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Saint-Cloud, le 9 octobre 1802. Je vous prie, citoyen ministre, de donner l'ordre aux carabiniers de la 2e légère et de la 786 , qui sont à Lyon, de se rendre à Genève pour être sous les ordres du général Ney.

A un escadron du 20e de cavalerie, qui est à Lyon, complété à cent cinqnante hommes, de partir de Lyon pour se rendre, à marches forcées, à Genève.

Faites-moi connaître le jour où la brigade qui se rassemble à Huningue, le bataillon qui se réunit à Bienne, et la colonne qui se forme à Pontarlier, seront arrivés et prêts à marcher.

Faites connaître ces différens mouvemens au général Ney, afin que,

si les hostilités avaient commencé à l'arrivée de ces troupes, il les dirige où les événemens de la guerre l'auraient conduit.

J'imagine que le général Ney aura organisé à Genève six ou sept pièces d'artillerie de campagne; s'il ne l'avait pas fait, donnez l'ordre de les organiser sur-le-champ.

Saint-Cloud, le 9 octobre 1802. Je vous prie, citoyen ministre, de donner l'ordre au 2e régiment de cavalerie, qui est à Vienne, de se rendre à Pontarlier.

Saint-Cloud , le 15 octobre 1802.

Je vous prie , citoyen ministre, d'envoyer un

courrier extraordinaire au général Ney. Donnez-lui l'ordre d'entrer en Suisse, en dirigeant les troupes du Valais, celles qu'il a à Genève, celles de Pontarlier, et celles de Bienne droit sur Berne, où il est indispensable d'arriver d'abord. Vous lui recommanderez de réunir le plus tôt possible ses troupes , ne devant donner que réunies ;

De rassembler les deux demi-brigades helvétiques à Fribourg , de manière à ce qu'il en soit sûr, et de faire entrer un ou deux jours avant lui la brigade qui part d'Huningue, afin qu'elle attire de ce côté les ennemis ;

De faire passer le Saint-Bernard à la 13e légère qui est à Aoste , pour la faire entrer dans le Valais, et de la faire marcher par le plus court chemin pour grossir son armée ;

D'augmenter la brigade de Bale des deux bataillons de la 16e de ligne, qui sont à Fribourg, et qui se rendront en droite ligne à Bâle. Par ce moyen la division de Bále se trouvera d'une force raisonnable.

Donnez ordre à la brigade qui se réunit à Cône de passer le Splugen et de se rendre à Coire;

A la brigade qui se réunit dans la Valteline, de rendre

par le plus court chemin à Coire. Chargez le général en chef de l'armée d'Italie de donner un commissaire des guerres et un général de division pour commander ces deux brigades, de

se

manière à combiner ses opérations pour les faire donner de concert dans les Grisons. Le général Murat donnera les instructions nécessaires pour cet objet. Arrivé à Coire, le général de division prendra les ordres du général Ney pour tous les mouvemens qu'il aura à faire.

Le général Murat réunira également à Bellinzona une brigade de deux mille hommes, qui tiendra une avant-garde sur le Saint-Gothard, s'emparera du pont du Diable, poussera des reconnaissances jusqu'à Ury et Altorf, et se tiendra prête à marcher à Lucerne lorsque le général Ney lui en donnera l'ordre. Le général Murat joindra deux escadrons d'hussards de cent trente hommes chacun à la division qui doit marcher à Coire.

Le général Murat fera encore avancer trois mille hommes du côté de la Valteline pour soutenir, s'il y avoit lieu, ce corps

de

troupes. En prévenant le général Ney, avertissez aussi le général Murat, parce que la division, en attendant qu'elle arrive à Coire, sera sous' les ordres de ce général ; arrivée à Coire, elle sera sous les ordres du général Ney

Le général Ney fera une proclamation courte et d'un style simple, par laquelle il dira que les petits cantons avaient demandé la médiation du premier Consul; que le sénat avait aussi demandé la médiation

du premier Consul qui, touché enfin des maux auxquels ils étaient en proie , a cédé aux sollicitations de la nation suisse, et a interposé sa médiation pour terminer toutes leurs querelles ; mais qu'une poignée d'hommes congédiés du service des puissances belligérantes, amis du trouble et indifférens aux maux de leur patrie contre laquelle ils ont porté les armes pendant toute la guerre, sont insensibles à toute raison et à toute considération, trompent et égarent une portion du peuple à un tel point qu'ils ont allumé la guerre civile , au nom même du premier Consul;

Qu'il est obligé de se mettre en marche pour dissiper ces insurgés, et les punir s'ils osaient persister dans leur rebellion ;

Qu'il espère cependant que le peuple auquel ils ont même caché la proclamation du premier Consul en fera promptement justice.

Les troupes, en passant à Bâle, rétabliront le préfet et remettront les choses comme elles étaient avant l'insurrection.

Le général Ney défendra aux généraux de faire aucune espèce de proclamation, et de ne rien imprimer. Il leur enverra seulement sa proclamation imprimée en français et en allemand , pour qu'ils puissent la distribuer en entrant en Suisse.

Arrivé à Berne, le général Ney fera sur-le-champ

installer le sénat, mais se réservera toute l'autorité nécessaire pour la police. Partout où il passera , il désarmera les malintentionnés et fera arrêter les boutefeux et surtout les chefs connus pour avoir été à la solde de l'Angleterre et de l'Autriche contre nous.

Vous donnerez l'ordre au général commandant la 26 division militaire de faire passer la 50° demibrigade qui est à Mayence, à Huningue.

P. S. Je suppose que la brigade qui est dans la Valteline avec celle de Coire forme près de cinq mille hommes. Si ces deux corps ne forment pas cinq mille hommes, le général Murat les complétera. Il peut, en se concertant avec le citoyen Melzy, y mettre un bataillon de six cents Italiens, pour les accoutumer à la guerre.

Recommandez au général Ney de bien réunir ses tronpes avant de marcher, afin d'avoir peu d'affaires hasardeuses et d'épargner le sang.

Rouen, le 3: octobre 1802. J'ai reçu, citoyen ministre, votre lettre relative aux affaires de Suisse. Écrivez au général Ney que toute sa conduite est tracée dans les instructions qu'il a reçues du ministre des relations extérieures.

La solde des corps qui sont en Suisse, pour le mois de novembre sera payée par les payeurs des divisions où ces corps étaient au je brumaire ( 23 octobre).

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