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barets fréquentés par de pauvres Auvergnats, qui devinerait le rôle brillant qu'elle a longtemps joué en France ? Introduite à la cour par Marguerite de Valois, fille de Catherine de Médicis, qui avait les jambes fort belles, la bourrée y succéda aux basses danses, où l'on marchait au lieu de sauter. Elle fut très à la mode depuis Charles IX jusqu'à Louis XIII, et redevint en vogue sous la régence. Aujourd'hui par un effet des vicissitudes éternelles de la mode, elle est bannie de la bonne société, où la basse danse a repris son empire. BoURRÉE (Edme-Bernard),.né à Dijon en 1652, et mort dans la même ville, le 26 mai 1722, était de la congrégation de l'Oratoire. Prédicateur, théologien, il a, en outre, composé un assez grand nombre d'ouvrages. Quelques - uns touchent indirectement à l'histoire de France, comme les Conférences ecclésiastiques du diocèse de Langres. 1684, 2 vol. in-12, et l'Abrégé de la vie du père François de Cluny, prêtre de l'Oratoire. 1698, in-12. BoURRELIER (Nicolas de Malpas), né à Dôle en 1606, fut conseiller au parlement de Franche-Comté en 1674, et mourut dans sa ville natale en 1681. Nous ne le mentionnons ici que parce qu'il prononça , en 1632, l'Oraison funèbre de Cleriadus de Vergy, gouverneur de Franche-Comté. BoURRELIERs. — La corporation des bourreliers était une des plus anciennes de Paris. La chevalerie, et les jeux que préférait la noblesse, avaient, dès les premiers temps , du moyen âge , donné naissance à de nombreux métiers, qui s'étaient partagé la fabrication des divers objets qui composaient l'équipement du chevalier et le harnachement de sa monture. Ces métiers, plus nombreux qu'on ne le croirait d'abord, parvinrent bientôt à un assez haut degré de prospérité, puisque les artisans qui les pratiquaient trouvaient, en se livrant aux spécialités les plus restreintes, les moyens de s'enrichir. Les bourreliers, par exemple, ne s'occupaient que de la fabrica

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auxquels devait se livrer la garde #

la prévôté de Paris. Du reste, les statuts de la comml. nauté des bourreliers n'avaient pour objet que d'assurer la bonne qualil des objets fabriqués par ces artisans Ils ne contenaient aucune disposition remarquable, et qui mérite d'être t. tée. Au moment où les corporatios furent supprimées , il fallait, pour être admis dans celle des bourreliers, avoir fait cinq années d'apprentissag, deux années de compagnonnage, tt présenter un chef-d'œuvre, dont les fils de maîtres seuls étaient exempts Le brevet coûtait soixante-douze lk vres, et la maîtrise neuf cent cinquanlt livres. BOURRIENNE (Louis-Antoine Fall velet de), né à Sens en 1769, fut à l'école de Brienne le condisciple, l'ami et le confident de Napoléon Il alla ensuite à Leipzig étudier le drot et les langues étrangères; puis il visit la Pologne, et, à son retour en Frante en 1792, il fut nommé secrétaire de légation à Stuttgardt, où il se rendit quelques jours avant le 10 août L guerre qui éclata entre l'Allemagne et la France le ramena un instant à Po ris; mais il retourna presque aussito à Leipzig, et s'y maria. Ses intelligences avec un agent de la † française excitèrent les soupçons des émigrés, alarmèrent les autorités, et l'électeur de Saxe ordonna l'arrestation de ces deux personnages.Apres soixante-dix jours de captivité, de Bourrienne fut mis en liberté, mais il se vit forcé de quitter immédiatement la Saxe et de rentrer en France l

