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l'armée par un ordre du jour, daté de Littau, le 51 juillet.

Le prince de Lichtenstein prit, dans le premier moment, le commandement; mais, peu de temps après, l'empereur se déclara lui-même généralissime, et nomma son lieutenant l'archiduc Jean : celui-ci s'adjoignit Bellegarde, Malgré ce changement, on regarda toujours le prince de Lichtenstein et le général Duka comme ayant la principale direction des affaires militaires,

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Paix de Schœnbrunn.

Négoc»ations Aucune négociation n'est moins connue que chc'ju»France, celle qui précéda la paix de Schœnbrunn. Elle se prolongea pendant trois mois, sans qu'on sache les raisons de ce retard. Les conférences commencèrent, le 17 août, à Altenbourg en Hongrie , entre M. de Champagny et le comte de Metternich, assisté du comte de Nugent. Il paroît que l'espoir d'un changement qui pourroit être opéré par la diversion des Anglois sur la côte de la Zéelande , fut une des causes qui en-, gagèrent l'Autriche à différer la signature de la paix; peut - être aussi attendoit-on l'arrivée d'un plénipotentiaire russe qui ne vint pas. L'empereur Francois annonça à ses peuples le vœu de la paix par la proclamation suivante:

Mes bien - aimés sujets et mes ennemis même savent que ni l'esprit de conquête ni aucune passion ne m'a porté à prendre les armes. Notre conservation et notre indépendance, une paix, compatible avec l'honneur de la couronne, et dans laquelle mes peuples pussent trouver la sûreté et la tranquillité, ont été de tout temps le but unique de mes efforts. La fortune inconstante des armes ne répondit pas à mon attente; l'ennemi pénétra dans le cœur de mes états, et leur fit éprouver toutes les dévastations qui peuvent être les suites d'une guerre implacable et d'une haine sans bornes; mais en même temps il connut l'esprit public de la nation et la bravoure de mes armées. Cette expérience qu'il a acquise au prix de son sang, et mes soins inaltérables pour le bonheur de mes états, ont amené le rapprochement actuel pour une négociation. Mes plénipotentiaires se sont réunis à ceux de l'empereur des François. Mon vœu est pour une paix honorable, une paix dont les conditions rendent sa durée possible et probable. La valeur de mes armées, leur courage inébranlable, leur patriotisme, leur désir de ne poser les armes que lorsqu'on aura obtenu une paix honorable, na me permettront jamais d'accéder à des condition» qui menaceroient d'ébranler les fondemens de la monarchie, et qui, après tant de nobles sacrifices , après avoir versé tant de sang pour la patrie , nous déshonoreroient. L'esprit sublime qui anime l'armée m'est un sûr garant que si l'ennemi nous méconnoisgoit, nous finirions par obtenir la récompense due à notre courage.

Donné à Comorn , le 16 août 1809.

Signé Francois.

Vers la fin de septembre , les deux négociateurs quittèrent Altenbourg, sans qu'il transpirât rien du résultat de leurs conférences; mais, le 27, le prince Jean de Lichtenstein arriva à Schœnbrunn avec les pouvoirs nécessaires pour conclure la paix, et elle fut signée le 10 octobre 180g1.

'Ce traité a été imprimé en français et en allemand à l'imprimerie impériale de Yienne, et publié en françois

La paix, arrêtée par le ier art., est déclarée; par le 2.e, commune aux frères et beau-frère de Buouaparte , assis sur les trônes d'Espagne, d'Hollande et de Naples; aux rois et grandsducs de la confédération du Rhin, qui, ainsi que le prince-primat, y sont nommés séparément, et à tous les princes de cette confédération.

U article 3 renferme les sacrifices que la paix impose à l'Autriche, sous les cinq rubriques de cessions faites pour faire partie de la confédération du Rhin, cessions faites à Btionaparte sans condition, cessions faites au roi de Saxe comme tel, cessions faites au roi de Saxe comme duc de Varsovie, cessions faites à la Russie.

Les cessions faites à Buouaparte pour en être disposé en faveur des souverains de la confédération du Rhin, sont le pays de Salzbourg et de Berchtolsgaden et une partie de la HauteAutriche ; savoir, ce qu'on appelle le quartier de l'Inn , et à peu près la moitié du quartier dit de Hausrùck, en réservant à l'empereur d'Autriche la propriété des bois dépendans du domaine de Mondsée et situés dans la partie cédée. La possession de ces bois est indispensable à l'Autriche pour exploiter les salines de Mondsée; elle ne la conserve néanmoins que comme propriété particulière, sans aucun droit de souveraineté. L'article ne nomme pas le quartier de l'Inn et celui de Hausrùck: il

dans le Moniteur du 29 oclobre 1809. On le trouve dans Martjens, Rec., T. XII, p- 210.

exprime la cession d'une autre manière, en traçant une ligne du Danube jusqu'au lac d'Atter. Nous avons dit ailleurs" que les commissaires chargés de tracer la ligne d'après le texte de l'article, reconnurent l'impossibilité de l'admettre, parce que les rédacteurs du traité s'étoient servis d'une carte fautive. Nous avons en même temps fait connoître la ligne rectifiée, et avons dit que Buonaparte disposa des pays dont nous venons de parler, en faveur du roi de Bavière. Salzbourg et Berchtolsgaden n'avoient été réunis à la monarchie autrichienne que par la paix de Presbourg : le quartier de l'Inn, démembrement de la Bavière, avoit appartenu à cette monarchie depuis la paix de Teschen ; mais le quartier de Hausrück étoit une des plus anciennes possessions de la maison de Habsbourg. Les cessions faites à Buonaparte directement se composent : 1.° Du comté de Görtz ou Gorice et de celui de Montefalcone, qui formoient le Frioul autrichien. Le comté de Görtz faisoft partie de la monarchie autrichienne depuis 15oo, année où s'éteignit la famille des comtes de Görtz. La convention de Fontainebleau du 1 o octobre 18o7 o, par laquelle l'empereur

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