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REvoLUTIoN

DE 1880,

ET sITUATION PRÉSENTE.

(sEPTEMBRE 1832.)

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Dans ma première lettre publiée en octobre 1851 , après avoir indiqué rapidement quelles auraient dû être les conséquences de la Révolution de juillet, j'ai montré comment une Camarilla, inspirée par Talleyrand a escamoté cette Révolution pour y substituerfrauduleusement une Quasi-Restauration avec tous les principes de politique intérieure et extérieure de la Restauration elle-même ; j'ai sait voir que cette Quasi-Restauration, appuyée sur la Sainte-Alliance et sur un système de quasi-légitimité , d'aristocratie , de répulsion des patriotes , de ménagement pour les carlistes, de calomnies et de violences , était la véritable cause des émeutes , de la misère, du mécontentement général, de tout le sang répandu : enfin j'ai exprimé la conviction que ce funeste système nous précipiterait dans la guerre civile et la guerre étrangère. . J'ai fait plus : cédant aux cris de ma conscience, j'ai dénoncé les usurpations, les tromperies et les trahisons du gouvernement. Nous n'avons vu que trop de ces sinistres prévisions déjà réalisées, et la réalisation des autres n'est malheureusement que trop certaine et trop menaçante. Cependant, rien ne peut arrêter la marche du ministère, ni même ses chants de triomphe : entraîné par la fatalité qui précipitait les Villèle et les Polignac, il s'obstine, s'opiniâtre, et semble vouloir accomplir sa destinée en ne s'arrêtant qu'au fond de l'abime. Mais ne peut-il pas y entraîner la France avec lui ? Les patriotes peuvent-ils souffrir qu'il compromette ainsi leurs familles., euxmêmes et leur pays ? N'est-ce pas pour eux un devoir autant qu'un droit de signaler le péril qui menace la patrie ? Ce droit, je veux l'exercer ; ce devoir, je veux le remplir. Mais, pour bien apprécier la situation présente, ses dangers et ses besoins, je croisutile de jeter d'abord un coup-d'œil sur les révolutions de 1789, 1792,1799 et 18o4, sur les principes de liberté consacrés par nos premières assemblées nationales, sur les parjures et

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