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tenue par les commissaires du Roi, le 28 février 1668 , sur preuves remontées à Geoffroy Talamer, notaire et secrétaire du roi René , comte de Provence. Il reçut , en cette qualité, le testament de ce prince, fait à Marseille, le 22 juillet *477 » par lequel René institua son héritier de ses états de Provence, Chartes d'Anjou, duc du Maine, son neveu, à l'exclusion d'Yolande, sa fille unique, qui lui avait été enlevécpar le duc de Lorraine, et qui l'avait épousé malgré lui. 'Geoffroy Talamer reçut aussi le testament de Charles d'Anjou , du 10 décembre 1481 , par lequel ce prince lui fit un legs de mille écus, et institua Louis XI, roi de France , son successeur , au comté de Provence. Par un codicille du lendemain, 11 décembre, Charles d'Anjou confirma Geoffroy Talamer dans la jouissance des greffes de la cour des maîtres rationaux et de celle de,1a chambre de raison et de la cour ordinaire de la ville d'Aix. Les descendants de Geoffroy se sont distingués dans la robe et dans l'épée, et se sont alliés aux familles de.Mainier, de.Martin-Villehaute , de RodulphCbâteauneuf, de Villeneuve d'Esclapon , etc. , etc.

Armes : D'azur, au sautoir de losanges d'or , cantonné de quatre oies d'argent , becquées et membrées de gueules.

DETALLEYRAND-PÉRIGORD, princes de Chalais et de Talleyrand. Cette maison est à la fois une des plus anciennes et des plus illustres du royaume. Elle est issue des anciens comtes de Périgord , sortis des comtes de la Marche, connus dès avant le milieu du dixième siècle. Elle a pour auteur Hélie Talleyrand, troisième fils d'Hélie Talleyrand , Ve. du nom , comte de Périgord , et frère d'Archambaud Ier. Il fut présent, en 1199 , à une donation faite par son père a l abbaye de Chancelade^

Cette origine, consacrée par plusieurs auteurs de poids , entr'autres Mézeray et Baluze , a été prouvée au cabinet de l'ordre de Saint-Esprit , et les preuves en ont été admises au chapitre tenu dans le cabinet du Rai, à Versailles , le Ier. janvier 1768.

La maison de Talleyrand a donné un chambellan du roi Charles VI , un chambellan du roi Charles VIII, premier maître d'hôtel et chevalier d'honneur de la reine Anne de Bretagne; des capitaines de cent hommes d'armes des ordonnances , des chevaliers de l'ordre du Roi, plusieurs officiers supérieurs , entr'autres un mestre-decamp d'un régiment de son nom, deux brigadiers, trois maréchaux de-c.amp cl quatre lieutenants généraux des armées, des gouverneurs de provinces et de places , des ambassadeurs en diverses cours deTEurqpe , avant et depuis la revolqtion ; deux grands offiçjers pe la couronne » savoir, un graud-aumrinier et un grand-chambellan de France ; un chevalier des ordres du Roi, deux commandeurs de Saint-Louis, un commandeur et un grande croix de la Légiou d'Honneur, un chevalier de la toison d'or; et des chevaliers de Saint-Louis et de divers ordres étrangers. Elle a joui des honneurs de la rqur , de 1737? 1788 , en vertu de preuves faites au cabinet du St.-Esr prit;et la branche 5 aînée de cette maison , a l'e titre d', prince de Çhalais, par la possession de celte terre,

La seigneurie de Grignols, en Périgord . fut érigée en comté , par lettres du mois de septembre ibi3? registrées en la chambre des comptes de Paris, le 1 1 jgiljetsuivant, et au parlement de Bordeaux, le m janvier »6i5. Ces lettres patentes portent expressément que Daniel deTalr leyrand (à qui elles sont accordées ) est jssù par m3les dèp anciens comtes de Périgord.

Le même Daniel obtint, aux mêmes dates, des lettres-: patentes portant érection en marquisat de la terre et seigneurie a'Exideuil, en Guienoe.

La maison de Talleyrand-Périgord , depuis sa séparation des comtes souverains de Périgord , a formé ml» branches principales : i°. les seigneurs de Grignols', princes de Chalais, vicomtes de con , marquis d'Exi,deuil , barons de Beauville et de Mareuil , grands d'Espagne de la première classe , par diplôme J'ér*içWpn du ier. octobre 1714 , éteints ep 1757» p. lescrjmi.es de Grignols , comtes, vicomtes et barons de.T-j|}p>T?«d efde Périgord , princes de Chalais , N grands d'Espagne d^ la première classe, par succession eu 1757 , existants; 3". les princes et ducs de Talleyrand et de fiino, existants. Les alliances directes de ces diverses branches sont avec les maisons d'Mbret , d'Argy, de Beaupoil-$aiul-Aul?'re' de Beynac , de Boves de Kancé, de Brébeant de I.andrevilie , de Calvimont, deCaumont-Lavrwin, 4° ■Chabannes-Curion, de Chalais, de Chamillart de Cany, de Choi,seul-Praslin , de Cosnac , de Courbon.-Blé,na£, dc Courlande , de Damas d'Ànl.vgny , Foiucajud de Sl^Gernaaip,beaupré, Jaubertde St. -Gelais , de tyaiMys-de Massencorae-Mpritl«c, de Messoy, de JNQaiJ^s^Ppjoc « QÎWPr

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Armes : D'azur, au dextrochère armé de toutes procès d'argent, tenant une épée du même émail, garnie d'or. l'écu timbré d'une couronne de comte.

