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III. Jean Sauvais,seigneurdeCarsan, marié,en i5gy, avec Marie Fouquel, fille d'Antoine Fouquet, auditeur de rote, à Avignon. Il eut, enlr'autres enfants:

IV. Jacques Sauvan , IIe. du nom, qui fut intéressé dans les fermes du Roi, et y acquit une grande fortune (i). Il fut pourvu, le 27 novembre i&$4i d'une charge de secrétaire du Roi, en la grande chancellerie, qn'il résigna peu de tems après; acquit, par décrétai! parlement de Paris, les terres d'Aramon et de Valabrègues; fut pourvu, le 3 octobre 1648, d'une autre charge de secrétaire du Roi, dont il obtint les lettres d'honneur, le 17 avril i655. Il avait épousé Madeleine le Clerc, fille de Henri le Clerc , seigneur de Fleurigny, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, dont il a eu:

i°. Jacques-Antoine-Léonor , qui suit;

20. Claude de Sauvan, seigneur de Lenoncourt;

3". Jean-Philippe de Sauvan, avocat au parlement de Paris, qui fut maintenu dans sa noblesse, par jugement de M. Phelypeaux, intendant en la généralité de Paris, du 26 novembre 1699, sur le fondement des lettres d'honneur, accordées à son père. Il épousa Jeanne Carlot, dont il eut plusieurs enfants.

V. Jacques-Antoine-Léonor DE Sauvan , seigneur d'Aramon , fut maintenu dans sa noblesse, avec Claude de Sauvan de Lenoncourt , son père, par jugement de M. de lîezons, intendant de Languedoc, du 18 juillet 1669, sur le fondement des lettres d'honneur de secrétaire du Roi de la grande chancellerie , accordées à son père , le 1 7 avril i6b5 (2). Il épousa Anne-Thérèse de Barliézières, ■filie de Charles, comte de Chemeraut, de laquelle il laissa:

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(1) Tous les faits qui précèdent, rectifient des allégations absurdes, contenues dans un ouvrage imprimé en 164g , sous le titre de Catalogue des Partisans, avec leurs généalogies.

(2) Voyez les pièces fugitives , pour servir à l'Histoire de France, par le marquis d'Aubais, t. Il; Jugements sur la Noblesse de Languedoc, p. 278.

VI. Marie-Guillaume-Alexandre De Sauvan D'Ali AMon , né en 1688, présenté en 1698, pour être reçu page du roi Louis XIV, dans sa grande écurie, et nommé avant 1704, capitaine au régiment deBerry. Il est l'aïeul du marquisd'Aramon , pair de France, du 5 mars 1819.

D'une autre branche de cette famille, qui fut anoblie au mois de novembre i638, était M. le baron de Sauvan , écuyer de madame la marquise de Pompadour, et depuis exempt des gardes-du-corps dans la compagnie de Villeroy , le 18 septembre 1764 ; mestrede-camp, le3o septembre 1774; sous-lieutenant, le Ier. janvier 1776; lieutenant le 6 mai 1781; brigadier de cavalerie, le 5 décembre de la même année, qui vivait encore en 1791.

Armes : de gueules, au lion d'or.

De SAXI, famille originaire de la ville d'Arles, anoblie par lettres du 16 mai iG54, données en faveur de François Saxi, qui furent confirmées pard'autres,du mois de février 1669. Elle a fourni un lieutenant-colonel, un commandant pour le Roi, àfraerbach, sur la Moselle, et plusieurs officiers de tous grades. D'azur, à trois Landes d'or; au chef d'argent, chargé d'une tête de léopard de gueules , et soutenu de sable.

