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« Art. 20. La navigation sur les eaux qui, d'après la teneur de ce traité, doivent former la limite entre la France et la Hollande, sera entièrement libre pour les bâtiinens des deux nations, l'une à l'égard de l'autre , sans qu'aucune entrave, sous quelque dénomination que ce soit, puisse être mise par aucun des deux pays. » , •."

« Art. 21. La Hollande sera indemnisée, ou bien il lui sera restitué en nature les canons,1 attirails et munitions de guerre contenus dans les places fortes cédées. Il sera nommé à cet effet des commissaires de part et d'autre, pour terminer ce travail au plus tard six semaines après l'échange des ratifications. »

« Art. 22- Toutes les pensions civiles et militaires en faveur des habitans des pays cédés, payées jusqu'ici par la Hollande, seront, à dater du jour de l'échange des ratifications, à la charge de la France. »

« Art. 23. Toutes les affaires en litige dans les pays cédés, seront jugées d'après les lois et coutumes de la Hollande.. »,

« Art. 24- II sera libre 4 lout habitant des pays eédés de transporter son domicile et ses biens en Hollande, seulement jusqu'à la fin de, l'année suivante, »

« Art. 25. Tous les avantages pécuniaires, résultant de droits quelconques non abolis en Hollande, seront conservésaux propriétaires.»

Quoique tous cesarticles fussent fondés dans la justice la plus rigoureuse , Louis Buonaparte n'en put faire admettre aucun. Il signa le traité tel qu'il avoit été dicté par le tyran. On se persuade difficilement qu'après être descendu à ce degré d'humiliation, Louis Buonaparte ait pu espérer qu'il conserveroit le moindre degré d'indépendance, ou qu'il lui seroit dorénavant possible d'opérer le moindre bien: toutefois il eut le courage de l'essayer. Revenu dans son royaume au commencement d'avril 1810, il éprouva bientôt la vanité d'un pareil espoir. Son frère employa contre lui cette tactique dont les anciens Romains, ces brigands du monde, avoient donné l'exemple, et qui consiste à commettre d'abord une injustice, et à rejeter ensuite sur la victime innocente la faute de tous les résultats. Le nouveau système de douanes que le traité du 16 mars 1810 avoit prescrit, ne pouvoit être établi sans éprouver de la résistance. Le mécontentement des Hollandois fut d'autant plus grand, que ces négocians expérimentés ne se faisoient pas illusion sur la chimère de Buonaparte de détruire le commerce anglois par des mesures vexatoires, dont tout le poids retomboit sur les habitans du continent. La haine contre les François étoit sur le point d'éclater par un mouvement populaire; des insultes que reçurent les gens de l'ambassadeur de Buonaparte en furent les symptômes non équivoques ; celui-ci fit entier

en Hollande 20,000 hommes qui s'approchèrent de la capitale. C'étoit là le coup que Louis Buonaparte avoit voulu éviter. L'explication donnée sur la marche des troupes par le chargé d'affaires de France fut si menaçante 1, qu'elle acheva de dégoûter Louis d'un trône où il n'auroit jamais dû monter. Il résolut d'abdiquer, et il l'annonça, le i.er juillet, au corps législatif de la Hollande, par un message qu'on liroit avec plaisir, si le rédacteur n'avoit eu malheureusement l'intention de représenter Louis comme un monarque détrôné par une révolution et emportant les regrets de son peuple, tandis qu'il n'étoit que l'instrument fragile d'un usurpateur étranger ,* le tvran qui avoit mis une couronne sur satête, pouvoitla lui arracher, sans que la postérité, qui rendra justice aux bonnes intentions de ce monarque éphémère, regarde cette catastropheautrement que comme un événement trèsordinaire, et fait que pour n'inspirer qu'un foible intérêta. •

"1 Vay. mon Recueil de pièces officielles, Vol. IV,. p. a63.

* On trouve l'acte d'abdication de Louis Buonaparte, daté de Haarlem , le 1." juillet 1810, dans Mjvrten8, Recueil, Vol. XII, p. 334; le message par lequel il annonça sa résolution au corps législatif, dans mon Recueil de pièces officielles , Vol, IV, p. a55; sa proclamation anx Hollandois, dans Mauteks , îbid., p. 3.32; et la proclamation d'Hortense Beauharnais, son épouse, comme régente, ibid., p. 3a6.

Au reste, Louis Buonaparte au lieu de rentrer, avec sa famille, dans l'obscurité qui lui convenoit, prétendit avoir abdiqué en faveur de son fils aîné : cet enfant devoit lui succéder sous la régence de sa mère, assistée d'un conseil. Lui-même chercha un asyle dans les états de la maison d'Autriche, et habita alternative

| ment cette monarchie, la Suisse et l'Italie. Il

resta étranger aux crimes qui souillèrent par la suite la famille dont il étoit membre. Nous dirions même qu'il a mérité l'estime de ses contemporains, s'il étoit bien avéré qu'il ne s'est pas donné le ridicule de réserver, par une protestation, à l'époque du retour de la famille d'Orange, les droits de ses enfans, ainsi que le bruit public l'en a accusé.

Si Louis Buonaparte s'étoit flatté que ses enfans lui succéderoient, Napoléon eut soin de l'en détromper. Irrité au dernier point de la démarche que son frère avoit osé se permettre, il détruisit le royaume d'Hollande qu'il avoit créé lui-même, et le réunit à l'empire françois, par un décret daté de Rambouillet, le 9 juillet 181 o 1. Le sénat fixa, le 13 décembre de la même année, au roi détrôné, un apanage que celui-ci refusa noblement d'accepter. Ainsi disparut cette ombre d'indépendance sous laquelle les septprovinces ci devant florissantes des PaysBas avoient végété depuis quinze ans. Le Rhin cessa d'être la frontière de l'empire françois.

* Voy. MARIENs, Recueil, T. XII, p. 338.

DU CHAPITRE XXXIX

K" T.

,.fcfe d'accord pour le payement de tout ce qui est dit parla république des Provinces-Unies à la république françoise, aux termes du traité de paix et d'.alliance entre, la république françoise et celle des ProvincelUnies, en date du 37 floréal, Ûan IIIde la république françoise, ou 16 mai f]g5, convenu entre le citoyen Anne-Alexandre-Marie Thibault, représentant du peuple françois , membre du conseil des cinq-cents, et commissaire du gouvernement, actuellement en mission dans la république des Provinces- Unies , muni des pouvoirs nécessaires du gouvernement françois , en date .du $4 frimaire, l'an IVde la république françoise une et indivisible, et les citoyens Corneille van derHoqp}fils,de Gysbert, et Mioalas fan Stçphorst, représentons du peuple , députés l'assemblée provisoire des représentons du peuple de la Hollande et membres de l'assemblée de LL. HH. JPP. , .commissaires de la république des Provinces-finies , nantis des pouvoirs nécessaires par LL. HH. PP. les Étatsgénéraux, suivant la résolution du 28 décembre tj$5.

Art. 1".

ta république des Provinces-Unies s'engage de faire tout ce qui est nécessaire pour effectuer que tout ce qui reste à payer des trente, millions déjà échus soit payé durant le cours du mois de janvier

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