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aujourd'hui le igfructidor, le peuple demande 1797. en est la République , et ce que le CorpsLégislatif a fait pour la consolider.

« L'œil de la patrie est ouvert sur vous, citoyens représenfans; le moment est décisif; si vous le laissez échapper, si vous hésitez sur les mesures à prendre, si vous tardez une minute à vous prononcer, c'en est fait, vous vous perdez avec la République.

« Les conspirateurs ont veillé, voire silence leur a rendu le courage et l'audace; ils renouent leurs intrigues, ils égarent l'opinion par d'infàmes libelles, les journalistes de Blankenbourg et de Londres continuent à distribuer leurs poisons. Tous ces conjurés ne dissimulent pas qu'ils comptent sur leurs intelligences jusque dans le sein du Corps-Législatif; ils parlent déjà de punir les républicains du commencement de triomphe qu'ils ont obtenu : et l'on peut hésiter encore de purger la France du très petit nombre de chefs connus et signalés de ces conspirateurs royaux qui n'attendent que le moment de déchirer la République, et de vous dévorer vous-mêmes! Vous êtes au bord du volcan, il va vous engloutir, vous pouvez le fermer, et vous délibérez! demain il ne sern plus temps,

«.' »

1797. la moindre incertitude est la mort de la République.

« On vous parlera de principes, on cherchera les formes, on inventera des excuses, on voudra des délais, on gagnera du temps, on assassinera la constitution en ayant l'air de l'invoquer. Cette commisération qu'on implore pour certains hommes, à quoi va-t-elle vous conduire? à vpir ces mêmes hommes reprendre de vos propres mains le fil de leurs trames coupables, et ramasser dans votre sein les horribles brandons de la guerre civile pour incendier la patrie. Quelle pitié mal entendue, quel sentiment funeste, quelles vues rétrécies concentreraient l'attention du CorpsLégislatif sur les individus, et pourraient balancer le sort de quelques hommes avec celui de la République?

« Le Directoire exécutif s'est dévoué pour vous donner les moyens de sauver la France, .mais il a dû compter que vous les saisiriez. Le Directoire exécutif a cru que vous vouliez sincèrement la liberté, la République, et que les conséquences de ce premier principe ne devaient pas vous effrayer. Il vous les remet sous les yeux : il est obligé de vous dire que vous êtes placés dans une circonstance unique, et qu'on ne saurait appliquer les règles ordi- 1797. naires, à moins que de vouloir se livret à ses ennemis.

« Si les amis des rois trouvent des amis 'parmi vous, si les esclaves peuvent y trouver des protecteurs, si vous attendez un instant, il faut désespérer du salut de la France, fermer la constitution, et dire aux patriotes que l'heure de la royauté est sonnée dans la République. Mais si, comme n'en doute pas le Directoire exécutif, cette idée affreuse vous centriste et vousfrappe, connaissez le prix du moment, soyez les libérateurs de votre pays, et fondez à jamais son bonheur et sa gloire. »

Les projets du Directoire sont renvoyés à une commission de cinq membres nommée pour arrêter des mesures de salut public, et dont Syeyès et Boulai de la Meurthe font partie. Le dernier est chargé du rapport. Après l'avoir entendu , on casse arbitrairement les élections de quarante-huit départemens, ce qui formait la majorité des élections ; puis on procède à former la liste de ceux qui doivent être déportés à la Guiane. Boulai de la Meurthe et quelques autres députés parvien- . nent à faire réduire celle qu'a proposée le Di

1797.

rectoire. Grâces à leurs soins, Thibaudeau et Doulcet Pontécoulant sont épargnés. Dix ou douze autres sont rayés, parce qu'ils ont eu le bonheur d'obtenir de leurs compatissans collègues des certificats de nullité ou d'imbécillité. L'un d'eux est affranchi du fatalvoyage, parce qu'il a quatorze enfans. Dupont de Nemours est l'objet d'une vive contestation entre Tallien, qui veut se venger sur lui de plusieurs traits satiriques, et Chénier, dont madame de Staël a vivement sollicité l'intérêt pour l'ancien ami de Turgot. Enfin l'ascendant de Chénier l'emporte, Dupont est rayé ; la liste est arrêtée ainsi qu'il suit :

Aubry, du Conseil des Delahaye (de la Seine

Cinq-Cents. Inférieure), id.
J. J. Aimé, dit Job Delarue, id.

Aimé, id. Doumerc, id.
Bayard, id. / Dumolard, id.
Boissy-d'Anglas, id. Duplantier, id.
Borne, id. Duprat, id.
Bourdon (de l'Oise), Gibert - Desmolières,

id. - id.
Cadroi, id. Henry-Larivière, id.

- - -
Coucheri, id. Imbert-Colomès, id.

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Camille Jordan, id.

Villaret-Joyeuse, id.

Jourdan (André-Jo- Villot, id. seph, Bouches-du- Barbé - Marbois, des

Rhône), id. Gau, id. Lacarrière, id. Lemarchand - Gomi court, id. L'Émerer, id. Mersan , id. Madier, id. Maillard, id. Noailles, id. André (de la Lozère), id. Mac-Curtain, id. Pavie, id. Pastoret, id. Pichegru, id. Polissart, id. Praire-Montaut, id. Quatremère-Quincy, id. Saladin, id. Siméon, id. Vauvilliers, id. Vienot-Vaublanc, id.

Anciens. Dumas, id. Ferrant-Vaillant , id. Lafond-Ladebat, id. Laumont, id. Muraire, id. Murinais, id. Paradis, id. Portalis, id. Rovère , id. Tronçon-Ducoudray , id. Blain (des Bouches-duRhône), des Cinq Cents. Carnot, directeur. Barthélemy, direct. Brottier, ex-abbé. La Villeurnois, ex-magistrat. Duverne - du - Presle, dit Dunan. Cochon, ex - ministre de la police.

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