Abbildungen der Seite
PDF

jamais reine d'Angleterre. » Je lui répondis : « Non , si vous ne le méritez pas. » Elle parut d'abord fâchée.

» Le 27 octobre 18o4, je reçus deux lettres par la petite poste; l'une à mon adresse, et que je produis maintenant, que j'ai marquée de la lettre B, tant dans l'intérieur que sur l'enveloppe ; et l'autre adressée à lady Douglas, que je produis ici également, et que j'ai marquée de la lettre C, tant dans l'intérieur que sur son enveloppe. »

D'autres déclarations de divers domestiques de la prin- cesse ont été publiées ; la plupart tendant à la justifier de tout soupçon.

Nous avons dit que sur la nouvelle réclamation de la princesse et sur la demande de communiquer librement avec sa fille la princesse Charlotte, le parlement s'était refusé à connaître de nouveau de cette affaire trop scandaleuse. Le Courrier,journal très-ministériel, partage l'opinion de toute l'Angleterre, qui voit, dit-il, par la décision ou plutôt la non-décision du parlement, une justification complette de la princesse sur le § principal de l'accusations mais, ajoute-t-il, sur la demande récente de la princesse, peut-on dire qu'elle ait obtenu avantage et satisfaction ? , « De quoi se plaignait-elle dans sa lettre ? de ce que les communications avec sa fille avaient été restreintes , et de ce qu'on se proposait d'augmenter encore les restrictions. A-t-on fait cesser ces restrictions ? est-il vraisemblable qu'on les fasse cesser ? Au contraire : la chambre des communes, en évitant de s'expliquer sur ce point, n'a-t-elle pas témoigné qu'elle était satisfaite des derniers arrangemens qui ont eu lieu à cet égard, et laissé S. A. R. encore sujette aux restrictions dont elle s'est plainte ? la chambre n'a-t-elle pas reconnu de fait le droit qu'a le régent, en, qualité de père et de souverain, de faire tel réglement qu'il trouvera bon ( relativement aux communications dont il s'agit), et n'a-t-elle pas montré la plus grande répugnance à se mêler de cette affaire-là ? Est-ce là un triomphe ou une victoire ? » Mais revenons au triomphe de la princesse de Galles. Un des objets de la lettre de S. A. R. avait été de faire accroire au public que l'éducation † de sa fille avait été négligée. Le délai mis à la confirmation de la jeune princesse n'avait été mis en avant que pour colorer le reproche de cette négligence. Eh bien ! ce reproche a-t-il produit le moindre effet ? N'a-t-il pas été traité, que dis-je, réprouvé comme un reproche assecté, hypocrite et dégoû, tant, par tous ceux qui ont, dit-on, acquitté S. A. R. ? Où est donc le triomphe sur ce point ? , » Sur le tout, nous nous permettrons de demander s'il y a en Angleterre une seule personne, dont l'opinion puisse être de quelque poids à ce sujet, qui ait approuvé la lettre de la princesse de Galles, et qui n'ait pas pensé qu'elle méritait parfaitement le mauvais succès qu'elle a eu , par l'indiscrétion, l'exagération et la fausseté des plaintes u'elle renferme ? » Quant à la conduite du prince-régent, il serait inutile, d'en rien dire , parce que tous les partis s'accordent à louer la dignité et la modération qu'a montrées S. A. R, en renvoyant cette affaire à ses conseillers responsables, aidés d'autres personnages distingués, dans lesquels le public a la plus grande confiance. Et, bien que M. Whitbread ait trouvé bon de rappeler les expressions dont se servit Anne de Boulen quand elle était dans la tour et condamnée à mort , nous ne croyons pas que personne † trouver la moindre ressemblance entre la conduite de Henri VIII et celle du prince-régent. » • Par le rapprochement et l'analyse de ces pièces , nous croyons avoir mis le lecteur en état de juger quels sont en ce moment les rapports de la † avec le prince son époux et avec sa famille, quelle opinion le parlement a manifestée en ne s'immisçant pas dans cette affaire,' quelle opinion manifestent les ministres par l'organe du Courrier, qùel effet a pu produire sur la nation la publicité de semblables documens, et quels résultats de telles diseussions au sein de la famille royale peuvent avoir dans l'avenir. * • . -