TARDY DE MONTRAVEL. Cette famille, dont il existe plusieurs branches , en Vivarars , en Lorraine et en Suisse , rapporte une transaction latine de liho , entre Aimar et Auizon de Montravel frères , de l'ancienne maison de chevalerie de ce nom, originaire d'Auvergne, dans laquelle est rappelé le mariage d'Aimar avec Agnès Tardy , fille unique et héritière d'une maison noble du Forez, et où ils sont qualifiés milan avec une autre transaction de i355 entre nubilis Memacus Tardy et Pelrus de Montravel domicillus, du, nepos, dans laquelle ce dernier est dit G d'Aimar de Montravel et d'Agnès Tardy. Elle prouve depuis sa filiation , jusqu'au comte Tardy de Montravel, chef actuel de la branche établie en Vivarais. Elle a fait des preuves de noblesse en 1721 , pour l'admission de Jean-Louis Tardy de Montravel , pommetaire du Roi, comme chevalier des ordres de St.-Lazare et du mont Carmel, en iy55. Elle a été maintenue , en 1783, pardevant l'intendant de Languedoc, et a reproduit en entier ses preuves devant la commission du sceau , avant d'obtenir pour le chef de la branche,, déjà cité , le titre héréditaire de comte , conféré le 6 décembre 1814» par ordonnance de ce jour , et par lettres-patentes du 23 décembre I8i5 , en considération de l'ancienneté de sa noblesse d'extraction et d'origine, et de son dévouement au Roi. • ■ .'' .

Services. Cette famille a produit successivement des militaires de toute arme, des capitaines de cinquante hommes de guerre , un grand nombre d'officiers supé rieurs et de chevaliers de St.-Louis, des mousquetaires, des gendarmes de la reine, des commissaires (lieutenantscolonels) d'artillerie , des chevau-légers , dont un brigadier et un maréchal-de-camp.

Alliances. Ses différentes branches se sont alliées , à des époques reculées, à plusieurs maisons des plus anciennes et des plus recommandables. (voyez Pithon— Curt, le P. Anselme et d'Aubais). Celle du Vivarais, entr'autres alliances directes, en a contracté avec la noble et ancienne maison de Chavagnac, avec celle des Cham■fcarlhac, celle des Harenc et de la Conclamine , celle des Lùzy-Pélissac, de Cousans , premiers barons du forez, et de nos jours, avec celle de Montlezun-Ligardes.

La branche de Suisse a formé également des alliances directes avec la maison d'Affry , qui a produit un lieutenant-général et cordon bleu , avec celle de Monténakh et récemment avec celle de Chavagnac, déjà citée comme alliée à la branche précédente.

Armes : D'argent, à trois cyprès, arrachés desinople; au chef de gueules , chargé de trois besantsd'or; les anciennes armes de Montravel sont écartelées d'or et d'azur avec la devise : Cum eo aut in eo.

Nota. Cet article était destiné à paraître dans le dictionnaire véridique des origines des maisons nobles de France.

TARTËREAU DE BERTHEMONT; maison d'ancienne chevalerie, connue dès le douzième siècle dans les provinces de Brie, et de l'Ile-de-France , où elle a possédé les terres et seigneuries de Tarlereau, de la Grivelle^ Montanglos, coriace , Boiseval, le Tremblay, et autres fiefs et seigneuries.

Noble Jeanne Tartëreau, écuyef, seigneur dudit lieu et autres fiefs situés près de Brie-Comte-Robert, en la vicomte de Corheil, rendit foi et hommage au roi Charles VI, conjointement avec Gilles de Mallet, vicomte de Corbeil, le 5 janvier i385 , pour les susdites terres et seigneuries; ledit hommage enregistré à la chambre des comptes de Paris.. ■

■ Cette maison a été maintenue dans sort ancienne no-^ blesse d'extraction , par arrêt du conseil-d'état du Roi , ei> 1666, époque de la recherche de la noblesse. Dès l'an i55i, elleavait été maintenue dans sa noblesse d'extraction , par jugement de la Cour des aides de Paris, à cause de la seigneurie de la Villeneuve , appartenante à Philippe de Tartëreau , écuyer, seigneur dudit lieu.

Noble Guillaume de Tartëreau, écuyer, seigneur de la Grivelle, Comblaville, les ormeaux, de Perdrièle, de Montanglos, vivant en 1460, fut maintenu dans sa noblesse d'extraction, par les commissaires départis par le roi François Ier, à cause des susdites terres et seigneuries; le dit jugement de maintenue fut rendue à Brie- Comte-Robert, le 27 novembre i5i6.

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