore la conduite qu'il est si beau de tenir quand on est victorieux.

D. Que faisait en Arragoïi le maréchal Suchet?

R. Il délivrait La place de Tarragone, et subissait ensuite la loi commune, qui était de se retirer sur la France.

D. De son côté que faisait Wellington?

R. Il rejetait Soult jusque sous les murs de Baïonne; et, comme par l'effet d'une représaille, se voyait rejeté lui-même avec une perte de 4o00 hommes sur la route de SaintJean-Pied -de-Port.

D. Qu'en advint-il?

7?. Qu'on se battit de nouveau, et que de nouveau les Français furent battus. C'était en janvier 1814- Comme la rigueur du froid empêchait di tenir la campagne, Soult vint se renfermer dansle camp retranché de Baïonne.

D. A qi'oi l'ennemi consacra-t-il le temps de son repos?

R. À faire venir des renforts. La nécessité de garantir, sur le lihin, l'intégrité du territoire , empêcha Soult d'en faire autant.

D. Comment s'ouvrit la nouvelle campagne?

R. Par un échec qui nous coûta 500o hommes près d'Orthez, et qui fit pressentir le dénouement du grand drame qui tenait l'Europe attentive.

D. Cet échec ne fut-il pas vengé?

R. Il le fut immédiatement près d'Agen; mais l'invasion de la France n'était plus l'objet d'aucun doute, et nous ne nous battions plus que pour montrer au monde ce qu'est un soldat d'Austerlitz à son dernier soupir.

i). Quelle était dans cette occasion la politique anglaise?

R. De corrompre les magistrats pour s'emparer de nos villes sans effusion de sang: M. Lynch, maire de Bordeaux, parut à Wellington mériter une démarche, et Bordeaux fut à l'instant au pouvoir de l'étranger.

D. M. Lynch céda par attachement pour les Bourbons , dont son cœur généreux désirait le retour; mais que faut-il penser de la manière dont il tint ses sermens en-vers la gouvernement impérial?

R. île temps présent est l'arche du Seigneur:
Qui la touchait d'une main trop hardie,
Puni du Ciel, tombait en léthargie. »

D. Revenons au maréchal Soult. Etait-il encore près d'Agen?

R. Voyant que , toujours 6éparé de Suchet, il devait soutenir avec 20,000 hommes, le choc de 80,000, il jugea convenable d'avoir pour lui les accidens du terrai^, et il vint prendre position en avant des remparts de Toulouse. Wellington l'y suivit, et le 10 avril, le feu s'étendit avec une telle fureur qu'à la fin du jour 18,000 Anglais avaient servi d'hécatombe aux mânes des guerriers français dont l'Espagne fut le tombeau. Soult attendait impatiemment l'arrivée de Suchet, qui était encore à vingt lieues de lui. Leur jonction aurait infailliblement amené la perte des compagnons de Wellington, si une dépêche, annonçant la conclusion de la paix, n'avait arrêté leurs bras prêts à frapper de nouveaux coups.

1). Quelle opinion avez-vous de la guerre d'Espagne?

R. Je la crois impie pour deux raisons. La première, est que nous fûmes agresseurs, la seconde, que nous fûmes vaincus. Il n'en est pas d'un gouvernement comme d'un particulier : le seul tort que peut avoir un gouvernement est de perdre sa prépondérance, et il les a tous dès qu'il a celui-là : c'est le lion devenu vieux; il n'est pas jusqu'à l'àue qui ne se fasse un devoir de lui donner un coup de pied.

GUERRE DE RUSSIE.

J). Bien dos gens mettent la guerre de Russie sur la même ligne que celle d'Espagne; que faut-il en conclure?

R. Qu'il existe en France beaucoup de gens parlant de tout sans rien connaître.

D. A quoi attribuez-vous donc la guerre de 1812?

R. Au seul orgueil blessé : humllié de s'être vu réduit à embrasser son vainqueur pour subir d'épouvantables conditions, Alexandra

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