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Passage du Niémen. - Wilna. – Tactique des généraux russes. - Le royaume

de Pologne. – Napoléon refuse de le reconnaitre. Witepsk. – Murmures et découragement dans les étals-majors. — Prise de Smolensk. - Bataille de Polotsk. - Bataille de Valoutina et de la Moskowa. - Napoléon à Moscow. - Incendie de Moscow par Rostopchin.-On essaie des ouvertures de paix. Ira-t-on à Saint-Pétersbourg? – Hésitation. — Retraite de la grande armée. Destruction du Kremlin.

JUIN - OCTOBRE 1812.

L'empereur Alexandre s'était rendu à Wilna, ancienne capitale de la Lithuanie, dès le 26 avril. Les forces qu'il avait disposées autour de lui, pour s'opposer à l'invasion française, présentaient deux grandes armées. La première, dite armée de l'Ouest, était commandée par le général Barclai de Tolly. Elle se composait d'une première division de vingt-six mille hommes, commandés par les généraux Wittgenstein et Ouvarow, et dont les campements s'étendaient à Rossiana, Keidani et Wilkovo; d'une seconde division de seize mille hommes, avec le général Baggowouth, placée en arrière de Kowno, vers l'embouchure de la Wilia; d'une troisième division, de dix-huit mille hommes, sous les ordres de Toutchkow, et tenant Novoitroki, près de Wilna; d'une quatrième, enfin, obéissant à Schouvalow, en avant d'Olenki. Ces quatre corps formaient ainsi le centre et la droite des lignes russes. La seconde armée, dite de l'Est, commandée en chef par le prince Bagration, se divisait en deux corps seulement, dont l'un de quarante mille hommes, avec le grand-duc Constantin, se reliait au centre de la ligne de défense par Swentziani et Smorgani; l'autre, fort de vingt mille fantassins, avec le général Doctorow, et de sept mille, Cosaques conduits par l'hetman Platow, formait la gauche extrême de la ligne. Le général Marakow faisait en outre des levées dans la Wolhynie; le général Thormasow organisait un corps d’armée pour opérer du côté du grand-duché de Varsovie. La garde impériale tenait Wilna. A ces ressources, Alexandre ser comptait joindre bientôt une puissante réserve. Nous voulons parler des troupes qui opéraient sur le Danube, avec le général Kutusow, contre la Turquie. L'Angleterre employait toutes les ruses de sa diplomatie à amener un traité de paix entre Constantinople et Saint-Pétersbourg ; elle devait réussir dans ses efforts.

Jetons cependant un regard sur le terrain qui va servir de théâtre aux premières opérations de la campagne. Le génie militaire de Napoléon s'y déploiera dans toute sa force et dans toute sa virilité, et nous y verrons briller dans son éclat le coup d'œil du grand homme qui embrasse les espaces les plus étendus et des légions innombrables. Combinant les mouvements de ses quatre cent mille combattants, il semble avoir animé d'un même esprit et d'une même volonté les cent généraux qui font manœuvrer ses soldats sur les rives du Niémen. Et ce spectacle du génie de la guerre, élevé à sa plus haute

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