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avait été inscrit sur la liste des émigrés : quoique n'inspirant que peu de confiance au gouvernement, il parvint cependant à se faire rayer. Mais il resta dans l'oubli jusqu'en 1797, époque où des triomphes dont l'histoire n'offre point d'exemple fixaient déjà sur Napoléon l'attention du monde. Bourrienne se décida alors à écrire à son ancien condisciple pour lui demander l'autorisation de se rendre aude sa personne. Le général de 'armée d'Italie l'invita à venir le joindre sur-le-champ à Gratz en Styrie, et dès qu'il fut arrivé, il le fit son secrétaire intime, l'emmena dans toutes ses expéditions, l'établit auprès de lui au palais des Tuileries, et le fit nommer conseiller d'Etat, le 20 juillet 1801 ; mais cet excès de confiance et de faveur cessa tout à coup. Compromis par la banqueroute de la maison Coulon, de Bourrienne ne put cacher la part qu'il avait prise aux opérations de cette maison, et Napoléon, irrité, l'éloigna de son cabinet. Il parvint p0urtant, aidé de Fouché, à se faire mOmmer chargé d'affaires de France à Hambourg, avec le titre d'envoyé extraordinaire près le cercle de BasseSaxe. Il conserva cet emploi jusqu'en 1810, époque où des plaintes nombreuses engagèrent l'empereur à enVoyer à Hambourg un homme de confiance pour y examiner la conduite du chargé d'affaires.Ce commissaire évalua à deux millions de fr. les exactions COmmises par de Bourrienne. Napoléon Se montra indulgent, et condamna Seulement le coupable à restituer la moitié de cette somme. Mais cette affaire avait entraîné des longueurs, et 18l4 était déjà arrivé que Bourrienne n'avait pas encore effectué sa restituti0n. A peine le gouvernement provisoire fut-ilinstitué, qu'il alla offrir ses services au prince de Talleyrand. Celui-ci lui fit donner la direction générale des postes, et le gouvernementproVlS0ire lui accorda la remise du million quel'empereur l'avait condamné à restituer. Mais à l'arrivée de Louis XVIII,

# B0urrienne fut obligé de céder sa Place à M. Ferrand.Il fut alors nommé

conseiller d'État honoraire. Le 12 mars 1815, au moment où l'empereur sortit de l'île d'Elbe, de Bourrienne fut . nommé préfet de police. Son premier acte fut de signer l'ordre d'arrêter le duc d'Otrante (Fouché), qui lui avait rendu d'éminents services. Il alla ensuite avec d'autres transfuges, dont il était le digne collègue, composer le conseil

· de cette dynastie que l'étranger nous y Sv *

imposait, et contre laquelle la France épuisée faisait ses derniers efforts. LouisXVIII lenomma alorssonchargé d'affaires à Hambourg; mais il n'eut pas le temps de remplir cette place. Après la seconde restauration , il fut nommé conseiller d'État, et, peu de temps après, fut envoyé par le département de l'Yonne à la chambre des députés. Il y vota constamment avec la majorité. Réélu en 1821, il sapa sans ménagement, dans son rapport sur le budget, les institutions libérales, et rien de tout ce qui tient à la gloire de la nation ne fut épargné ; aussi reçut-il de l'opposition le surnom d'Omar. Réélu à la chambre septennale, il y vota dans le sens de M. de Villèle, dont il rédigeait, dit-on, chaque année le budget, service qui était annuellement payé au prix de cent mille francs. Mais bientôt le dérangement de sa fortune devint tel, qu'il fut forcé de s'enfuir en Belgique pour échapper à ses créanciers. Il se réfu

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eroy, chez la duchesse de Brancas, et trouva le moyen de s'y créer de nouvelles ressources, en vendant pour soixante mille francs, au libraire Ladvocat, le droit de publier, sous son nom, dix volumes deses mémoires. Ces mémoires, rédigés sur des notes fournies par de Bourrienne, par M. de Villemarest, contiennent sur Napoléon des calomnies qui ont achevé de erdre Bourrienne dans l'opinion pu† Cet homme était encore en Belgique à l'époque de la révolution de juillet. La nouvelle de cet événement le chagrina vivement. Son esprit s'égara tout a fait, et l'on fut obligé de le conduire près de Caen, dans une maison destinée au traitement des

