Le livre des récompenses et des peines: en chinois et en français : accompagné de quatre cents légendes, anecdotes et histoires, qui font connaître les doctrines, les croyances et les moeurs de la secte des Tao-ssé

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Stanislas Julien
Oriental Translation Fund, 1835 - 531 Seiten
 

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Seite 24 - Kouàn-în, qu'il adorait dans sa maison, et versa des larmes de sang. « Je jure, dit-il, que mon unique désir est de ne plus former que de bonnes pensées, de me conserver pur et intègre , et d'employer toutes les forces de mon âme pour avancer de plus en plus dans la perfection. Si je me ralentis de l'épaisseur d'un cheveu, puisseje tomber pour toujours dans les profondeurs de l'enfer! » Tous les jours, il se levait de grand matin, et prononçait cent fois, d'un cœur sincère et pénétré,...
Seite 26 - ... bonnes œuvres. Le dernier jour de chaque mois, il faisait le résumé de toutes ses actions et de toutes ses paroles . pendant les trente jours qui venaient de s'écouler, et l'écrivait sur un papier jaune qu'il brûlait devant le dieu du foyer, lukong se mûrit bientôt dans la pratique de toutes les vertus. Faisait-il un...
Seite vii - M. Stanislas Julien, le savant traducteur de plusieurs livres chinois, constate que le désir d'échapper au tombeau attira bien vite aux Tao-sse de nombreux disciples. Les grands, les hommes opulents, les femmes surtout, embrassèrent cette religion. La pratique des sortilèges, l'invocation des esprits, l'art de prédire l'avenir firent des progrès rapides dans toutes les provinces; les empereurs eux-mêmes, provoquèrent cet empressement parleur exemple, et leur cour fut remplie de devins.
Seite 24 - Gardezvous surtout de vous laisser aller à la tiédeur ; gardezvous de vous tromper vous-même. Quand vous aurez suivi longtemps cette règle de conduite, vous en retirerez des avantages incalculables. Vous m'avez servi dans l'intérieur de votre maison avec un cœur pur et respectueux, et c'est pour cela que je suis venu exprès vous apporter ces instructions. Si vous vous hâtez de les pratiquer de toute la force de votre âme, vous pourrez apaiser le ciel, et le disposer à changer sa décision.
Seite 18 - Il donnait la liberté aux êtres vivants ; il s'abstenait des plaisirs des sens, du meurtre des animaux et des péchés de la langue. Après avoir suivi fidèlement cette règle de conduite pendant de longues années, il se présenta sept fois de suite au concours pour la licence, et ne put obtenir le grade auquel il aspirait. Il se maria et eut cinq fils ; le quatrième tomba malade et fut emporté par une mort prématurée. Son troisième fils, qui était doué d'une jolie figure et d'une rare...
Seite 20 - J'avais appris, dit-il avec émotion, que, dans l'autre monde, les plus petites vertus étaient inscrites sur un livre. J'ai juré de faire le bien, et pendant longtemps j'ai suivi avec respect les règles qui m'étaient tracées. Peuton dire que je n'ai travaillé qu'à acquérir une vaine réputation? — Mon ami, lui répondit Tchang, parmi ces préceptes, il en est un qui recommande de respecter les caractères écrits. Et cependant, vos élèves et vos condisciples se servent souvent de livres...
Seite 20 - ... rempli d'étonnement, et lui donna toute sorte de marques de déférence et de respect. « Pendant ma vie entière, dit-il à Tchang, je me suis livré aux lettres et à la pratique de la vertu, et cependant je n'ai pu obtenir jusqu'ici aucun avancement. La mort m'a enlevé presque tous mes enfants ; ma femme a perdu la vue, et à peine pouvons-nous gagner de quoi nous garantir de la faim et du froid.
Seite 23 - Dorénavant, armez-vous de courage, et bannissez toutes les pensées cupides, les pensées obscènes, et en général toutes les pensées déréglées qui se présenteront à votre esprit. Vous recueillerez une moisson de pensées pures et vertueuses, et c'est alors que vous devrez tourner tous vos efforts vers la pratique du bien. S'il se présente une bonne action proportionnée à vos forces, hâtez-vous de la faire d'un cœur ferme et résolu, sans calculer si elle est grande ou petite, difficile...
Seite 19 - Quoique lu-kong travaillât péniblement tout le long de l'année, sa détresse ne faisait que s'accroître de jour en jour. Il rentra en lui-même, et voyant qu'il n'avait pas commis de grandes fautes, il se résigna, non sans murmure, aux châtiments que. lui envoyait le ciel. Quand il eut passé l'âge de quarante ans, chaque année, à la fin de la douzième lune, il écrivait une prière sur du papier jaune, qu'il brûlait devant l'Esprit du foyer, en le priant de porter ses vœux jusqu'au ciel....
Seite 22 - Vous mentez à vousmême. Si donc vous suivez ainsi les préceptes que vous avez juré d'observer, qu'est-il besoin de parler de tous les autres? « J'ai présenté au ciel les suppliques que vous avez brûlées devant mon autel. Le maître suprême a chargé un Esprit d'observer assidûment vos bonnes ou mauvaises actions ; et pendant plusieurs années , il n'a pas trouvé en vous une seule vertu qui fût digne d'être inscrite sur son livre. « Quand vous êtes seul et livré à vous-même, je...

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