Le vérité sur la langue d'O: précédée de considérations historiques, philosophiques et philologiques, Band 1

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L. et J.M. Douladoure, 1873
 

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Seite 240 - On sait que , dans tous les peuples du monde, sans en excepter aucun, les hommes ont sacrifié leurs semblables * ; et il n'ya point eu d'endroit sur la terre où on n'ait servi de ces tristes et affreuses divinités, dont la haine implacable pour le genre humain exigeait de telles victimes.
Seite 239 - Tout était Dieu , excepté Dieu même; et le monde , que Dieu avait fait pour manifester sa puissance , semblait être devenu un temple d'idoles. Le genre humain s'égara jusqu'à adorer ses vices et ses passions ; et il ne faut pas s'en étonner. Il n'y avait point de puissance plus inévitable ni plus tyrannique que la leur.
Seite 235 - Des philosophes du dix-huitième siècle se sont décidés pour l'affirmative avec une grande légèreté. « Tous leurs systèmes religieux et politiques partent de l'hypothèse d'une race réduite primitivement à la condition des brutes, errant dans les forêts, et s'y disputant le fruit des chênes et la chair des animaux ; mais si tel était l'état naturel de l'homme, par quels moyens l'homme en serait-il sorti ? « Les raisonnements qu'on lui prête pour lui faire adopter l'état social ne...
Seite 236 - Plus l'homme est voisin de l'état sauvage, plus il est stationnaire. Les hordes errantes que nous avons découvertes, clair-semées aux extrémités du monde connu, n'ont pas fait un seul pas vers la civilisation. Les habitants des côtes que Néarque a visitées, sont encore aujourd'hui ce qu'elles étaient il ya deux mille ans. A présent, comme alors, ces hordes arrachent à la mer une subsistance incertaine.
Seite 250 - Les dieux du paganisme furent donc hommes en toutes manières, à cela près qu'ils étaient plus puissants que des hommes. Les hommes jouissaient du plaisir secret de voir retracée dans de si respectables modèles l'image de leurs propres passions, et d'avoir pour fauteurs et pour complices de leurs débauches les dieux mêmes qu'ils adoraient.
Seite v - Non copre abito vii la nobil luce e quanto è in lei d'altero e di gentile, e fuor la maestà regia traluce per gli atti ancor de l'essercizio umile.
Seite 236 - Aussi ne prenons-nous point l'état sauvage comme celui dans lequel s'est trouvée l'espèce humaine à son origine. Nous ne nous plaçons point au berceau du monde , nous ne voulons point déterminer comment la religion a commencé, mais seulement de quelle manière, lorsqu'elle est dans l'état le plus grossier qu'on puisse concevoir, elle se relève et parvient graduellement à des notions plus pures. Nous ne disons nullement que cet état grossier ait été le premier; nous ne nous opposons point...
Seite 250 - Tyr parla bouche de son prophète; tu as dit , je suis un Dieu, je suis assis sur le trône de Dieu au milieu de la mer , cependant tu Jies qu'un homme et non un Dieu....
Seite 232 - qu'un jeu; ils attaquent et se défendent du bout « des mains ; mais leur arrive-t-il de se blesser, la « colère les gagne ; ils se battent alors pour tout «de bon, avec un tel acharnement, que, si l'on «ne s'empressait de les séparer, l'un des deux « resterait sur la place. Il 'était d'usage autrefois « que la cuisse des animaux servis sur table appar« tînt au plus brave , ou du moins à celui qui se « prétendait tel ; si quelqu'un osait la lui drspui.
Seite 236 - Invoquer le hasard, c'est prendre pour une cause un mot vide de sens. Le hasard ne triomphe point de la nature. Le hasard n'a point civilisé des espèces inférieures, qui, dans l'hypothèse de nos philosophes, auraient dû rencontrer aussi des chances heureuses. La civilisation par les étrangers laisse subsister le problème intact. Vous me montrez des maîtres instruisant des élèves; mais vous ne me dites pas qui a instruit les maîtres : c'est une chaîne suspendue en l'air.

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