aliénés. C'est là qu'il mourut en 1834. BoURRU (Edme-Claude), dernier doyen et bibliothécaire de l'ancienne faculté de médecine de Paris, mort en 1823, à quatre-vingt-seize ans, est auteur d'un assez grand nombre de traductions de livres anglais, et de quelques ouvrages qui ont eu peu de succès. Nous citerons seulement son Eloge funèbre du docteur Guillotin, 1814, in-4°. BoURsAULT (Edme), né à Mucitl'Évêque en Bourgogne, au mois d'octobre 1638, et mort à Montluçon, le 15 septembre 1701, est un decesauteurs dramatiques qui, au dix-septième siècle, eurent de la vogue à défaut de gloire, et dont quelques productions sont encore estimées aujourd'hui. On joue et on applaudit encore le Mercure galant, qui est la meilleure comédie de Boursault. Lorsqu'il vint à Paris, en 1651, il ne savait encore que le patois de sa province ; quelques années après il était devenu un écrivain assez remarquable pour qu'on le chargeât de composer un livre destiné à l'éducation du dauphin. Boursault plaisait par les qualités du cœur, aussi bien que par celles de l'esprit ; son caractère franc et ouvert lui fit beaucoup d'amis. Il fut lié avec la plupart des gens de lettres ses contemporains, si l'on en excepte Molière, contre lequel il se crut des griefs et qu'il eut l'imprudence d'attaquer dans une satire. Molière prit sa revanche dans l'Impromptu de Versailles, et nomma même son adversaire dans la scène où il le jouait. Ce qui fait plus d'honneur à Boursault que tout l'esprit qu'il mit dans cette querelle, c'est la manière dont, à une autre époque de sa vie, il se conduisit à l'égard de Boileau. Étant receveur des tailles à Montluçon, il apprit que Boileau , qui était venu à Bourbonne pour sa santé, se trouvait, par le manque imprévu d'argent, dans le plus grand embarras. Il accourut aussitôt, quoique Boileau l'eût maltraité dans se satires, et lui offrit sa bourse avec une générosité si franche, qu'il lui fit accepter un prêt de deux cents louis. A une grande vivacité d'esprit, Bour

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sault joignait une indépendance decaractère et d'opinions qui nuisit quelquefois à sa fortune. Dans sa jeunesse, une gazette qu'il rédigeait et qui lui avait valu d'abord une pension de deux mille francs, fut supprimée à cause de la liberté avec laquelle il y attaquait plusieurs personnages de cour et entre autres le confesseur de la reine. Le hardi journaliste n'échappa même à la Bastille que par la protection du grand Condé. Plus heureux au théâtre, il vit représenter quatre-vingts fois de suite le Mercure galant, pièce dont le fond est très-léger, mais où l'on trouve ce qui, au défaut de caractères et en l'absence d'un plan et d'une action, peut faire vivre un ouvrage au théâtre, de la gaieté. Dans les détails, Boursault a une gaieté si aisée, si naturelle, qu'il s'approche souvent du vrai comique, et que quelques endroits de son dialogue rappellent le style de Molière Ce n'est qu'une pièce à tiroirs; mais

, des scènes telles que celle des procu

reurs, et cette autre où un soldat ivre s'irrite des solécismes qu'une irrégularité de la langue lui fait commettre, attestent un génie vif, enjoué, facile. Les mêmes qualités se retrouvent, † à un degré inférieur, dans les eux comédies d'Ésope à la ville et d'Ésope à la cour. La dernière ne fut jouée qu'après la mort de Boursault, et l'on en supprima à la représentation quelques vers qui parurent une allusion maligne à Louis XIV. A la ville et à la cour, Ésope est un homme d'es