· Le mardi 23 mars , S. M. l'Empereur et Roi étant sur son trône , entouré des princes grands-dignitaires, des ministres , des grands officiers de l'empire , des grandsaigles, des osficiers de sa maison , des membres # sénat et de ceux du conseil d'état, a reçu une députation du, corps législatif. .. ' o§ députation a été conduite à l'audience par un maître et un aide des cérémonies, introduite par S. Exc. le and-maître, et présentée à S. M. par S. A. S. le prince de énévent, vice-grand-électeur. · S. Exc. M. le comte de Montesquiou, président du corps législatif, a présenté à S. M. l'adresse suivante : · « Sire, vos fidèles sujets , les députés des départemens au corps législatif , nous ont chargés de déposer au pied du trône le nouvel hommage de leur reconnaissance et de leur fidélité.

» Tandis que de grands intérêts politiques retenaicnt V. M. si loin de ses états. elle était toujours présente à leur pensée ; ils s'associaient # leurs vœux à ces nobles travaux dont leurs enfans partageaient l'honneur et les périls. Aujourd'hui , comme alors , tous nos cœurs répondent au votre et l'ont dirait que nos triomphes n'ont été sus† que pour mieux faire connaitre l'énergie de votre caractère , l'étendue de nos ressources et notre confiance dans V. M. , 4* » Oui , Sire , les divers peuples de ce vaste empire , naguères divisés de mœurs et d'intérêts, réunis par l'honneur et la fidélité , ne "rivalisent plus que de zèle et de dévouement pour V. M. Repoussant jusqu'à l'idée d'une paix qui pourrait flétrir l'honneur national, aucuns sacrifices ne leur coûteront pour maintenir l'intégrité de leur territoire , celui de vos alliés , la prépondérance que vous leur avez acquise , et pour conquérir une paix glorieuse , la seule digne des Français et de V. M. - - r . » Le corps législatif est heureux et fier d'être l'interprète d'une nation généreuse qui vous prêtera toujours une assistance sans bornes , parce qu'il n'en est point à la reconnaissance que lui inspire tout ce que V. M. conçoit et exécute pour sa prospérité. - » En effet. ces grands progrès de l'agriculture et des arts , ces immenses travaux qui ouvrent de nouvelles routes au commerce et embellissent nos villes de magnifiques monumens , la création d'une marine instruite et nombreuse , le maintien de ce système des finauces , sans exemple jusqu'à nos jours , et digne de servir de modèle aux siècles à venir , sont autant de bienfaits de V. M. envers ses peuples. Nous retracerons à nos provinces toutes ces merveilles opérées au milieu des plus grandes occupations de la guerre ; nous leur dirons que les besoins du trésor et de l'armée sont assurés sans qu'aucune charge nouvelle leur soit imposée. » Tranquilles sur le présent, nous ne redoutons plus pour l'avenir ces minorités turbulentes , où le partage de l'autorité et l'incertitude de ses droits ramenaient , comme à des époques déterminées , la crainte des troubles civiis. L'ordre de la régence est fixé comme celui de la succession , et le cœur d'une mère sera la garde fidèle de son enfant et de cette grande famille dont la monarchie est toujours l'emblême. - · » Ainsi se rétablit et s'améliore ce gouvernement tutélaire si cher à nos aïeux, et avec lui les sentimens généreux qui en ont fait la splendeur. Ainsi se préparent les jours de la paix dans les travaux qui euvent le mieux en assurer les jouissances , et dans les efforts qui § la commander. Puisse cet heureux accord du prince et des sujets se perpétuer à jamais , devenir la force la plus imposante de, cet empire , le lien le plus heurenx de l'autorité et de l'obéissance . et le corps législatif obtenir la gloire d'en donner le plus mémorable exemple ! » Sa Majesté a répondu : . « Monsieur le président et messieurs les députés . » Le corps législatif m'a donné , pendant cette courte mais importante session , des preuves de sa fidélité et de son amour. J'y suis sensible. .. Les Français ont justifié entièrement l'opinion que j'ai toujours eue d'eux. - - » Appelé par la Providence et la volonté de la nation à constituer cet empire, ma marche a été graduelle , uniforme , analogue à l'esprit des événemens et à l'intérêt de mes peuples. Dans peu d'années ce grand œuvre sera terminé, et tout ce qui existe, complètement consolidé. Tous mes desseins , toutes mes entreprises n'ont qu'un but : la prospérité de l'Empire, que je veux soustraire à jamais aux lois de l'Angleterre. » L'histoire, qui juge les nations comme elle juge les hommes , remarquera avec quol calme. quelle simplicité et quelle † de grandes pertes ont été réparées ; on peut † de quels efforts les Français seraient capables, s'il était question de défendre leur territoire ou l'indépendance de ma couronne. » Nos ennemis ont offert au roi de Danemarck, en compensation de la Norwége, nos départemens de l'Elbe et du VVéser. Par suite de ce projet, ils ont ourdi des trames dans ces contrées. Le Danemarck a rejeté ces propositions insidieuses, dont le résultat était de le priver de ses provinces, pour lui léguer en échange une guerre éternelle avec nous. » J'irai bientôt me mettre à la tête de mes troupes et confondre les romesses fallacieuses de nos ennemis. Dans aucune négociation , intégrité de l'Empire n'est ui ne sera mise en question. » Aussitôt que les soins de la guerre nous laisseront un moment de loisir. nous vous rappellerons dans cette capitale , ainsi que les notables de notre Empire , pour assister au couronnement de l'Impératrice, notre bien-aimée épouse, et du prince héréditaire , Roi de Rome , notre très-cher fils. » La pensée de cette grande solennité . à-la-fois religieuse et politique, émeut mon cœur. J'en presserai l'époque , pour satisfaire aux désirs de la France. »

