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weis et a passé une partie de la journée d'hier à son quartier-général. L'empereur est parti hier à neuf heures du matin de son camp de Znaïm, et est arrivé au palais de Schœnbrunn à trois heures après-midi. S. M a visité les environs du village de Spitz qui forme la tête du pont de Vienne. Elle a ordonné au général comte Bertrand différens ouvrages qui doivent avoir été tracés et commencés aujourd'hui. · Le pont sur pilotis de Vienne sera rétabli dans le plus court delai. S. M. a nommé maréchaux de l'empire le général Oudinot, le duc de Raguse et le général Macdonald; le nombre des maréchaux était de onze. Cette nomination le porte à quatorze : il reste encore deux places vacantes. Les places de colonelgénéral des Suisses et de colonel-général des chasseurs sont aussi vacantes. - - Le colonel-général des chasseurs est, d'après nos constitutions, grand-officier de l'empire. S. M. a témoigné sa satisfaction de la manière dont la chirurgie a servi, et particulièrement des services du chirurgien en chef Heurteloup. , · · - | Le 7, S. M. traversant le champ de bataille a fait enlever un grand nombre de blessés et y a laissé le duc de Frioul, grand maréchal du palais, qui y a passé toute la journée. | | Le nombre des blessés autrichiens tombés en notre pouvoir s'élève de douze à treize mille. * . " ' . Les Autrichiens ont eu dix-neuf généraux tués ou blessés On a 1emarqué comme un fait singulier que les officiers français, soit de l'ancienne France, soit des nouvelles provinces, qui se trouvaient au service d'Autriche, ont pour la plupart péri. " " ; • · · · · · · · · · . . » ! · On a intercepté plusieurs courriers, et l'on a trouvé dans

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| ( 491 ) les lettres dont ils étaient porteurs, une correspondance suivie de Gentz avec le comte Stadion. L'influence de ce misérable dans les grandes décisions du cabinet autrichien est ainsi matériellement prouvée. Voilà les instrumens dont l'Angleterre se servait comme d'une nouvelle boîte de Pandore pour souffler les tempêtes et répandre les poisons sur le continent. . Le corps du duc de Rivoli forme ses camps dans le cercle de Znaïm. Celui du duc d'Auerstaedt dans le cercle de Brumn ; celui du maréchal duc de Raguse dans le cercle de Korn-Neubourg; celui du maréchal Oudinot , en avant de Vienne à Spitz; celui du vice-roi, sur Presbourg et Gratz. La garde impériale rentre dans les environs de Schœnbrunn. La récolte est très-belle et partout d'une grande abondance. L'armée est cantonnée dans de superbes pays, riches en den- . rées de toutes espèces, et surtout en vins.

vienne, 22 juillet 18o9. - - - - ,

vingt-neuvième bulletin de la grande armée,

Les généraux Durosnel et Foulers sont arrivés au quartiergénéral. Les conjectures qu'on avait formées au sujet du général Durosnel se sont toutes trouvées fausses. Il n'a pas été blessé; il n'a pas eu de cheval tué sous lui; mais en revenant de porter au duc de Montebello, dans la journée du 22 mai, l'ordre de concentrer son mouvement à cause de la rupture des ponts, il traversa un ravin où il trouva vingt-cinq hussards qu'il croyait former un de nos postes. Il ne s'aperçut qu'ils étaient ennemis qu'au moment où ils lui sautèrent au collet. Comme on avait été long-temps sans avoir de ses nouvelles, et d'après quelques autres indices, on l'avait cru mort.

Le général de division Reynier a pris le commandement des Saxons, et a occupé Presbourg. .. ! ... | 3 | | ' o

Le maréchal Maedonald s'est mis en marche pour aller

prendre possession de la citadelle de Gratz, où il doit être entré aujourd'hui. . A Le maréchal duc de Raguse a campé ses troupes sur les , hauteurs de Krems. · S. M. assiste tous les matins aux parades de la garde, qui sont fort belles. Les vélites et les grenadiers à pied de la garde italienne se font remarquer par une excellente tenue. Le prince Jean de Lichtenstein revenant de Bude, a été présenté le 18 à S. M. Il apportait une lettre de l'empereur d'Autriche. - | Le comte de Bubna, général-major aide-de-camp de l'empereur d'Autriche, a dîné plusieurs fois chez M. le comte Champagny. - Sur les rives du Danube on a, rassemblé et réparé les bateaux du commerce qui avaient été dispersés par les événemens de la guerre, et on les charge partout de bois, de légumes, de blés et de farines. On en voit arriver chaque jour. Toute l'armée est campée. :: , | ) ;

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Trentième bulletin de la grande armée.