rit, un moraliste aimable : mais, à a ville, il a le tort de débiter des fables composées pour la plupart sur des sujets déjà traités par la Fontaine, et, à la cour, le tort bien plus grand encore d'être ce que ne sont point 0rdinairement les bossus ni les Sages, c'est-à-dire, amoureux. Témoins deses succès, les amis de Boursault lui pr0posèrent de le présenter aux suffrages de l'Académie. Il refusa, disant qu'il n'était point assez instruit : il est vrai qu'il ne savait ni le latin ni le grec; mais la manière dont il écrivait le français le rendait digne du fauteuil, # son refus d'y prétendre est un trait demodestie qui le fait aimer. Du reste, les seuls titres de Boursault étaient ses comédies. Il ne fit dans la tragédie que des essais malheureux. Marie Stuart et Germanicus eurent peu de succès, et on ne se souvient aujourd'hui de la dernière de ces deux pièces, qu'à cause de la querelle qu'elle excita entre Corneille et Racine.' Corneille parlant du Germanicus à l'Académie, enfit l'éloge, et allajusqu'à dire qu'il ne manquait à l'ouvrage que le nom de Racine. Le compliment n'était flatteur que pour Boursault, aussi Racine le prit-il fort mal, et les deux grands hommes en vinrent à des paroles piquantes, dont ils gardèrent l'impression et qui augmenterent encore leur éloignement l'un pour l'autre. Le souvenir du dédain que Racine avait mon• tré pour le Germanicus, a sans doute influé sur le jugement que Boursault a fait de Britannicus dans la préface de son roman d'Artémise et Poliante. Il y a bien de la légèreté ou de l'injustice dans la manière dont il parle de ce chef-d'œuvre. Malgré ce tort, Boursault est un de ces hommes de lettres aimables dont on aime à garder le souvenir et dont on lit avec plaisir quelques ouvrages. On a encore de lui, la Satire des Satires , en un acte; Ne pas croire ce qu'on voit; des lettres; un recueil de contes, d'épigrammes et de bons mots. BoURsAULT-MALHERBE(J.-Franç.), avait été successivement comédien ambulant, directeur du théâtre de Marseille, puis de celui de Palerme, où il avait acquis une fortune assez considérable, lorsqu'il vint, en 1789, établir à Paris , rue Saint-Martin, le Théâtre de Molière, qui eut peu de succès. S'étant lié d'amitié avec Collotd'Herbois qui, comme lui, avait été comédien, Boursault se jeta dans la politique. Il fut d'abordélecteur en 1792, puis député suppléant du département de la Seine à la Convention nationale, où il n'entra qu'après la mort de Louis XVI. Envoyé,commereprésentant du peuple, dans la Vendée, ily contraria continuellement les projets de Bollet, son collègue, ainsi que ceux du général Hoche,

dont tous les efforts tendaient à la pacification de cette contrée. Il y eut, à cette occasion, plusieurs accusations portées contre lui : il fut surtout dénoncé par l'assemblée électorale, dans la séance du 27 novembre 1793, comme ayant acquis, par des moyens illicites, une fortune § IllOIltait, disait-on, à plus d'un million et demi. Après le 27 juillet 1794, il fut envoyé à l'armée du Nord pour calmer les divisions qui y régnaient ; mais , loin d'y réussir, il s'aliéna tous les esprits. Plus tard, il demanda qu'on poursuivît les assassins de Ferraud, et engagea les tribunes à défendre la Convention. Peu avant le 13 vendémiaire an Iv, il fut envoyé de nouveau en mission dans le comtat Venaissin, où, suivant Prudhomme, il augmenta encore sa fortune d'une manière scandaleuse. Toutefois, ce fait n'est pas prouvé. Après la dissolution de la Convention, il établit, dans sa salle de la rue Saint-Martin, un théâtre des Variétés étrangères. où l'on ne représentait que des pièces traduites. Mais cette entreprise ne réussit pas. Il eut plus de succès dans celle des boues et des fosses d'aisances de Paris, qui lui procura d'immenses bénéfices. Plus tard, il obtint, avec M. de Chalabre, la ferme des jeux. Retiré ostensiblement de cette entreprise, il s'occupa ensuite de la culture des plantes exotiques, et son jardin devint un des plus beaux de l'Europe. BoURSE. — La bourse était , au moyen âge, une partie indispensable du costume; elle s'attachait à la ceinture, et l'on avait trouvé moyen d'y déployer un grand luxe. Les bourses des hommes étaient en peau , ornées de grelots et de clochettes d'argent. Celles des femmes, d'une étoffe plus légère , velours ou cendal , étaient enrichies de broderies d'or et de pierres précieuses. « Je donne, estil écrit dans un testament cité par dom Carpentier (*); je donne à Agnès, femme Pierre Pouchin, une bourse de

