Abbildungen der Seite
PDF
EPUB

hommes qui se dévorent eux-mêmes quand ils n'ont pas d'autre pâture !':' : Non, non , le 18 fructidor në-restera point enseveli sous letas de mfetfsôngeset de càda-' vres dont ses auteurs ont:cru se faire un rempart contre ses victimes.*''

Je dirai les secrets de cette journée; j'en nommerai les auteurs.

Réchauffer;des(haines et immortaliser •des ressentiment sont des objections si bêtes , inalgré la bonne opinion qu'en ont ceux qui la font, que-nous, ne prendrons pas la peine d'y répondre : c'est aux oppresseurs , et now pas aux ofipfimès, convient de pré-' <

cher la modération , a dit M Mallet-Dupan.'

On veut-que l'homme.honnête persécuté4 soit toujours modéré dans ses ressentimens, précisément parce qu'il est honnête.

N'est-ce pas vouloir , en d'autres termes, que l'homme qui sent vivement les maux' d'autrui soit insensible aux siens?

Il est possible qije moins d'âpreté- dans- let style, et plus d'hésitation dans les jjugemens r eussent fait plus d impression &ur certains esprits, froids calculateurs, et très-bons juges ejo convenances; mais j'en appelle à toutes les âmes sensibles : ces convenances, ces calculs , cette modération , tant de précautions y enfin, décèlent encore plus d'art que de générosité.

Et lorsque les scélérats , dont nous écrivons l'histoire, étoient là sous nos yeux avec le hideux cortège de leurs crimes , de leurs fureurs et de leurs sottises, étoit il possible d'en parler de sang-froid , et de mesurer les expressions de notre indignation sur ce vain protocole de société inventé par quelqu'automate, à l'usage de quelques perroquets.

, Mais en bravant avec si peu de scrupule la colère d'hommes, dont je méconnois l'autorité, je dois respecter les prt jugés de quelques bons esprits, dont j'ai partagé la foiblesse. -'

'A ceux-ci je dois une courte explication, et sur le ton brusque, tranchant, et souvent morose qui règne dans cet écrit; et sur la présomption avec laquelle j'ai osé citer à mon obscur tribunal les hommes célèbres , dont s'honora jadis la vanité nationale.

Quant au premier article, j'avoue que j'ai souvent écrit d'indignation. Tout le mal qu'il» nous ont pu faire , ils l'ont fait ; par quelles considérations sommes - nous tenus de leur baiser les mains sanglantes? Nos réflexions se ressentiront de l'amertume de notre situation; mais j'interpelle ceux<jui nous en feront un reproche; est-il facile d envisager ses bourreaux de sang-froid , et de conserver des ménage-, mens pour ceux qui nous ont tout ravi?

Quant au second , il ne faut point oublier que les grands philosophes , aux pieds desquels on voudrait nous enchaîner, ont commencé par briser nos idoles les plus chères , n'ont respecté dans le coure de leurs immolations , ni la célébrité , ni les talens , ni les vertus, ni la morale, ni la religion, et nous DIX-HUIT FRUCTIDOR;

[merged small][ocr errors]

'SES

CAUSES ET SES EFFETS.

CHAPITRE PREMIER.

JFÏisCQire duiQ fructidor,premièrejournée*

i '' .

...... «/ira pana timoriê'

M nottra ctrvice ttdet.

J B ne répéterai point ce que tout le monde sait aujourd'hui, c'est-à-dire , quelle indécente lutte prépara cette journée, et par quel misérable enchaînement de circonstances on l'avoit re,ndue: nécessaire. Mais je dois néaw moins rappelle* quelques-uns des faits qui la précédèrent, pour donner au récit qui va «uivre la précision et h. clarté dont il 4 fcesoin..- ^

Depuis, im, ir^is^la. majqrité du directoire ne^djsjsimujiQi^ pas, plus ses intentions que ses ftfmerne^s,,, !/ . ..

« ZurückWeiter »