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rôle si important dans nos longues qu'il confia la défense des possessions guerres avec les Anglais. Nous avons qu'il conservait encore dans cette prodit, à l'article BANDES MILITAIRES,

vince. que ces troupes étaient ordinairement Le chef des Brabançons que Phicomposées de gens sans aveu et de lippe-Auguste entretenait à la même serfs fugitifs de tous les pays. Le nom époque dans son armée s'appelait Cade Brabançons, qu'on leur donnait le doc, et il fallait que ses bandes fussent plus souvent, semblerait indiquer que assez nombreuses, puisque l'historien le plus grand nombre était originaire qui nous a transmis ces détails porte à du Brabant. Quoi qu'il en soit, leur la somme, très-élevée pour ce temps, indiscipline était extrême, et quel que de mille livres par jour la solde qu'il fùt le parti qu'elles servissent, elles recevait du roi, pour lui et pour sa commettaient toujours d'affreux rava troupe (*). ges dans les pays où elles se trou Pendant la captivité du roi Jean, les Faient; amis ou ennemis, peu leur Brabançons se rassemblèrent pour pilimportait, pourvu qu'elles trouvassent ler, au 'nombre de seize mille, et se de quoi piller; fléau d'autant plus ter- jetèrent dans le Lyonnais et le Beaujorible qu'il semblait devoir se reproduire lais. Le connétable, Jacques de Bourindéfiniment. Elles donnaient sans bon, marcha contre eux avec une cesse naissance à de nouvelles bandes, armée. Il les atteignit près de Brignais, en poussant au désespoir les habitants et leur livra bataille; mais ses efforts des campagnes, et en les réduisant à

ne furent point heureux; il périt dans n'avoir, comme elles, d'autre ressource la mêlée, avec son fils, Pierre de que 13 guerre et le pillage.

Bourbon, et les Brabançons remporAussi à peine la guerre extérieure, tèrent une victoire complète. (Voyez où les Brabançons avaient pu rendre BRIGNAIS (bataille de)). quelques services, offrait-elleune courte On pense bien que ce succès ne contrêve, que les princes étaient obligés tribua pas médiocrement à les encoude tourner contre ces brigands toutes rager; aussi leurs bandes ne tardèrentles forces dont ils pouvaient disposer, elles point à se recruter ailleurs que et de leur faire une guerre d'extermi- parmi serfs fugitifs et les rotunation. Tel fut le but de l'une des pre riers (**). Bientôt même, s'il faut s'en mières expéditions de Philippe-Au- rapporter à la chronique de du Guesguste; il gagna sur eux, dans le Berri, clin (***), on y compta des chevaliers en une grande bataille, et en tua, dit-on grand nombre. Voici les vers de cette pius de sept mille. "Mais la cause qui chronique, où il est question de ces les avait produits se renouvela bientôt, brigands : et quelques années s'étaient à peine Mais ou noble royaume avoit confusion écoulées, que l'on en comptait déjà un D'une grant compagnie et y estoit foison grand nombre dans les armées de ce Gens de maints pays et de mainte nation, même prince, et dans celles de Jean

L'un Anglois, l'autre Escot, si avoit maint Breton;

Hanuyers et Normant y avoient à foison. sans Terre, roi d'Angleterre.

Par li pays alloient prendre leur mansion Les historiens contemporains nous

Et prenoient partout les à rainçon. ont conservé les noms de quelques

Vingt cinq capitaines trouver y pouvoit on

Chevaliers, écuyers' y avoient, ce dit on, chefs de Brabançons : l'un des plus célèbres fut ce Lupicaire, dont la bande ou route (rupta) formait la principale

(*)

Nomerosaque Rupta Cadoci,

Cm rex quotidie soli pro seque suisque force du détachement amené sans Terre au secours du château d'Andely, assiégé par Philippe-Auguste. (**) Aucun des noms de chefs que nous Lorsque le roi d'Angleterre quitta avors cités plus haut, Lupicaire, Arcas, quelque temps après la Normandie, ce Cadoc, ne peut être attribué à un noble. fut à ce Lupicaire, et à un autre chef (***) Citée par du Cange au mot Com de Brabançons, nommé Martin Arcas, pagnia,

gens

par Jean

Libras mille dabat.

