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clamation suivante de l'empereur d'Autriche , adressée à ses fidèles Tiroliens.

Après des malheurs considérables, et après que l'ennemi eut occupé la capitale de la monarchie , mon, armée a réussi à battre ilérativement dans le Marehfeld, les 21 et 22 mai, la grande armée françoise commandée par Buonaparte lui-même., et l'a rejetée, avec une grande perte, au-delà du Danube. L'armée et la nation autrichiennes sont animées de plus d'enthousiasme que jamais; tout fait espérer de grands événemens. Plein de confiance en Dieu et la justice de ma cause, je déclare à mon fidèle comté deTirol, y compris le Vorarlberg, qu'ils ne seront plus séparés du corps des états autrichiens, et que je ne signerai de paix qui n'attache ce pays indissolublement à ma monarchie. Aussitôt que possible mon frère bien-aimé , l'archiduc Jean, se transportera en Tirol pour être le chef et le protecteur de mes fidèles Tiroliens, jusqu'à ce que tous les combats soient éloignés de leurs frontières.

Wolkersdorf, le 29 mai 1809.

Signé François.

Déjà les Autrichiens et les Tiroliens s'étoient rendus maîtres de tout le pays, à l'exception de Kufstein , lorsqu'on reçutla nouvelle de l'armistice de Znaïm: l'article 4- statua que les Autrichiens évacueroient le Tirol et le Voralberg, qui furent ainsi abandonnés à la discrétion d'un ennemi exaspéré.

Ce fut alors que Hofer, sans autre assistance que la confiance que son nom inspiroit aux ix. . 17

Tiroliens, se mit à leur (ête, résolu de sauver sa patrie de la domination étrangère. Trois divisions de Bavarois, sous les ordres du prince royal, et des généraux Wrède elDeroy, commandés en chef par un François, Drouet, comte d'Erlon, se mirent en marche, le 17 octobre, pour soumettre les insurgés. Ils forcèrent, le 25 octobre, l'importante position de Scharnitz, et effectuèrent, le 12 novembre, leur jonction avec Eugène Beauharnais , qui étoit venu par Villach. Hofer lui annonça sa soumission et ordonna aux Tiroliens de se séparer. Cet ordre est du 8 novembre mais une proclamation du général Drouet ayant ordonné que tout Tirolien qu'on trouveroit les armes à la main seroit regardé comme bandit et puni de mort, et que tout village dont les habitans maltraiteroient le militaire, seroit brûlé, Hofer déclara, le i5 novembre, qu'on l'avoit trompé, et appela de nouveau ses compatriotes aux armes; mais la résistance ne fut que foible: les exécutions que les généraux françois ordonnèrent répandirent la terreur; Maximilien-Joseph, dont le caractère doux et clément désapprouvoit ces actes de sévérité, offrit un pardon généreux, et les Tiroliens se soumirent une seconde fois

Hofer , dont la tête avoit été mise à prix, se cacha dans les montagnes de la vallée de Passey ; il fut trahi par un de ses adhérens pour 3oo ducats. Il fut arrêté le 27 janvier 1810, conduit à Mantoue, condamné à

En Pologne, l'Autriche eut à s'opposera un I»- Russia prend nouvel ennemi qui se présenta. Un article offi- v" * ,u"r"' ciel de la gazette de la cour de Pétersbourg du avoit fait pressentir les intentions de la Russie. Le voici.

«Lapaix entre la France et 1*Autriche, qui éloît long-temps douteuse, a été rompue. D'après les dernières nouvelles, les Autrichiens sont entrés dans le duché de Varsovie et dans les états de Saxe et de • Bavière. Le flambeau de la guerre qui s'étoit éteint sur le continent, a été de nouveau allumé ; et d'après l'enchaînement des circonstances, toutes les puissances européennes doivent de nouveau y prendre part.

a Les armeniens de l'Autriche ont amené cette guerre. La Russie ne pouvoit les envisager d'un œil indifférent. Tous les moyens ont été employés pour étouffer la guerre dans sa naissance; on est allé jusqu'à offrir la garantie de la Russie pour la possession tranquille des états autrichiens; ou a déclaré en même temps qu'en vertu de l'alliance subsistant avec la France, toute tentative pour changer l'ordre de chose actuel seroit regardée comme une violation des droits fondés sur les conventions qui réclament l'appui des armes.

