Abbildungen der Seite
PDF
EPUB

qu'il donna sa démission pour n'avoir plus sous les yeux tous les genres de calamités : Masséna eut dès-lors le commandement en chef.

D. Comment opéra Masséna ? '

· R. Comme on devait l'attendre d'un général tel que lui. Secondé par Lecourbe, Menard, Soult, Humbert, Oudinot, Molitor, il battit l'ennemi à Zernetz, à Lucisteig et sur le lac de Lucerne. -

D. L'archiduc ne remporta-t-il aucun avantage ? - · · · .

R. Malheureusement pour nous il réattaqua le général Humbert dans Lucisteig, et nous rendit désormais impossible l'occupation du pays . des Grisons. Masséna s'en vengea sur la rive gauche de la Thur. Par lui, les Autrichiens

· furent taillés en pièces, et deux de leurs

princes tombèrent en nos mains. · D. Masséna conserva - t - il long-temps la position qu'il avait conquise ? R. Jusqu'au lendemain. Se voyant sur le point d'être tourné, il en partit pour se reployer successivement sur les rives de la Toss, et dans le camp retranché de Zurich. . D. L'ennemi le poursuivit-il ? | R. Oui, et très-ardemment. C'est là que

Masséna vengea sa gloire offensée (2 juin. ) Par lui, les Autrichiens furent chassés avec une perte énorme de Waltiker, de Zoliken et de Ripach.

D. Quels mouvemens faisait le général Lecourbe ? R. Il s'emparait de la vallée d'Urseren pour appuyer la droite de notre ligne. D. Et l'archiduc ? R. Il venait camper sur la rive orientale , du lac de Zurich. D. Si près de l'ennemi, que fit Masséna ? R. Il sortit de ses retranchemens pour attaquer l'archiduc : ce coup audacieux n'eut · aucun succès. Repoussé, Masséna dut abandonner ses ouvrages et la ville, pour se porter sur les montagnes de l'Albis. D. Que fit alors le prince autrichien ? R. Il conçut le projet de se joindre à l'armée de Suworow, qui n'était plus qu'à une légère distance; mais il en fut constamment empêché, et, de dépit, le prince quitta la Suisse avec une forte partie de son armée pour aller secourir les villes de Philipsbourg et de Manheim, qui étaient vivement pressées par Bernadotte. D. Où était Suworow ?

H. Au pied du mont Saint-Gotliard. A l'aspect de ces pics sourcilleux , les ltusses encore tout enchantés du ciel de l'Italie , déclarèrent nettement à leur général qu'ils refusaient d'avancer. Pour toute réponse, Su-worow fit creuser une fosse sur le chemiu -qu'il .fallait suivre, se dépouilla de ses vêtemens et s'y coucha de son long. Couvrez-moi de terre, dit-il aux rebelles , et abandonnes -votre général; vous n'êtes plus mes enfans,je ne suis plus votre père, je n'ai plus qu'à mourir.

£>. Quel fut l'effet de ce bizarre discours? R. De faire tomber l'armée russe aux genoux de son chef: inondés des pleurs du repentir, tous les soldats demandèrent qu'on les conduisit aux Français par les sommets les plus escarpés du Saint-Gothard.

D. Qu'entreprit Masséna pour n'être point froissé par la concentration qui se préparait?

R. De faire attaquer, par les 1200 hommes du général Molitor, les 6000 Autrichiens du général Hotze. Les Français occupaient des hauteurs. Leurs munitions étant épuisées, ils lancèrent du sommet des monts des rochers qui écrasèrent l'ennemi sous le poids de leurs masses bondissantes. Alors Masséna se porta sur Zurich qu'il reconquit sur le s Autrichiens et les Russes, après quinze joui s de combats acharnés. (8 octobre 1799) Sitworow y perdit 3o,00b hommes, 100 pièces de canon, quinze drapeaux et tous ses bagages.

D. Quel parti prit-il dans cette conjoncture?

Jr. Celui d'écrire à l'archiduc «qu'il cessait de faire cause commune avec des généraux qui s'étaient laissé battre pour lui donner l'humiliation de fuir devant des Français. » Il reprit en efl'et le chemin de la Russie , et fit partager au Czar toute sa fureur contre les Autrichiens.

D. Quelles furent pour nous les suites de jee mécontentement?

R. Un ennemi de moins à combattre: Rompant avec l'Autriche , Paul Icc se retira de la coalition. ,

CAMPAGNE DE 1799,

En Batavie.

D. Qui reporta la guerre sur ce point de nos conquêtes?

. L'Angleterre et la Russie.

D. Quel était leur dessein?

jR. De faire une diversion favorable aux armées que. la coalition entretenait en Suisse.

D. Quelle était la force des parties?

H. 2o,000 Français contre 47>00o alliés. La différence était extrême , sans doute, mais nos braves étaient commandés par le général Brune. ^.

D. Détaillez-moi les premières opérations.

R. Mouillant, le 26 août, dans le Pas duTexel, la flotte anglaise du duc d'Yorck rejeta jusque sur le Keeten, le général Daendels, qui s'était établi sur les dunes pour s'opposer à son débarquement. Alors l'amiral Story, qui commandait pour la France l'escadre hollandaise , fit voile contre la flotte ennemie et Lut livra combat. > , y

D. Story fut-il heureux? ,

R, On ne saurait l'être moins. Gomme les*

« ZurückWeiter »