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Philippon rendait nuls tous ses efforts contre Badajoz, prit le parti de retourner en Portugal. -

D. Comment Wellington opéra-t-il sa rentrée en Portugal ?

R. Comme il avait opéré sa sortie, c'està-dire, en se battant. Soult atteignit, près d'Albuera, le général Beresford, et l'attaquant dans la proportion d'un contre deux, lui tua 1 2,ooo hommes le 15 mai. Comme, malgré cette perte, l'ennemi restait encore assez sort pour espérer triompher de ses vainqueurs, Masséna fondit sur Wellington, et le combattit pendant deux jours de la manière la plus acharnée.

D. En quel lieu ? | R. Près d'Alméida. Cette place étant complétement investie, et les Français ne pouvant espérer de la soustraire aux Anglais, Masséna décida que son commandant, le général Brenier, détruirait les fortifications, et se ferait jour à travers les lignes de l'ennemi pour venir rejoindre l'armée. Mais la grande affaire était de lui en faire parvenir l'ordre. Un soldat dévoué se présenta, fut accepté et, partit. Ce brave affronta tous les genres de

périls, et arriva tout sanglant à sa destination. M,

Les Anglais en eurent tant de dépit, qu de leurs généraux se brûla la cervelle. Il» avaient d'autant plus raison que Brenier venait de les culbuter pour rejoindre Masséna D. N'est-ce pas vers ces temps que Mas léna revint en France?

R. Des causes de santé obligèrent de le remplacer par le maréchal Marmont. JD. Que se passait-il en Andalousie? /{. Cette province venait de retomber au pouvoir des alliés. Pour la reconquérir, les nrmées du Midi et du Porlugal s'y portèrent précipitamment. Elles rencontrèrent aux environs de Séville l'ennemi qui les attendait. Arriver, combattre et vaincre, ne furent pour elles qu'une même chose. De 20,000 qu'ils étaient les Espagnols se virent réduits à 400o: encore ces misérables lambeaux n'échappèrent-ils à la mort qu'en fuyant vers Murcie et Carthagènc.

JD. Que faisait pendant ce temps le maréchal Suchet?

R. Il assiégeait et prenait à la fpis 18,000 ennemis rassemblés dans les murs de Tarragone; recevait pour ce beau fait d'armes le bâton de maréchal d'empire, écrasait ensuite vn corps nombreux sur les hauteurs de Puck, T5t terminait la campagne par l'occupation des -villes d'Alcira, de Sagonte , de Gaudia, de I>cnia, de Vabure et de Saint-Philippe. La reddition de cette dernière ville coûta aux Espagnols, 2o,000 hommes et la personne du général Black.

D. Quelle était, en 1812, la situation de l'armée d'Espagne?

R. Déplorable. Emporté par des vues politiques , que je détaillerai en leur lieu, l'empereur venait de l'affaiblir pour augmenter les forces qu'il destinait à marcher contre la Russie. Alors on vit les Anglais s'emparer des places de Ciudad-Rodrigo que nous avions reconquise, de Badajoz qui ne] s'était jamais rendue, et de beaucoup d'autres qui se se» raient encore défendues long-temps si elles avaient vu qu'il fût un jour possible de les délivrer.

D. Que fit Mafinont dans cette grande conjecture?

H. Il repassa la ï)uero pour attaquer l'ennemi sous les murs de Salamanque. Tous ses efforts furent inutiles : 500o hommes perdus sans fruit, l'obligèrent a se reployer sur Burgos-, et à abandonner aux Anglais, Madrid, Yalladolid, et toute l'Andalousie.

D. Wellington poursuivit-il le cours de ses

avantages?

Jr. Il s'attachait aux pas do Marmont, lorsque Soult, arrivant au secours de son collègue , obligea le général anglais à se retirer luimême sur Fuento-Quinaldo. Ce mouvement fut le dernier de la campagne, et l'on peut dire que la campagne finit par un coup de foudre : bloqué dans un fort qui domine Burgos, le commandant Dubreton fit'jouer ses'

mines , et des milliers d'Anglais furent en

1, .

glontis.

D. A quelle époque s'ouvrit la campagne de 1813? . jR. Au commencement de juin.

D. Quelle était la position des Français relativement à leurs adversaires?

B. Comme, indépendamment de l'immense supériorité de leur nombre , ceux-ci avaient pour eux la masse entière de la population, on peut dire sans hyperbole, que les Français luttaient dans la proportion d'un contre dix.

D. Que fit le maréchal Soult contre tant d'ennemis? . ,

R. Ce n'était déjà plus lui qui commandait. Napoléon venait de l'appeler en Saxe-, et il était remplacé par îc ïu&réohal Jourdan.

. D. Dans cft cas que fit Jourdan?

R. II détruisit les fortifications de Burgos , et se retira, sans cesser de combattre, jusque sur les Lords de l'Ebre.

I). Wellington l'y suivit-il? R. Oui, et une bataille terrible, près ce Yittoria, signala la rencontre des deux armées. D. Qu'en résulta-t-il pour les Français? R. La plus effroyable déroute. Voyant que son armée pliait, Jourdan voulut du moins sauver son matériel, et ordonna que son gvand parc de réserve fût à l'instant dirigé sur Pampeluiie. Mais par une de ces fatalités qui déjouent toutes les combinaisons de la prudence , un charriot qui se trouva renversé sur la route , barra le passage et coupa la retraite. En un instant, soldat, chevaux, femmes, canons, enfans, bagages , tout se trouva pêlemêle, et l'ennemi survenant tout-à-coup au milieu de cette foule éperdue, rendit plus épouvantable encore l'affreux désordre qui s'en était emparé. Nous y laissâmes 6000 hommes et 200 pièces de canon.

D. Le roi Joseph suivait l'armée; que fit-il en voyant cette déroute? ; R. Me prenant conseil que de lui-même, quitta l'Espagne et revint en France. Le»

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