- , , , , " - - - Le neuvième corps, que commandait le prince de PonteCorvo, a été dissous le 8. Les Saxons qui en faisaient partie sont sous les ordres du général Reynier. Le prince de PonteCorvo est allé prendre les eaux. Dans la bataille de Wagram , le village de Wagram a été enlevé le 6, entre dix et onze heures du matin, et la gloire en appartient tout entiere au

maréchal Oudinot et à son corps.

D'après tous les renseignemens qui ont eté pris, la maison d'Autriche se préparait à la guerre depuis près de quatre ans, c'est-à-dire, depuis la guerre de Presbourg. Son état mili

taire lui a coûté pendant trois années trois cents millions de francs chaque année. Aussi son papier-monnaie, qui ne se montait qu'a un milliard de francs, lors de la paix de Presbourg, passe-t-il aujourd'hui deux milliards. La maison d'Autriche est entrée en campagne avec soixante· deux régimens de ligne, dix-huit régimens de frontières , quatre corps francs ou légions, ayant ensemble un présent sous les armes de trois cent dix mille hommes; cent cinquante bataillons de landwehr, commandés par d'anciens officiers et exercés pendant dix mois, formant cent cinquante mille hommes ; quarante mille hommes de l'insurrection hongroise, et soixante mille hommes de cavalerie, d'artillerie et de sapeurs ; ce qui a porté ses forces réelles de cinq à six cents mille hommes.Aussi la maison d'Autriche se croyait-elle sûre de la victoire. Elle espérait balancer les destins de la France, lors même que toutes nos forces auraient été réunies, et elle ne doutait pas qu'elle s'avançât sur le Rhin, sachant que la majeure partie de nos troupes et nos plus beaux régimens étaient en Espagne. Cependant ses armées sont aujourd'hui réduites a moins du quart, tandis que l'armée française est doublée de ce qu'elle était à Ratisbonne. Ces efforts, la maison d'Autriche n'a pu les faire qu'une fois. C'est un miracle attaché au papier-monnaie. Le numéraire est si rare, que l'on ne croit pas qu'il y ait dans les états de cette monarchie , soixante millions de francs en espèces. C'est ce qui soutient le papier-monnaie, puisque près de deux milliards, qui, moyennant la réduction au tiers, ne valent que six à sept cents millions , ne sont que le signe nécessaire à la circulation. . " On a trouvé dans la citadelle de Gratz vingt-deux pièces de canon. . - - · La forteresse de Sachsenbourg, située aux débouchés du Tyrol, a été remise au général Rusca. ,

Le duc de Dantzick est entré en Tyrol avec vingt-cinqmille hommes. Il a occupé le 28 Lovers, et il a partout désarmé les habitans. Il doit en ce moment être à Inspruck.

Le général Thielmann est entré à Dresde.

Le duc d'Abrantès est à Bayreuth. Il a établi ses postes sur les frontières de la Bohême.

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Lettre de S. M. l'empereur et roi au ministre de la guerre. -

Monsieur le comte de Hunebourg, notre ministre de la guerre, des rapports qui sont sous nos yeux, contiennent les assertions suivantes : le gouverneur commandant la place de Flessingue n'aurait pas exécuté l'ordre que nous lui avions donné de couper les digues et d'inonder l'île de Walcheren, aussitôt qu'une force supérieure ennemie y aurait débarqué; il aurait rendu la place que nous lui avions confiée, l'ennemi n'ayant pas exécuté le passage du fossé, le revêtement du rempart étant sans brèche praticable et intact dès-lors, sans avoir soutenu d'assaut, et même lorsque les tranchées des ennemis n'étaient qu'à cent cinquante toises de la place, et lorsqu'il avait encore quatre mille hommes sous les armes ; enfin, la place se serait rendue par l'effet d'un premier bombardement.Si telle était la vérité, le gouverneur serait coupable, et il resterait à savoir si c'est à la trahison ou à la lâcheté que nous devrions attribuer sa conduite.

Nous vous écrivons la présente lettre close, pour qu'aussitôt après l'avoir reçue, vous ayez à réunirun conseil d'enquête, qui sera composé du comte Aboville, sénateur; du comte Rampon, sénateur; du vice-amiral Thévenard, et du comte Songis, premier inspecteur-général de l'artillerie.Toutes les

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