mort le 19 février, et fusillé le lendemain. On doit dire à l'honneur du roi de Bavière qu'il sollicita auprès de Buonaparte la grâce de cet homme simple, humain et religieux, qui n'avoit ni ambition , ni assez de moyens pour être dangereux. On peut voir, sur la guerre du Tirol, l'ouvrage intéressant de M. Bartholdi, intitulé: Darstelrung des Kriegs der Tiroler Landleute im Jahr 480g, Berlin i8i4, in-8°.

« L'Autriche ne rejeta pas ces ouvertures pacifiques ; mais elle prétendit qu'elle ne prenoit que des mesures défensives qui n'avoient leur motif que dans la crainte de dangers, qu'elle ne faisoit qu'une guerre défensive, et que, de son côté, elle ne romproit pas la paix.

« Les événemens ont prouvé combien peu on pouvoir se fier à ces assurances. Les mesures de défenses, augmentées sous main, finirent par devenir offensives. A la place de la crainte qu'on affectoit, on développa des plans ambitieux ; et, avant une déclaration de guerre, on s'empara des états étrangers* L'Autriche, qui sait très-bien comment la Russie se conduira dans ces circonstances, se met au-dessus de toutes les Considérations, aime mieux, renoncer à l'amitié de la Russie et porter la guerre sur nos frontières, que de se désister de ses projets ambitieux.

« En conséquence, la légation russe à Vienne a ireçu l'ordre de quitter celte capitale ; et on a déclaré ;à l'ambassadeur d'Autriche à Saint - iPétersbourg que sa mission diplomatique avoit cessé , et que toutes les relations avec lui et sa cour étoient rompues. »

Quoiqu'enveïoppée dans une double guerre avec la Porte et avec la Suède, la Russie prit part à celle de son allié contre l'Autriche. Le prince Serge Galitzin entra en Galicie au mois de mai1, après avoir publié la proclamation suivan te.

1 Dans le rapport que M Maret fit, le 2i juin i8ia , à Buonaparte, il dit que le c rps avec lequel le prince Galitzin entra en Galicie n'étoitqire de i5,ooo hommes,, au lieu de i5o,ooo que la Russie devoit fournir.

« La Russie ne pouvoit voir d'un œil indifférent la guerre qui a éclaté entre la France et l'Autriche. Ou a (ont fait, de la part de la Russie, pour étouffer ce feu dans sa naissance. On a déclaré, dès l'origine, à la cour d Autriche, qu'en conformité des conventions et de la liaison intime subsistant entre la Russie et la France, la Russie agiroit de concert avec la France. L'Autriche n'a pas écouté les représentations qui lui ont été faites. Pendant long-temps elle a tâché de masquer ses préparatifs de guerre par le prétexte de la pécessité de mesures de défense, jus-i qu'à ce que, par une attaque ouverte, elle eût manifesté ses vues orgueilleuses et allumé le flambeau delà guerre. La Russie ne pouvoit tarder plus long-temps de prendre à cette guerre la part à laquelle des traités solennels l'obligeoient. Aussitôt qu'elle sut que les hostilités avoient commencé, elle rompit toutes les relations qui, jusqu'alors, avoient existé avec l'Autriche , et ordonna à son armée d'entrer en Galicie, Eu avançant dans cette province pour s'opposer aux desseins d<* l'Autriche et repousser la force parla force, le général eu chef a reçu l'ordre de S. M. 1. de donner aux habitans pai>ibles de la Galicie l'assurance solennelle que les intentions de la Russie ne sont pas hostiles, que dans toutes ses opérations militaires lasûrelé personnelle de chacun seroit respectée partout, et, avant toute chose, que la propriété sera garantie, et que la paix et la tranquillité dans 1'jntérieur du pays ne seront pas troublées. Le général en chef prouvera par les faits que ces maximes, prescrites par son. monarque,sont sacrées pour lui. »

Donné au quartier-général, le mai 1809,
Signé le prince Gallitzin, général en chef,
général d'infanterie et chevalier,

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