(") Supplément au Glossaire de du Cange, au mot Bursa.

velours vermeil, et ung bourselot cloueté d'argent. » L'usage des bourses était tellement répandu , que leur fabrication suffisait pour faire vivre deux nombreuses corporations (voyez BOURSIERS). BoURsE CoMMUNE. — On appelait ainsi une société que deux ou plusieurs personnes de même profession faisaient entre elles pour se garantir mutuellement de la concurrence , et partager les profits. Les secrétaires du roi, les commissaires du Châtelet, les huissiers du parlement, faisaient bourse commune. On peut encore donner ce nom à l'association que forment les jeunes gens appelés par leur âge au service militaire, pour racheter ceux d'entre eux que le sort désignera. BoURsE DE CoLLÉGE, somme annuelle assignée en vertu d'une fondation , ou par le gouvernement , pour l'entretien d'un étudiant dans un collége. La plupart de nos établissements d'instruction publique possédaient, avant la révolution, un grand nombre de bourses. C'était à servir ces bourses qu'étaient destinés les grands biens dont la générosité de nos pères avait doté l'ancienne Université et les autres corporations enseignantes. Malheureusement , ces corporations faisant toutes partie du clergé, leurs biens , confondus avec ceux de ce corps, furent avec eux déclarés propriétés nationales. Il est vrai que l'Assemblée déclara alors qu'en principe, la nation était obligée de pourvoir à l'instruction des citoyens, et décréta , en conséquence , que désormais l'instruction , à tous ses degrés, serait gratuite pour tout le monde. Mais, dans la suite, un gouvernement, guidé par d'autres principes, parvint au pouvoir. L'État jouissant des biens qui avaient appartenu aux anciennes corporations enseignantes , on ne pouvait abolir entièrement l'éducation gratuite ; mais on la restreignit considérablement, et on l'accorda comme une récompense ou comme une faveur aux enfants des citoyens qui avaient rendu des services, ou dont on en es

pérait. Tel est encore actuellement l'état de l'institution des bourses de colléges. BoURsE, petit sac de taffetas noir, où les hommes , au siècle dernier, renfermaient leur chevelure. La bourse se serrait avec des rubans , que l'on attachait ensuite par devant. BoURSES DE COMMERCE. - L'établissement des bourses de commerce ne date pas de fort loin en France; les bourses de Bruges, Amsterdam, Venise et Londres, florissaient longtemps avant celle de Lyon, la plus ancienne que nous ayons possédée. Celle de Toulouse fut fondée, en 1549, sous Henri II; une ordonnance de Charles IX en établit une à Rouen en 1566; enfin ce fut seulement en 1724 que le gouvernement autorisa à Paris les réunions de négociants et de banquiers. Les banquiers se tenaient autrefois dans la grande cour du palais, audessous de la galerie Dauphine. Ce lieu s'appelait la Place du Change, et c'est à son voisinage que le pont connu sous le nom de Pont-au-Change doit la dénomination qui le distingue encore aujourd'hui. Dans la suite, les banquiers allèrent s'établir dans la rue Quincampoix, qui devint bientôt le centre du grand commerce de Paris, et le lieu où se traitèrent les affaires les plus importantes. Mais ce fut surtout à l'époque de l'établissement du système de Law que cette rue devint le théâtre des plus grandes réunions de spéculateurs. Depuis que les guerres ruineuses de Louis XIV avaient forcé de recourir au crédit pour couvrir les dépenses extraordinaires, il s'était formé à Paris des agioteurs qui cherchaient à faire fortune, en vendant ou en achetant les papiers émis par Ale gouvernement. Quelques-uns de ces hommes, d'une probité douteuse, avaient aussi établi,

· dans la rue Quincampoix, des comp

toirs où ils vendaient et achetaient les effets publics à bureau ouvert. Mais après l'établissement de la Compagnie des Indes et de celle des fermes, l'affluence fut , telle dans ces bureaux, trop étroits pour contenir tous les

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