SEIMANDY De SAINT-GERVÂIS , en Languedoc. Saint-Gervais, ancienne vicomte, située dans le département de l'Hérault, à raison de laquelle le sieur J. P. A. Seimandy, vicomte de Saint-Gervais, chevalier de Saint-Louis et maréchal-de-camp, a rendu hommage au Roi devant la chambre des comptes de Montpellier, le 20 juin 1783. Ce fut en la même qualité qu'il fut cité et qu'il comparut à l'assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Béziers, en 1789, et qu'il fut nommé commissaire pour la rédaction des cahiers.

Le Roi, par son ordonnance du 2 février 1821, a maintenu et confirmé dans son titre le vicomte de SaintGervais, pour en jouir héréditairement.

Armes : d'argent, au dextrochère de carnation, habillé de sable, tenant un rameau de cinq branches de laurier de sinople. Couronne de vicomte.

SEROZ, maison ancienne d'origine chevaleresque, qui tirait son nom de la seigneurie et du village de Séroz, bailliage de Poligny , au comté de Bourgogne , sa plus ancienne possession connue depuis Ponce de Séroz, témoin, avec d'autres seigneurs , d'une charte des sires de Salins, de l'an 1189. On trouve plusieurs gentilshommes de cette maison , chevaliers et hommes d'armes dans les armées de Bourgogne , depuis Jean de Séroz, écuyer, en i336. Pierre de Seroz, écuyer du duc de Bourgogne, en i3y6, fit prisounier Henry de Chamillart, chevalier, et fut loué et récompensé par le duc , pour lui avoir rendu sa liberté , sans avoir exigé de rançon. Il se distingua aussi à la prise de Pontarlier. Cette maison reçue très-anciennement dans plusieurs chapitres nobles de la province , le fut dans le haut chapitre de Remiremont, en 1600 , et dans l'ordre illustre de Saint-Georges, depuis i5a2 , circonstances qui constatent qu'elle s'allia toujours à de grandes maisons. Elle s'éteignit vers le commencement du dix-septième siècle, dans celle de Saint-Mauris de Salins, dit de Crella.

Armes : De gueules, à la croix ancrée d'argent.

DU SERRE (1) DURIVAL;maison d'ancienne chevalerie du Dauphiné, qui a pris son nom d'un bourg , situé dans le Gapençois , à trois lieues de Veynes, sur la rive droite de Buech , décoré jadis du titre de baronnie. Les chartes de l'église de Gap justifient cette possession avec le rang que tenaient les barons du Serre parmi la noblesse du haut parage du Dauphiné , depuis le onzième siècle. Leurs descendants ont constamment soutenu l'éclat de leur origine, par une longue série d'officiers distingués , et par de nombreuses alliances avec les maisons les plus anciennes et les plus illustres, entr'autres avec les des Alrics de Vinzobres , d'Auriac , de Belle de Sauret , de Bonne de Lesdiguières , de Castellane-St.-Juers , de

(1) Ce nom s'est orthographié quelquefois de Serre et de Serres. On peut voir pour ces variations , la critique du Nobiliaire de Provence ( manuscrite ) , l'Histoire de la Noblesse du comtat vénaissin , par Pithon Curt, t. 1, p. (r 1 et l'Histoire des grands officiers de la couronne , t. IV , p. 386.

Ferrus, de Oradenigo, d'Hugues de Beaujeu, d'Inguimbert d« Pramiral, de Martin-Champoléon , de Montoreier, d'Ossandon de Puy-Guillaume, de Poligny, de la Roche-Fondevaux, de Roux , de Tertulle de Verfueil, etc., etc. Cette maison a formé deux branches principales : i°. les seigneurs du Rival, donton parlera plus bas ; P. les barons de Thèze , et seigneurs de Melves et d'Orcières, éteints vers le milieu du dix-huilième siècle. Cette dernière branche a donné un prélat bien recommandable dans la personne de Charles-Salomon du Serre, nommé évêque de Gap , en 1600 , mort en cette ville , le i5 mai Gay. Pendant le désordre des guerres civiles f les Huguenots s'étaient emparés des biens ecclésiastiques , et avaient abattu les églises. Charles-Salomon du Serre répara tous ces malheurs. Il retira des mains des réfor-1 mes, les biens qu'ils avaient envahis; fit rebâtir la plupart des églises que les calvinistes avaient démolies, et rétablit le culte divin dans tous les villages de son diocèse. IL employa aussi de grandes sommes à la réparation des couvents et de l'hôpital de la ville de Gap, où la mémoire de ce prélat est restée en grande vénération.