Guillaume le Breton,

Qui de France exillier avoient dévotion.

ils avec eux de Germanie ? c'est ce Et il n'y demeuroit bæuf, vache, ne mouton, Ne pain, ne char, ne vin, ue oye, ne chapon,

qu'on ignore. Quoi qu'il en soit, il ne Tont pillar, meurtrier, traiteur et felon

tarda pas à perdre son caractère priEstoient en la route dont je fais mention. mitif; car on ne voit pas que, même

Au reste, il est permis de croire avant eux, il eût fait, avec la ceinture que de l'excès même du mal naquit un et le baudrier, les éperons et le poicommencement de guérison, et que les gnard, partie des honneurs auxquels Brabançons perdirent, au contact des un homme de noble race, ou élevé en nobles et des chevaliers qui se mêlèrent dignité, avait droit, en raison de sa à eux, un peu de cette férocité qui les naissance ou de ses fonctions, et dont rendait si redoutables auparavant. Ces la privation était un châtiment. Malnouveaux chefs, qui, à l'expérience du gré, ou peut-être à cause de cela, les métier des armes, joignaient le pres- Français , qui aimaient à se parer de tige de la naissance, si puissant à cette bracelets, continuèrent à le faire, et époque, étapusent d'ailleurs parmi eux tous en eurent la liberté. Dès le temps une sorte de discipline; aussi leur de Dagobert, saint Éloi en fabriquait voyons-nous, dès cette époque, perdre de très-riches pour ce prince et les insensiblement les dénominations ter- seigneurs de sa cour ; et le goût de ribles de Brabançons, Routiers, Cot cet ornement ne faisant que croître teraux, pour prendre les noms moins avec le temps, depuis les classes les redoutés de grandes compagnies, de ban plus élevées jusqu'aux plus modestes, des militaires et d'aventuriers. (Voyez tout le monde se plut á en charger ses ces mots.)

bras. En tête d'un des plus beaux maBRABANT, grenadier à pied , qui an nuscrits français, antérieur à 869, et térieurement avait été canonnier, ren connu sous le nom de petite Bible de contra , pendant la bataille de Maren Charles le Chauve, on voit ce roi asgo, une pièce abandonnée et renversée, sis sur un trône, la couronne en tête, parvint seul à la relever, la chargea et et tenant le sceptre de la main droite, s'en servit pour faire feu sur l'ennemi le poignet entouré d'un bracelet en or. pendant près d'une demi-heure. Un sceau d'Alain Fergent, duc de

BRACELET. Cet ornement du Bretagne, mort en 1120, le représente bras, dont l'origine se perd dans la à cheval, tenant les rênes de la main nuit des temps les plus reculés, fut gauche, de la droite agitant une épée, connu des nations barbares, aussi bien et les deux bras ornés chacun d'un que des Grecs et des Romains, et est bracelet. Un autre sceau , que l'on arrivé, à travers les siècles, de géné croit être celui de Geoffroy de Dinan, ration en génération, jusqu'à nous. mort aussi en 1120, offre ce seigneur Au rapport de Strabon et de Polybe, également à cheval, le bouclier au les Gaulois portaient des bracelets en bras gauche, la lance en arrêt, et le richis de pierreries, tantôt au-dessus poignet droit, le seul

que

l'on puisse du coude, et tantôt au poignet. Sui voir, orné d'un bracelet. vant un ancien commentaire manus Plusieurs écrivains, qui se sont cocrit de la Bible, cité par du Cange, les piés les uns les autres, ont répété que bracelets étaient une décoration hono. c'est sous Charles VII que les femrifique, que, chez les peuples du Nord, mes ont commencé en France à se pa. les hommes seuls avaient le droit de rer de bracelets. C'est une erreur de porter, et qui n'était accordée qu'à la peu d'importance sans doute , mais bravoure ou au grade militaire. Aussi, qui n'en est pas moins une. En voici ceux qui l'avaient obtenue la prenaient la preuve. Blanche, fille de Louis IX, ils avec fierté pour garant de leurs née en 1240, morte à trois ans, et serments, et juraient-ils par leur brace. inhumée dans l'abbaye de Royaumont, let comme ils juraient par leurs armes. fut, par un de ces anachronismes si

