Oeuvres complètes de Voltaire: Correspondance générale

Cover
Carez, Thomine et Fortic, 1821
 

Was andere dazu sagen - Rezension schreiben

Es wurden keine Rezensionen gefunden.

Ausgewählte Seiten

Andere Ausgaben - Alle anzeigen

Häufige Begriffe und Wortgruppen

Beliebte Passagen

Seite 176 - Tout ce que je vois jette les semences d'une révolution qui arrivera immanquablement, et dont je n'aurai pas le plaisir d'être témoin. Les Français arrivent tard à tout, mais enfin ils arrivent. La lumière s'est tellement répandue de proche en proche, qu'on éclatera à la première occasion; et alors ce sera un beau tapage. Les jeunes gens sont bien heureux; ils verront de belles choses.
Seite 100 - Malheureusement il m'a fourré là très mal à propos. Il dit au conseil que j'ai fait le Sermon des cinquante. Ah, Jean-Jacques! cela n'est pas d'un philosophe : il est infame d'être délateur ; il est abominable de dénoncer son confrère, et de le calomnier aussi injustement.
Seite 301 - Académie. Je crois que ce secrétaire ne sera jamais l'ennemi de la philosophie ; mais je ne crois pas qu'il veuille se compromettre pour elle.
Seite 630 - canaille sous les étendards de nos ennemis, et nous ne voulous de cette canaille ni pour partisans ni pour adversaires. Nous sommes un corps de braves chevaliers défenseurs de la vérité, qui n'admettons parmi nous que des gens bien élevés. Allons, brave Diderot , intrépide d'Alembert, joignez-vous à mon cher Damilaville, courez sus aux fanatiques et aux fripons...
Seite 209 - II est mort comme un chien; mais vraiment un chien est très heureux de mourir sans tout cet attirail dont on persécute le dernier moment de notre vie. Si on avait un peu de charité pour nous, on nous laisserait mourir sans nous en rien dire. Ce qu'il ya de pis encore...
Seite 589 - La mort de notre résident , chez qui le paquet est resté long-temps , a retardé mon plaisir , et je me hâte de vous témoigner ma reconnaissance ; vous ne savez pas combien je vous suis redevable. Ce n'est point là un discours académique, c'est un excellent ouvrage d'éloquence et de philosophie. Autrefois nous donnions pour sujet du prix des textes faits pour le séminaire de Saint-Sulpice; aujourd'hui les sujets sont dignes de vous.
Seite 553 - ... se relâcher qu'elle ne peut errer. Il n'ya plus que les drames bourgeois du néologue Marivaux où l'on puisse aller pleurer en sûreté de conscience. Les comédiens francais trouveront plus d'indulgence au parlement, dans quelque occasion favorable où ils plaideront contre l'archevêque.
Seite 286 - Je ne me console point de voir que ceux qui devraient combattre les uns pour les autres , sous le même drapeau , soient ou des poltrons, ou des déserteurs, ou des ennemis. La folie de Rousseau m'afflige. Est-il vrai que c'est à Duclos qu'il écrivait cette indigne lettre dans laquelle il disait que j'étais le plus violent et le plus adroit de ses persécuteurs?
Seite 81 - C'est un plaisir de voir les pouilles que l'abbé d'Aubignac, prédicateur du roi, prodigue à l'auteur de Cinna. Il ya eu de tout temps des Frérons dans la littérature; mais on dit qu'il faut qu'il y ait des chenilles, pour que les rossignols les mangent afin de mieux chanter. J'ai l'honneur d'être, etc.
Seite 94 - M. d'Alembert? non seulement il a beaucoup d'esprit, mais il l'a très décidé, et c'est beaucoup ; car le monde est plein de gens d'esprit qui ne savent comment ils doivent penser. Adieu, madame; songez, je vous prie, que vous me devez quelque respect ; car si dans le royaume des aveugles les borgnes sonl rois , je suis assurément plus que borgne ; mais que ce respect ne diminue rien de vos bontés. 11 ya long-temps que je suis privé du bonheur de vous voir et de vous entendre ; je mourrai probablement...

Bibliografische Informationen