Histoire de la politique des puissances de l'Europe: depuis le commencement de la révolution française jusqu'au Congrès de Vienne, Band 2

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Seite 381 - Nous fierons-nous une quatrième fois à une cour, sans foi sans honneur et sans raison ? Non ! non. La dynastie de Naples a cessé de régner ; son existence est incompatible avec le repos de l'Europe et l'honneur de ma couronne. Soldats, marchez ; précipitez dans les flots, si tant est qu'ils vous attendent, ces débiles bataillons des tyrans des mers. Montrez au monde de quelle manière nous punissons les parjures.
Seite 380 - Je me fiai aux paroles de ce prince, et je fus généreux envers lui. « Lorsque la seconde coalition fut dissoute à Marengo, le roi de Naples, qui le premier avait commencé cette injuste guerre, abandonné à Lunéville par ses alliés, resta seul et sans défense. Il m'implora; je lui pardonnai une seconde fois.
Seite 359 - ... ma santé, de jouir dans un climat plus tempéré de la vie privée, j'ai décidé, après la plus mûre délibération, d'abdiquer ma couronne en faveur de mon héritier, mon très-aimé fils le prince des Asturies.
Seite 359 - En conséquence, ma volonté royale est qu'il soit reconnu et obéi comme roi et seigneur naturel de tous mes royaumes et souverainetés; et, pour que ce décret royal de ma libre et spontanée abdication soit exactement et dûment accompli, vous le communiquerez au conseil et à tous autres qu'il appartiendra.
Seite 374 - Espagne, ni ne veut pas régner une autre fois , je gouvernerai en son îiom comme lieutenant, car personne ne peut m'être préféré ; j'ai pour moi les lois , le vœu des peuples et l'amour de mes sujets ; personne ne peut chercher leur prospérité avec autant de zèle , et ne s'y croit plus obligé que moi.
Seite 363 - Je proteste et déclare que mon décret du 19 « mars , par lequel j'ai abdiqué la couronne en « faveur de mon fils, est un acte auquel j'ai été « forcé pour prévenir de plus grands malheurs « et l'effusion du sang de mes sujets bien aimés ; « il doit , en conséquence , être regardé comme
Seite 380 - J'avais d'assez légitimes raisons, et de suspecter la trahison qui se méditait, et de venger les outrages qui m'avaient été faits. Je fus encore généreux. Je reconnus la neutralité de Naples ; je vous ordonnai d'évacuer ce royaume; et, pour la troisième fois, la maison de Naples fut raffermie et sauvée.
Seite 267 - ... sophismes , d'altérer la simplicité des mœurs anciennes , et de répandre , parmi la jeunesse , des opinions funestes à la patrie. Ce fut sur...
Seite 374 - ... moi. Après avoir fait ma renonciation avec ces restrictions , je comparaîtrai devant. les Espagnols , pour leur faire voir que je préfère l'intérêt de leur conservation à la gloire de les commander, et l'Europe me jugera digne de commander des peuples à la ( tranquillité desquels j'ai su sacrifier ce que les hommes ont de plus flatteur et de plus séduisant. Dieu ait l'importante vie de votre majesté en sa sainte garde , de la manière qu'il est prié par son plus affectionné et soumis...
Seite 372 - ... pas abandonner ceux dont l'existence dépend du trône même. Votre majesté m'a également déclaré que son abdication avait été spontanée , et que quand même quelqu'un assurerait le contraire, je ne devais pas le croire , car elle n'avait jamais donné de signature avec plus de plaisir. Votre majesté m'a dit aujourd'hui, que quoiqu'il soit certain qu'elle fit son abdication avec toute la liberté possible , elle se réserva le pouvoir de*, reprendre les rênes du gouvernement quand

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