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se porta sur Zurich qu'il reconquit sur les Autrichiens et les Russes, après quinze jours de combats acharnés. (8 octobre 1799) Suworow y perdit 5o,ooo hommes, 1 oo pièces de canon, quinze drapeaux et tous ses ba

gages. # D. Quel parti prit-il dans cette conjonc# ture ? # R. Celui d'écrire à l'archiduc « qu'il ces# sait de saire cause commune avec des géné- raux qui s'étaient laissé battre pour lui don: ner l'humiliation de fuir devant des Français. » # Il reprit en effet le chemin de la Russie , et $ fit partager au Czar toute sa fureur contre # les Autrichiens. # D. Quelles furent pour nous les suites de : ce mécontentement ? # R. Un ennemi de moins à combattre : Rom# pant avec l'Autriche, Paul Io se retira de la

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· CAMPAGNE DE 1799,
En Batavie.

D. QUI reporta la guerre sur ce point de nos conquêtes ? R. L'Angleterre et la Russie. D. Quel était leur dessein ? | . R. De faire une diversion favorable aux armées que la coalition entretenait en Suisse. - D. Quelle était la force des parties ? R. 2o,ooo Français contre 47,ooo alliés. La différence étâit extrême, sans doute, mais nos braves étaient commandés par le général Brune. N D. Détaillez-moi les premières opérations. R. Mouillant, le 26 août, dans le Pas duTexel, la flotte anglaise du duc d'Yorck rejeta jusque sur le Keeten, le général Daendels, qui s'était établi sur les dunes pour s'opposer à son débarquement. Alors l'amiral Story, qui commandait pour la France l'escadre hollandaise, fit voile contre la flotte ennemie et lui livra combat. ' , , N D. Story fut-il heureux ? R. On ne saurait l'être moins. Comme les

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opinions divisaient son armée, des murmures s'élevèrent parmi les soldats, et bientôt toute l'escadre fut en insurrection. D. Que prétendaient les rebelles ? R. Se joindre aux Anglais, et c'est à quoi l'amiral Story fut lui-même entraîné. D. Que fit Brune dans cette conjecture ? R. Comme les vents contraires retardaient encore l'arrivée des Russes, il conçut l'espoir de battre les Anglais et les attaqua sur la digue de Zyp. Notre infanterie venait de prendre la fuite, lorsque le duc d'Yorck se présenta suivi de nombreux renforts. C'était près de Bergen. Pour ne pas laisser aux Français le temps d'en recevoir eux - mêmes, il reprit l'offensive le 19 septembre ; mais cette fois la victoire lui fut infidèle, et ses 55,ooo hommes furent complétement défaits par les 25,ooo républicains. D. Tous les 55,ooo hommes étaient-ils Anglais ? R. On comptait parmi eux r5,ooo Russes amenés par le général Herman. Ce général fut tellement indigné de la conduite de ses alliés dans cette affaire, qu'il écrivit sur-lechamp au duc d'Yorck : Général-duc, nous aurions infailliblement gagné la lataille si les Anglais m'avaient secondé, mais vous ne commandez qu'à des lâches; et cette opinion s'était si fortement accréditée chez les Russes, que les prisonniers de cette nation demandaient comme une grâce de n'être pas confondus : avec les Anglais. D. Comment les Français se conduisirentils envers les vaincus ? R. Avec tant de grandeur qu'ils s'en firent adorer. Un officier gourmandant un soldat sur ce qu'il oubliait ses propres besoins pour ne songer qu'aux blessés ennemis : A-t-on faim, répondit le soldat, quand il reste de belles actions à faire ? | D. Battu à Bergen, le duc d'Yorck ne pritil pas sa revanche ? R. Pour son malheur il nous enleva l'excellente position d'Alkmaer. Alors le général Brune l'attaqua dans sa conquête, et le défit de telle sorte qu'il fut réduit à demander une capitulation. D. A quelle condition l'obtint-il ? R. D'évacuer, pour le 5o novembre, toutes les parties du territoire batave, d'en laisser les Français libres et tranquilles possesseurs, de consentir à un échange de prisonniers, et de renvoyer, sans leur permettre aucun débarquement, tous les vaisseaux qui viendraient , avec des renforts pour l'armée combinée.

GUERRE D'ÉGYPTE.

D. AYANT dompté le continent, de quoi s'occupa le Directoire ? *R. De fonder, en Egypte, une colonie puissante pour rendre cette belle contrée l'entrepôt du commerce de la France avec l'Inde. D. A qui le Directoire en dût-il l'idée ? R. A Bonaparte, qui la conçut pendant les négociations de Campo-Formio. Ce général avait fait venir de Milan ceux des ouvrages de la bibliothèque Ambroisienne qui traitaient de cette matière; et l'on s'aperçut, lorsqu'il les rendit, qu'ils étaient tout couverts de notes aux pages les plus relatives à ses vues. D. A qui le Directoire confia-t-il le commandement de l'expédition ? R. A Bonaparte. Maître absolu des mesures à prendre, Bonaparte avait comme à ses ordres, les ministres de la guerre, des finances et de la marine. Par la prodigieuse activité de ses soins, Toulon vit, en moins de deux mois,

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