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main que le général américain Dearborn exécuta, le 26avril, en se rendant maîtred'Yorck, capitale du Haut-Canada, située sur la rive septentrionale du lac Ontario, et renfermant des magasins considérables. Les lacs qui séparent le territoire des Etats-Unis du Canada, devinrent dès-lors le principal théâtre de la guerre.

Un parti américain ayant pris poste au pied des Rapides du Miami qui se jette dans le lac Erié, le colonel Proctor, à la tête de 900 Anglois et 1200Indiens, l'attaqua le 1. "mai; mais il fut luimême attaqué sur ses derrières par i3oo Américains , auxquels le général Clay avoit fait descendre la rivière. Le combat fut sanglant. Les Américains perdirent plus de 1000 hommes en tnés ou blessés; néanmoins Proctor, abandonné, après le combat, par les Indiens, fut obligé de se retirer. Le général Dearborn, à la tête de 10,000 hommes, s'embarqua sur le lac Ontario, et attaqua, le 27 mai, le fort George, dont il s'empara; il poussa ensuite plus loin, et prit Queenstown et le fort Erié. Plusieurs actions qui eurent lieu pendant l'été furent trop peu décisives pour qu'il soit nécessaire de les rapporter ici. La flottille angloise sur le lac Ontario , commandée par sir James Yeo, tint en respect celle des Américains, qui étoit sous les ordres du commodore Chauncey. Un combat que ces deux officiers se livrèrent le 28 septembre ne fut pas décisif. Les Américains furent plus heureux sur le lac Erié. Leur commodore Perry détruisit, le 10 septembre, la flottille angloise commandée par le capitaine Barclay. Par suite de ce désastre , les Anglois abandonnèrent le territoire de Michigan ,. excepté Michilimaknak, et évacuèrent tous leurs ports dans le Haut-Canada au-delà de la grande rivière. En effectuant cette retraite, le général détruisit les fortifications d'Amherstburg et Détroit. Vers la fin de l'année, sir George Prévost rassembla toutes les forces angloises pour chasser les Américains de leurs positions du Canada; il y réussit à la suite-de différentes actions: les Anglois s'emparèrent même, le 18 décembre, du fort Magara, qui leur ouvrit l'entrée du territoire des Etals-Unis.

Un message que le président adressa au congrès, le 3i mars 18i4, proposa dlautoriser l'exportation des Etats-Unis sur navires américains ou appartenant à .des sujets des puissances amies, et de rapporter les lois prohibitives de marchandises n'étant pas la propriété des ennemis. Le président fit cette démarche à cause du méoontentementquirégnoit dans ceux des états qui s'adonnent principalement au commerce, et à cause de la diminution que les finances de la république avoient éprouvée par suite des actesprécédens. Immédiatement après» les actes d'embargo et de non importation furent annullés. La joie que cet événement causa fut un peu diminuée par une proclamation que l'amiral CochranepubliaàlaBermudele 2$ avril. et qui annonça que le blocus des ports amériricains, qui jusqu'alors ne s'étendoit que des limites méridionales des Etats-Unis jusqu'au golfe de Long-Island et au port de New-York, comprendroit dorénavant toutes les côtes septentrionales dela république. La raison alléguée étoit le grand nombre de vaisseaux de guerre que les Américains équipoient dans les ports qui avoient été laissés ouverts.

Les Hottes britanniques ne se contentèrent ug"1' pas de bloquer seulement les ports américains: elles inquiétèrent fréquemment les côtes par des menaces de descentes. Norfolk d'un côté, et Baltimore de l'autre, furentprincipalement menacés. Le4 mai 18i4, les Anglois dirigèrent une attaque sur la dernière ville, et y brûlèrent beaucoup de magasius. lis effectuèrent en Virginie une descente qui fit craindre pour le sort des plantations. Au mois de juillet, une escadre angloise remonta le Potowmac, et débarqua des troupes à Warpenberg et Annapolis. On accuse les Anglois d'avoir excité les Nègres à la révolte, comme ils avoient armé les indigènes contre les Américains.

Ceux-ci préparaient un armement considérable sur le lac Ontario, et y équipoient un grand vaisseau qui devoit porter 6/| canons. Pour le détruire, le général Drummond, assisté de la flottille du commodore sir James Yeo , dirigea, au commencement de mai, une attaque contre le fort américain Oswego, qui fut pris et détruit avec tous les magasins et effets navals que les Américains avoient réunis sur ce point.

Un corps américain de 6,000hommes, commandé par le général-major Brown, passa la rivière de Niagara le 3 juillet, et entra en Canada; le 5, il livra, près de Chippawa, un combat sanglant au général anglois Riall qui y perdit beaucoup de monde. Il se retira sur le fort Niagara, et les Américains occupèrent Chippawa. Les forces britanniques en Canada furent augmentées, à cette époque, par l'arrivée de vieilles troupes qui, ayant servi sous Wellington en Espagne, avoient été embarquées à Bordeaux. Le général Drummond joignit Riall avec un renfort, et livra, Je 25 juillet, au général Brown un combat où l'on se battit avec une telle fureur, que des artilleurs anglois furent attaqués à la baïonnette pendant qu'ils chargeoient leurs pièces. La lutte dura depuis six heures du soir jusqu'après minuit; à la lin, les Américains furent obligés de se retirer au-delà de Chippawa , jusqu'au fort Erié.

Ce fut au mois d'août que le vice - amiral sir Alex. Cochrane et le général Robert Ross exécutèrent un coup qui prouve, de la part du gouvernement des Etats-Unis, une imprévoyance et une incurie inconcevables. Etant entré dans le Chesapeak, l'amiral apprit que le commodore américain Barney , avec la flottille de Baltimore, s'étoit mis à l'abri à l'embouchure du Patuxent, qui se jette dans le Potowmac. Cochrane résolut de remonter la rivière pour attaquer la flottille américaine: par cette manœuvre, il couvrit son principal projet qui étoit dirigé contre la ville de Washington , capitale des Etats-Unis , également située sur le Potowmac. Deux routes conduisent à Washington , l'une du port de Tobacco sur le Potowmac, l'autre de Benédict sur le Patuxent: les deux sont à une distance à peu près égale de la ville. L'amiral envoya le capitaine Gordon, avec une partie de sa flotte, bombarder le fort Washington , situé à 12 milles au-dessous de la ville; et, pour faire une diversion, un vaisseau de guerre et quelques petits bâtimens, remontèrent le Chesapeak au-dessus de Baltimore. L'armée de débarquement mit pied à terre, les 19 et 20 août, à Bénédict ; le général Boss marcha avec elle , le 21 , sur Nottingham, et, le 22 , à UpperMarlborough : l'amiral plaça ses matelots dans des canots, et remonta le Patuxent, de manière qu'il longeoit l'armée. Quand on arriva à la station du commodore Barney, cet officier , sans attendre l'attaque, mit le feu à ses vaisseaux , au nombre de 17, dont un seul échappa à la destruction pour tomber dans les mains des Anglois. Quoique le général Boss n'eût que 6,000 hommes, cependant la lâcheté que les troupes américaines avoient montrée et la proximité du chef-lieu de la république le

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