Après cette réception, # a eu audience dans les grands appartemens, — Le corps législatif a tenu le 25 la séance qui termine la présente session. LL.MM. sont restées à Paris. Lundi on a donné Cinna sur le théâtre de la cour. S.... Le MERCURE DE FRANcE parait le Samedi de chaque semaine , par cahier de trois feuilles. Le prix de la souscription est de 48 francs pour l'année , de 25.francs pour six mois , et de 13Jfrancs pour un trimeStre . Le MERcURE ÉTRANGER paraît à la fin de chaque mois , par cahier de quatre feuilles. Le prix de la souscription est de 2o.francs pour l'année , et de 11 francs pour six mois. ( Les abonnés au Mercure de France , me paient que 18 fr. pour l'année, et 1o fr. pour six mois de souscription au Mercure Etranger.) On souscrit tant pour le Mercure de France que pour le Mercure tranger, au Bureau du Mercure, rue Hautefeuille, n° 23; et ches les principaux libraires de Paris, des départemens et de l'étranger, ainsi que chez tous les directeurs des postes. Les Ouvrages que l'on voudra faire annoncer dans l'un ou l'autre de ces Journaux, et les Articles dont on désirera l'insertion , devront être adressés,.francs de port, à M. le Directeur-Général du Mercures

à Paris«

T A B L E

DU TOME CINQUANTE-QUATRIÈME.

POÉSIE.

[ocr errors]

Traduction d'une épigramme de Martial ; par M. de Cazenove. 243

La Lanterne sourde. Fable ; par M. Lefilleul.

Epitre à M. Creuzé de Lesser; par M. Charles Mullot.

Madame de la Vallière. Romance; par M. Vieillard. 337

A Mme Victorine M***.

Réponse à M. Charles Mullot ; par M. Creuzé de Lesser.

La valeur française aux 18e et 19° siècles. Fragment d'un

poëme ; par M. Chambelland.

A une vieille Coquette ; par M. Dupuy des Islets.
A Mlle Bigotimi; par le même.
Fragmens inédits ; par M. Chaussard.
Traduction de Martial ; par M. Cazenove.
A miss Clarke ; par M. Dupuy des Islets.
Portrait d'une petite chienne ; par M. de Kérivalant.
Les avantages du talent ; par le même.

[ocr errors]
« ZurückWeiter »