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Vouflue , Ustery et Monod; celui des fédém ralistes sur d'Afry, Glütz, Jauch , Reinhart et Wattenwyl de Montbenay. Les deux sections exposèrent librement leurs projets de constitution en présence du premier Consul, qui résuma lui-même la discussion.

Le résultat de ces conférences fut la rédaction définitive de l'acte de médiation fait et donné à Paris, le

19
février 1893, par

Bonaparte, aux Suisses. Cet acte, contresigné par les ministres des républiques française et italienne, Talleyrand et Mareschalchi, fut souscrit par les quatre sénateurs commissaires, et par les dix députés. Nos lecteurs en trouveront, au recueil des pièces justificatives , un extrait dégagé de détails trop volumineux : nous l'avons fait précéder par une notice très-succincte des anciennes constitutions des treize cantons ; il suffira de rappeler ici quelques-unes des expressions du préambule de ce document, pour faire juger de la manière dont fut résolu le difficile problème de la pacification de la Suisse.

« Déterminer si la Suisse, constituée fé

» dérale par la nature, pouvait être retenue » sous un gouvernement central autrement » que par la force ; reconnaître le genre de » constitution qui était le plus conforme au » voeu de chaque canton ; distinguer ce qui » répond le mieux aux idées que les cantons » nouveaux se sont faits de la liberté et du » bonheur; concilier dans les cantons an . » ciens les institutions consacrées par le » temps, avec les droits restitués à la masse » des citoyens : tels élaient les objets qu'il » fallait soumettre à l'examen et à la discus. » sion....... Ayant employé tous les moyens » de connaître les intérêts et la volonté des » Suisses, nous, en qualité de médiateur, » sans autre vue que celle du bonheur des » peuples , sur les intérêts desquels nous » avons à prononcer, et sans entendre nuire » à l'indépendance de la Suisse , statuons » ce qui suit: (1)

» Le présent acte résultant de longues con» férences entre des esprits sages et anis du

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» bien , nous a paru contenir les dispositions » les plus propres à assurer la pacification » et le bonheur des Suisses : aussitôt qu'elles » seront exécutées, les troupes françaises » seront retirées. »

L'acte de médiation remis aux députés helvétiques, le 20 février , fut immédiatement publié : il était attendu à Berne et dans tous les cantons avec la plus avide impatience. Les malheurs de la Suisse étaient au comble: la misère et les désordres qui la suivent al: laient croissant ; des bandes de voleurs infestaient les campagnes et menaçaient les villes'; la force militaire étrangère était insuffisante pour les réprimer ; le désarmement des habitans avait annullé tous les moyens de police. Le général Ney réclamait en vain le concours d'une administration déconsidérée; les émigrations se multipliaient, et les fauteurs des discordes civiles, soit au dehors, soit au dedans, profitaient de l'anarchie pour renouer leurs intrigues et relever leurs espérances.

Dans cette déplorable situation, les nouvelles constitutions et l'acte fédéral furent

accueillis

par la grande majorité comme un bienfait de la Providence. Le gouvernement central de Berne fut dissous le 10 mars. L'autorité fut remise entre les mains du général Louis d'Affry , désigné par l'acte de médiation landamman de la Suisse pour l'année 1803. Les gouvernemens des divers.cantons furent installés dans le courant d'avril , et leurs députés se réunirent à Fribourg le 4 juillet suivant pour former la première diète.

La présence d'Aloys Reding, député pour le canton de Schweitz, fut le signe le plus remarquable de réconciliation et d'accession générale au nouvel ordre de choses.

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Progrès de la puissance française. --Jalousie de l'Angleterre.--Défiance réciproque.

Influence des écrivains. Évacua tions différées. - Intrigues diverses. Mésintelligence. - Voyage du colonel bastiani en Égypte. --- Les Anglais refusent de rendre Malte au légitime souverain.

Les prétextes spécieux dont le premier Consul avait coloré son impérieuse interven. tion dans les affaires de la Suisse, n'avaient fait qu'irriter la secrètejalousiedes puissances; et son acte de médiation, aussi

sage,

aussi im partial qu'il pouvait l'être dans les intérêts des républiques française et italienne, trouva peu de sincères approbateurs : toutefois il fut réçu comme la loi de la nécessité vernemens des états du continent, et son exécution ne fut traversée par aucune réclama

par

les gou.

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