Mémoires de Madame de Rémusat 1802-1808, Band 2

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Seite 121 - J'ai assez, je pense, prouvé au monde que je ne redoute aucune des chances de la guerre. Elle ne m'ofïre d'ailleurs rien que je doive redouter. La paix est le vœu de mon cœur; mais la guerre n'a jamais été contraire à ma gloire. Je conjure Votre Majesté de ne pas se refuser au bonheur de donner ellemême la paix au monde.
Seite 259 - J'ai arrangé votre mariage avec la princesse Auguste. Il a été publié. Ce matin, cette princesse m'a fait une visite, et je l'ai entretenue fort longtemps. Elle est très jolie. Vous trouverez ci-joint son portrait sur une tasse, mais elle est beaucoup mieux.
Seite 124 - Majesté sent qu'il lui est impossible de répondre plus particulièrement à l'ouverture qui lui a été faite, jusqu'à ce qu'elle ait eu le temps de communiquer avec les puissances du continent, avec lesquelles elle se trouve engagée par des liaisons et des rapports confidentiels, et particulièrement avec l'empereur de Russie, qui a donné les preuves les plus fortes de la sagesse et de l'élévation des sentiments dont il est animé, et du vif intérêt qu'il prend à la sûreté et à l'indépendance...
Seite 265 - Lorsque la seconde coalition fut dissoute à Marengo, le roi de Naples, qui, le premier, avait commencé cette injuste guerre, abandonné à Lunéville par ses alliés, resta seul et sans défense. Il m'implora, je lui pardonnai une seconde fois.
Seite 265 - Naples fut affermie et sauvée. » Pardonnerons-nous une quatrième fois? Nous fierons-nous une quatrième fois à une cour sans foi, sans honneur, sans raison? Non! non! La dynastie de Naples a cessé de régner; son existence est incompatible avec le repos de l'Europe et l'honneur de ma couronne. • Soldats, marchez, précipitez dans les flots, si tant est qu'ils vous attendent, ces débiles bataillons des tyrans des mers. Montrez au monde de quelle manière nous punissons les parjures.
Seite 6 - S'il était possible que je pusse sauver quelques-uns de ces assassins, ce serait à Georges que je ferais grâce. » M. de Polignac, l'aîné, répondit qu'il n'était venu secrètement en France que pour s'assurer positivement de l'opinion publique et des chances qu'elle pouvait offrir, que, lorsqu'il s'était aperçu qu'il était question d'un assassinat, il avait pensé à se retirer, et qu'il serait sorti de France s'il n'eût pas été arrêté. M. de Rivière répondit de la même manière,...
Seite 161 - IV. Cette époque n'est pas assez éloignée pour ne point réveiller des passions. La scène a besoin d'un peu d'antiquité, et, sans trop porter de gêne sur le théâtre, je pense que vous devez empêcher cela sans faire paraître votre intervention.
Seite 26 - France eût voulu réunir la Hollande, la Hollande serait française comme la Belgique. Si elle est puissance indépendante, c'est que la France a senti, à l'égard de ce pays ainsi que pour la Suisse, que les localités exigeaient une existence individuelle et une organisation particulière. Le Hanovre est l'objet d'une supposition qui a quelque chose de plus ridicule. La réunion de cette province serait le présent le plus funeste qu'on pût faire à la France; et il ne fallait pas de longues...
Seite 123 - Majesté a reçu la lettre qui lui a été adressée par le chef du gouvernement français , datée du deuxième jour de ce mois. Il n'ya aucun objet que Sa Majesté ait plus à cœur que de saisir la première occasion de procurer de nouveau à ses sujets les avantages d'une paix fondée sur des bases qui ne soient pas incompatibles avec la sûreté permanente et les intérêts essentiels de ses états. Sa Majesté est persuadée que ce but ne peut être atteint que par des arrangemens qui puissent...
Seite 45 - ... sortie; elle paraissait fort émue et pouvait à peine se contraindre; elle se rassit à un métier qui était dans le salon. Je me tenais loin d'elle, occupée de quelque ouvrage et évitant de la regarder; mais je m'apercevais facilement de son trouble à la précipitation de tous ses mouvements, habituellement si doux. « Enfin, comme elle était incapable de garder en silence une forte émotion, quelle qu'elle fût, elle ne put demeurer longtemps dans cette contrainte, et, m'appelant à haute...

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