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OUVRAGE DU MÊME AUTEUR

Qui se trouve chez les mêmes Libraires.

ESSAI SUR LA LIBERTÉ DU COMMERCE DES NATIONS,

OU
Examen de la théorie anglaise du 11bre échange ,

Second tirage. 1 vol. in-8. Prix : 5 fr.

TYPoGRAPHIE HENNUYER, RUE DU BoULEVARD, 7. BATIGNoLLEs. Boulevard exterieur de Paris.

P0LITIQUE COMMERCIALE

DE LA FRANCE

DE S0N INFLUENCE SUR LE PR0GRÈS DE LA RICHESSE PUBLIQUE

GE JUSQU A NOS JOURS

PAR CHARLES G0UR AUD.

TOME SECOND.

PARIS

AUGUSTE DURAND, LIBRAIRE, RUE DES GRÈS, 5;
DENTU, LIBRAIRE, PALAIS-ROYAL.

1854

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Avènement de Louis XVI. — De quel fardeau les destins chargeaient son honnêteté. -Ministère de Turgot : son bon sens et son courage aux affaires.- Réforme des finances. — Premier établissement de la Banque de France. - Abolition de la contrainte solidaire, de la corvée, des droits féodaux imposés à la circulation des marchandises, des corporations. — Grand caractère de ces mesures.— Principes protectionistes de Turgot en matière de législation des grains. —Ce que lui dut la France. — Sa chute. - Necker le remplace : sa probité et ses connaissances. — Guerre d'Amérique.- Chute de Necker : ministere de de Calonne. — Traité de paix de 1785. - Il est suivi du traité de commerce de 1786 : pourquoi. — De Calonne est le ministre responsable de ce traité. - Quelle part y prirent Vergennes et Rayneval. — Génie et politique de Pitt. - Il envoie Eden en France.-Conduite de de Calonne —Quels conseils lui donna Boyetet.—Il les repousse. — Il prend pour conseiller Dupont (de Nemours). — Qui était Dupont (de Nemours ). — Son passé. — Son influence prépondérante dans la négociation du traité. — Situation critique de Rayneval. —Sangfroid et finesse d'Eden. — Exposition et discussion du texte du traité. — Débats du Parlement anglais au sujet de sa ratification.-Habileté de Pitt. - Votes des deux Chambres. — Leur Adresse à la Couronne. — Consé· quences du traité en France. - Mémoire de la Chambre de commerce de T. II. 1

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·Nqrmandie. - Misère et indignation publiques. - Jugement sur le traité o'de 1786:-- Cri de la nation en 1788. —Vertige du gouvernement. — Con vocation des États généraux.

Quand cette tragique figure de Louis XVI apparaît sur la scène de l'histoire, il est impossible, en la voyant, de se défendre d'une douloureuse émotion. Voilà donc la victime qui doit donner son sang pour expier des crimes qu'elle n'a pas commis, pour laver des souillures dont la pensée même n'a jamais terni son âme ! Mystérieux enchaînement des affaires humaines, qui récompense ou qui punit les enfants des vertus ou des vices de leurs pères! Loi inconcevable qui, toujours et partout, atteint et frappe Adam dans sa plus pure postérité ! Qu'avait-il fait? Etait-il l'auteur de ce terrible état de choses? Etait-il juste qu'il apparût à l'imagination exaspérée du peuple comme responsable des séculaires souffrances qu'il avait endurées? Il en était ainsi cependant; et, dès son avénement, Louis XVI portait un fardeau sous lequel l'inexplicable destinée l'avait, à l'avance, condamné à mourir, car elle lui avait refusé la force de le soutenir. Malheureux roi ! que de génie, que de volonté ne lui eût-il pas fallu pour remplir la tâche que l'immense arriéré des temps lui léguait ! Un homme se présenta, cependant, qui lui offrit de se jeter entre le destin et lui, et de le sauver; qui y eût réussi peut-être, s'il l'eût laissé faire, et, en tout cas, qui s'est immortalisé, rien qu'à le tenter : cet homme admirable fut Turgot. Oubliez le Turgot que nous avons vu, au livre précédent, égarer sa noble intelligence dans les obscures utopies de Quesnay; ce ne sont d'ailleurs chez lui que

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