Les Francs adoptèrent-ils cet orne fréquents au moyen âge, représentée ment des Gaulois, ou l'apportèrent en gravure sur le tombeau de cuivre

qui la renfermait, avec la taille , la seurs à cheval , qui venait de perdre figure d'une femme de vingt ans , et son colonel. C'est à ce brave offi. un bracelet au bras droit. Il est d'au cier que l'on doit la conservation de tant plus impossible de se tromper la Malmaison qu'il défendit contre les sur cette dernière circonstance, que entreprises des bandes ennemies, à la robe dont la princesse est vêtue l'époque où elles marchaient sur Paris. n'ayant point de manches , laisse le Il passa la Loire avec la garde impébras de celle-ci entièrement nu. riale; et, après le licenciement de l'arJeanne de Lisle , femme de Villiers, mée, il fut mis, comme tant d'autres chevalier , morte en 1276 , était re braves, en non activité. En 1829 présentée sur un tombeau, à l'abbaye M. Brack fut chargé par la duchesse du Val, vêtue d'une robe à manches, de Leuchtenberg d'accompagner au très-grandes et très-larges, ouvertes Brésil la princesse Amélie, sa fille, qui pour laisser passer les bras, ornés allait devenir l'épouse de l'empereur chacun d'un bracelet au poignet. don Pédro. Rentré au service en 1830,

Si les femmes ont été les dernières il fut nommé successivement colonel à se parer de cet ornement, elles sont du 4° régiment de hussards et maréaussi les dernières qui l'aient con chal de camp. Il commande aujourd'hui servé, car depuis longtemps les hom l'école de cavalerie de Saumur. mes ne le portent plus. Les femmes BRACONNOT (Henri), chimiste diselles-mêmes le prennent ou le quit tingué et correspondant de l'Institut, tent, suivant les inspirations de ce est né, le 29 mai 1781, à Commercy, caprice d’un moment que l'on appelle département de la Meuse. Élève de la mode. Quand les bracelets sont en MM. Herman et Eherman, anciens faveur, on les fait en or, en velours, professeurs de l'école centrale de Strasen tissu de soie ou de cheveux; on bourg, M. Braconnot, après avoir les enrichit de perles, de pierres pré terminé ses études médicales à Paris, cieuses , de camées, et de tout ce que vint s'établir, en 1807, à Nancy, où il l'imagination et le goût des fabricants remplaça M. Villemet, en qualité de croient le plus propre à leur donner professeur d'histoire naturelle et de de l'élégance et du prix. En général, directeur du jardin des plantes. On une paire de bracelets figure avec le lui doit un grand nombre de recherches peigne ou le diadème, les pendants d'o- chimiques du plus haut intérêt, et reilles, le collier, les bagues et la bou même quelques découvertes. Ses tracle de ceinture, dans l’écrin d'une vaux ont beaucoup contribué à amefemme du monde, et complète cet en ner l'analyse végétale au point de persemble que l'on nomme une parure

fection qu'elle a atteint de nos jours. (voyez ce mot).

Il a composé de nombreux mémoires, BRACK (Fortuné), né à Paris en dont plusieurs font connaître des acides 1789, fit dans l'arme de la cavalerie nouveaux, auxquels l'auteur donne les une grande partie des dernières cam noms d'acide fungique, bolélique, pagnes de l'empire. Sous-lieutenantnancéique, ellagique, absynthique au septième de hussards, en 1807, il et pectique. Il a également écrit un fut attaché, en 1809, au général Éd. mémoire sur une substance nouvelle, Colbert en qualité d'aide de camp, et qu'il désigne sous le nom de cyareçut la décoration de la Légion d'hon nourine. neur après la bataille de Wagram. En BRACQ (Marie-Joseph), licencié en 1813, il entra dans les lanciers rou droit et en théologie, né à Valencienges de la vieille garde comme chef d'es nes en 1743, quitta sa cure pour venir cadron. En 1814 et 1815, il signala sa siéger à l'Assemblée constituante , où bravoure en Belgique. A Waterloo, l'avait appelé le suffrage des électeurs. 1 eut deux chevaux tués sous lui, et Il dut à la droiture de son caractère le général Domon lui confia le com et à son désintéressement d'être choi. mandement du gø régiment des chas si, en 1789, par la chambre du clergé, .

