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plus de deux cents hommes à la fois, et de convois de plus de deux cents chevaux. Je vous salue.

Signé BONAPARTE.

Amiens , le 27 juin 1803.

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RECOMMANDEZ , citoyen ministre, au général Mortier de conserver les approvisionnemens de siége qui sont dans la place de Hameln. Donnez ordre de faire passer en France, d'abord toute l'artillerie française qui avait été prise dans les guerres d'Hanovre ,

ensuite tout ce qui est inutile à la défense de cette place. Il est nécessaire de nommer mandant, un commissaire des guerres, un gardemagasin, un officier d'artillerie et un officier du génie, qui y soient à demeure, afin qu'à tout événement, et dans toutes les circonstances, cette place puisse servir de point d'appui à l'armée française.

Paris, le 20 juillet 1803. Je ne vois que de l'avantage, citoyen ministre, à envoyer à Juliers le bataillon de la 30 demi-brigade, pour travailler aux

fortifications. Vous verrez, par le rapport ci-joint, que la batterie près de Menton n'avait pas de poudre; ce qui a été cause de la prise d'un bâtiment. Faites-vous

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rendre compte quel est l'officier coupable de cette faute impardonnable, et proposez-m'en la sévère punition.

Je vous prie de faire connaître au général Mortier que mon intention est qu'il ne corresponde d'aucune manière avec les ambassadeurs étrangers. Toutes les fois qu'on lui demande une explication, il doit répondre qu'il faut s'adresser au gouvernement. C'est dans ce sens que j'ai vu avec peine qu'il ait répondu à la lettre du ministre de Russie, près la cour de Berlin. Il aurait dû se borner à lui accuser réception de sa lettre, en le renvoyant au ministre des relations extérieures , qui doit donner les explications diplomatiques convenables.

Bruxelles, le 29 juillet 1803.

Je vous prie , citoyen ministre, d'écrire au igénéral Mortier de prendre des mesures pour que les directeurs de roulage établis à Lunebourg et à Harbourg, appelés spéditeurs, ne se chargent point de porter des marchandises anglaises aux foires de Francfort et de Leipsick , et en cas de contravention, de les faire arrêter; d'établir un poste de douanes , et surtout de ne laisser passer aucun objet anglais sous prétexte de transit. Ce point est de la plus grande importance.

L'armée d'Hanovre doit avoir reçu depuis la con

vention de Sühlingen trois cent mille livres sterling, venant d'Angleterre.

Faites connaître au général Mortier qu'il ne doit pas acheter de bois à Hambourg pour les constructions de chaloupes canonnières, mais se servir des forêts du Hanovre. Il n'y a aucune difficulté à faire couper sur-le-champ ces bois dans ces forêts, et à s'en servir. Ils dureront moins sans doute ; mais au moins dureront-ils plusieurs années. Il faut abandonner l'idée de rien acheter à Hambourg.

Maestricht, le 31 jaillet 1803 Il me paraît convenable, citoyen ministre, que vous donniez ordre que les troupes qui sont à Juliers

pour les travaux de la place soient cantonnées dans les campagnes environnantes : elles sont extrêmement mal logées chez le bourgeois.

Donnez ordre au 26e régiment de chasseurs de rester en garnison à Maestricht.

Donnez ordre aux ner, 8€ et 26e régimens de chasa seurs, au 7€ de hussards , et en général à tous les régimens de cavalerie , qui n'ont pas encore envoyé en Hanovre, d'y envoyer vingt-cinq hommes chacun pour prendre soixante chevaux. Recommandez au général Mortier d'envoyer prendre ces vingt-cinq hommes , et s'il peut donner soixante-quinze cheraux, de les donner, un homme pouvant bien mener trois chevaux.

Donnez l'ordre au genéral Mortier de faire une recherche sévère de tous les chevaux des écuries du roi d'Angleterre, et de les faire passer en France ; qu'il envoie surtout une centaine d'étalons pour nos haras.

Donnez ordre à la 21° demi-brigade légère de se rendre à Venloo : elle laissera à Juliers un bataillon pour les travaux;

A la 14° de ligne de se rendre à Maestricht.

P. S. Il n'y a sur la place de Maestricht aucune bonne carte, aucun nivellement, aucune carte des environs ; de manière qu'en cas de siége on ne trouverait aucun secours pour

les sorties. On ignore les par-. ties qu'on peut inonder. Cette place, qui est la seule que nous ayons comme point d'appui d'une armée sur le Rhin, devrait être tenue dans un très-bon état. Elle a besoin d'être étudiée afin de déterminer le parti à prendre pour l'améliorer : elle m'a paru en avoir besoin.

Paris, le 31 mars 1803.

ARRÊTÉ.

ART. Ier.

La place de Flessingue est mise en état de siége sous le commandement du général de brigade Monnet, qui, à cet effet, est investi de tous les pouvoirs nécessaires , et correspondra directement avec le ministre de la guerre.

ART. II.

Le ministre de la guerre est chargé de l'exécution du présent arrêté.

Saint-Cloud, le 13 mai 1803.

LE

camp de Nimègue se mettra en marche pour se rendre à Coevorden, où il sera arrivé le 1er prairial ou le 2 ( 21 ou 23 mai).

Le général-commandant prendra des mesures nécessaires pour faire transporter à Coëvorden quatre jours de vivres et six jours de biscuit, de manière à pouvoir, douze heures après la réception d'un courrier, se mettre en route avec ses vivres.

Il prendra toutes les informations nécessaires sur la route qu'il doit tenir pour occuper le Hanovre, en passant par Meppen , et ayant soin de ne pas passer sur le territoire prussien.

Il enverra des agens pour connaître le mouvement que pourront faire les Hanovriens et les positions qu'ils prennent.

ANALYSE des anciennes constitutions de la Suisse.

Le corps helvétique était, avant la révolution un composé de petits états distincts, indépendans les uns des autres , et qui, soit seuls , soit en commur possédaient diverses portions de territoires sur lesquels ils exerçaient la souveraineté.

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