Les branches du Rival et de Thèze, avaient pour souche commune, Pierre du Serre, l'un des co-seigneurs de Veynes, qui transigèrent avec les habitants de ce bourg, le samedi d'après la fête de Saint-Martin d'hiver 1296; ce Pierre du Serre était frères d'isnard, baron du Serre, lequel fut l'un des capitaines qui servirent à la croisade de l'an 120,0, et dont le fils, Jean, baron du Serre, transigea avec l'évêque' de Gap, en I3i6, au sujet des droits qu'il avait au terroir de Serre, et ratifia un acte de l'an 162.2, pour le rétablissement de l'église du Serre, brûlée par les hérétiques.

Branche du Serre du Rival.

XII. Charles-Balthazar Du serre* 1 seigneur du Rival, de Pui-Guillaume et de la Bâtisse, (issu au onzième degré de Pierre du Serre, dont on a parlé ci-dessus), épousa, le î3 janvier iy5o, Marie-Louise de Malet de Vandègre, fille de Gabriel-Marie de Malet de Vandègre, écuyer, seigneur de Vandègre et de Bulhon, et dé Claude de ïorrant. Il en eut, entr'autres enfants:

. i°, Joseph , dont l'article suit: .

20. Jean-Casimir du Serre du Rival, né à Gap, marié le 26 février 179^, avec Marie-Monique Amidieu-Duclos, dont il n'a pas eu d'enfants , fille de Jean-Baptiste Amidieu-Duclos, capitaine de dragons, et de Marie-Anne Loucher de SaintFrais. Il a été capitaine d'infanterie, et décoré de la croix de l'ordre royal et militaire de SaintLouis.

3°. Claire-Emilie du Serre du Rival, chanoinesse du chapitre noble de Saint-Martin de Salles, en Beaujolais.

• XIII. Joseph du Serre Du Rival, né à Gap le 23 septembre 17'ij, officier d'un rare mérite, se signala dans diverses actions de la guerre de sept ans, et fut fait chevalier de Saint-Louis à l'âge de vingt-quatre ans, sur le champ de bataille, par M. le prince de Condé, après la victoire de Johannesberg, remportée en 1762, sur le prince héréditaire de Brunswick. Ce fut Joseph du Serre du Rival, qui, daris cette bataille , s'empara des canons , qui, par ordre de Louis XV , furent transportés à Chantilly. Il servit dans les troupes légères de France, jusqu'en 1763 , époque à laquelle il passa au service d'Espagne , où il fut nommé capitaine aux gardes-Wallonnes, le 14 juillet 1771. Il a épousé à Algésiras, en Espagne, le 8 janvier 179a, Baimonde Salaranque, fille de don Pedro Salaranque, et de Rafaëla Fravega. Il est décédé à Puerto-Réal, (Port-Royal), le 2 novembre 1800, laissant deux demoiselles:

P. Louise-Claire du Serre du Rival, née à PuertoRéal, le 1" février 1794.

20. Jeanne-Marie-Raimonde-Nicolette du Serre du Rival, née à Algésiras, le 6 décembre 1797.

Armes : D'azur, au cerf d'or; au chef d'argent, chargé de trois roses de gueules, feuillées de sinople. Supports et cimier : trois cerfs d'or.

Cet article complète et rectifie la notice insérée au tome 2, page 33a de cet ouvrage. On peut consulter la filiation de cette maison, dans le tome 18, page 38, du Nobiliaire de France..

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