pour l'un des commissaires qui devaient de pratiquer un chemin couvert qui se concerter avec le roi sur les moyens devait communiquer dans la brèche; ci'arrêter la progression effrayante du cet ouvrage , de la plus haute imporprix des grains. Le 19 juin de la même tance, fut terminé au jour par l'intréannée, il vota pour que les pouvoirs pidité du commandant Bragairat , qui fussent vérifiés en commun, et depuis soutint une pluie de mitraille et un feu lors il fit continuellement partie de croisé de mousqueterie pendant toute cette majorité qui se voua à la cause la nuit, sut vaincre tous les obstacles, du peuple et aux succès de la liberté. et décida la reddition de la place. Il demeura inébranlable dans sa fidé BRAGELONGNE (Christophe - Berlité aux principes religieux,qu'il croyait nard de), membre de l'Académie des conciliables avec l'amour de la patrie sciences, né à Paris en 1688, culet avec l'obéissance aux nouvelles lois; tiva avec succès les belles-lettres, la aussi ne fit-il aucune difficulté pour philosophie et les mathématiques. prêter le serment exigé des ministres Tout jeune et encore sur les bancs des autels. Pour mieux montrer qu'en du collége, il recherchait avec aviagissant ainsi il était guidé par des dité la société de Malebranche qui sentiments de vrai patriotisme et non avait conçu pour lui une tendre estime. pas par une arrière - pensée d'ambi- !l passait tous les jours de congé dans tion, il refusa l'épiscopat, comme il le cabinet de Malebranche, et ce der. avait refusé quelques années aupara- nier ne dédaignait pas d'avoir avec lui vant une cure de dix-huit mille francs des entretiens métaphysiques. Habile de revenu, qui lui avait été offerte géomètre, il était, en outre, bon hellépar le garde des sceaux Miroménil. niste, entendait bien l'hébreu, et avait Pourquoi la révolution n'a-t-elle pas pour l'histoire une prédilection martrouvé un plus grand nombre de pa- quée. Ses qualités et son esprit le faireils prêtres! Après la dissolution de saient rechercher dans le grand monde. l'Asseinblée constituante, il alla re- Il mourut le 20 février 1744, avant prendre ses fonctions pastorales à Ri- d'avoir pu finir une histoire des embecourt, près de Cambrai , jusqu'à l'é- pereurs romains, à laquelle avait poque où l'on ferma les églises; alors consacré ses veilles. la municipalité de Cambrai lui donna BRAGNY , terre et seigneurie de un nouveau gage de son estime, en le Bourgogne , à deux myriamètres sudnommant directeur des monuments est de Nuyts. des arts et membre du jury des écoles BRAIE, bracca, nom d'une partie primaires et centrales. Dès que la tem de l'habillement des anciens Gaupête révolutionnaire fut apaisée, les lois, dont le lecteur pourra se faire habitants de Ribecourt l'appelèrent une idée à la vue de la planche 42. aux fonctions de juge de paix; mais, Les habitants de l'Helvétie et ceux en 1804, au moment où il venait d'être de la Bretagne, qui ont été moins suréélu à cette magistrature de concilia- jets que les autres Gaulois aux inva. tion, il mourut à l'âge de cinquante- sions des peuples étrangers, et par huit ans, universellement pleuré, et conséquent aux changements qui ont laissant la réputation d'un citoyen ver désolé si souvent les Gaules, n'ont tueux et d'un bon pasteur.

pas encore quitté l'usage des braies. BRAGAIRAT (Jean - Henri), lieute Les Gaulois conservèrent ce vêtenant-colonel d'infanterie, né à Paris ment, même après la conquête des en 1772, était entré au service comme Francs ; Charlemagne, qui n'avait ja: sergent, en 1792, et gagna tous ses gra mais quitté l'habillement particulier à des sur les chanıps de bataille. Ce brave cette nation, ayant un jour renconofficier, pendant le siège d'Astorga, tré une troupe de Francs vêtus de fut chargé, dans la nuit du 21 au 22 la bracca, ne put s'empêcher de s'é-' avril 1810, avec mille hommes d'élite crier : Voilà nos hommes libres qui du vingt-huitième régiment de ligne, prennent les habits du peuple qu'ils

ont vaincu. Et non content de cette suivies de ces festins' traditionnels réprimande, il défendit expressément parmi la race teutonique, où des sanaux Francs de prendre l’habit gaulois. gliers et des daiins entiers étaient ser

BRAINE-SUR - VESLE, petite ville, vis tout embrochés, et où des tonneaux avec titre de comté, dans l'ancien défoncés occupaient les quatre coius Soissonnais, à dix kilomètres sud-est de la salle (*). » de Soissons, aujourd'hui chef-lieu de Pepin tint à Braine une diète en canton du département de l'Aisne. 754. Hugues le Grand y construisit, « C'était, au sixième siècle, une de ces en 931, un château fort, auquel le immenses fermes où les rois des Francs comte de Dreux ajouta, au commentenaient leur cour, et qu'ils préfé- cement du treizième siècle, une citaraient aux plus belles villes de la Gaule. delle, dont les ruines subsistent enL'habitation royale n'avait rien de core. Cette ville, dont la populatio: l'aspect militaire des châteaux du est aujourd'hui de treize cent cinmoyen âge, c'était un vaste bâtiment quante - deux habitants, possédait, entouré de portiques d'architecture ro avant la révolution, une abbaye de maine, quelquefois construit en bois Prémontrés, fondée en 1130, sous le poli avec soin, et orné de sculptures nom de Saint-Yves. qui ne manquaient pas d'élégance. Au BRAINE (Jean, comte de), trouvère tour du principal corps de logis se du treizième siècle, était le rival en trouvaient disposés par ordre les loge- poésie d’Andefroy le Bâtard, que le ments des officiers du palais, soit bar romancero de M. Paulin Paris a mieux bares, soit Romains d'origine, et ceux fait apprécier, et du sire de Couey, des chefs de bande qui, selon la cou dont les chansons ont été publiées en tume germanique, s'étaient mis avec 1830. De Braine était fils de Robert II, leurs guerriers dans la truste du roi, comte de Dreux. Il est probable qu'il c'est-à-dire, sous un engagement spé est l'auteur de la vingt-septième chancial de vasselage et de fidélité. D'au son placée dans le recueil des poésies tres maisons de moindre apparence de Thibaut, comte de Champagne; étaient occupées par un grand nombre cependant quelques doutes subsistent de familles qui exerçaient, hommes et encore à cet égard. Il n'en est pas de femmes, toutes sortes de métiers, de même pour la chanson qui commence puis l'orfévrerie et la fabrique des ar par.ces vers : mes, jusqu'à l'état de tisserand et de

Pensis d’amors, dolens et correcié corroyeur, depuis la broderie en soie M'estuct chanter, quand madame m'en pric. et en or, jusqu'à la plus grossière pré- Celle-là est évidemment son curre; paration de la soie, de la laine et du malheureusement l'évêque de la Ravalin.

lière, à qui nous devons la connais« Braine fut le séjour favori de sance de cette chanson, a négligé d'eia Chlother, le dernier des fils de Chlod- rapporter la fin. wig, même après que la mort de ses BRALLE (François-Jean), ancien in. trois frères lui eut donné la royauté génieur en chef du corps royal des ponts dans toute l'étendue de la Gaule. et chaussées, né à Paris le 11 janvier C'était là qu'il faisait garder, au fond 1750, s'est particulièrement distingué d'un appartement secret, les grands dans la mécanique et l’hydraulique. coffres à triple serrure qui conte Entre autres travaux remarquables, naient ses richesses en or monnayé, on lui doit les machines hydrauliques en vases et bijoux précieux; là aussi de l'établissement des voitures publiqu'il accomplissait les principaux actes ques (faubourg Saint-Denis); celles de de sa puissance royale. Il y convo- l'hôpital de la Salpêtrière; celle que des quait en synode les évêques des vil chameaux font mouvoir au Jardin des les gauloises, recevait les ambassadeurs des rois étrangers , et présidait les (*) Aug. Thierry, Récits des temps merograndes assemblées de la nation franke, vingiens, t. I, p. 315 et suiv,

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