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pouvoir de signer? S'il dit oui, vous lui direz que vous ne doutez pas que le Premier Consul ne s'ouvre davantage; s'il dit non, tout cela se classe dans le parlage ordinaire et journalier.

BONAPARTE. Archives des affaires étrangères.

(En midule aos Arch, de l'Emp.)

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7257. — AU CITOYEN TALLEYRAND.

Boulogne, 17 brumaire an XII (9 novembre 1803).
Je vous renvoie, Citoyen Ministre, votre correspondance. Je ne
vois aucune difficulté de ratifier la convention de la Suisse.
Le roi de Suède me parait fort incertain de ce qu'il doit faire.

BONAPARTE.
Archives des affaires étrangères.

(En minote aur Arch. de l'Emp.)

7258. AU GÉNÉRAL BERTHIER, MINISTRE DE LA GUERRE.

Boulogne, 17 brumaire an XII (9 novembre 1803). Je désire, Citoyen Ministre, que vous fassiez arrêter un Anglais d'un grade équivalant à celui de général de brigade, soit de terre, soit de mer, et que vous le fassiez retenir en arrestation, en lui faisant connaitre qu'il lui sera fait le même traitement qu'éprouvera le général Boyer. Vous en ferez l'objet d'un article de journal.

BONAPARTE. Archives de l'Empire.

7259. — AU GÉNÉRAL BERTHIER.

Boulogne, 17 brumaire an XII (9 novembre 1803). Je vous renvoie, Citoyen Ministre, la lettre du général Saint-Cyr. Ce qui me parait le plus simple dans cette affaire, c'est, du moment que cette entreprise sera avancée, de faire arrêter l'individu qui a servi d'intermédiaire entre M. Acton et le général Lechi, de le faire mettre au secret, et de l'interroger sans rien laisser percer sur le général Lechi; car tout ceci paraît être une misérable intrigue napolitaine pour nous détourner les yeux de l'armement de la Calabre.

BONAPARTE. Arcbives de l'Empire.

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7260. AU GÉNÉRAL BERTHIER.

Boulogne, 17 brumaire an XII (9 novembre 1803). J'ai fait manæuvrer, Citoyen Ministre, une partie des troupes. La 72° m'a paru ne pouvoir fournir qu'un seul bataillon. Je l'ai formé à

800 hommes, et j'ai renvoyé le second à Hesdin. Il sera remplacé par un bataillon de la 19° de ligne, qui sera à cet effet formé à 600 hommes. Donnez l'ordre qu'il lui soit fourni des capotes et des souliers , et qu'il se rende à Ambleteuse.

J'ai été extrêmement content de la manière dont les troupes sont campées. Une division de la flottille vient de nous arriver du Havre; nous en attendons à chaque instant une autre de Saint-Valery.

Donnez ordre à la compagnie d'ouvriers qui est à Metz de se rendre à Douai, et ordonnez au général Marmont d'envoyer à Boulogne une de celles qui sont à Douai, pour être attachée à l'arsenal de la marine.

Donnez ordre au bataillon du 5e régiment d'artillerie, qui ne fait pas partie de l'armée, de se rendre à Douai pour y tenir garnison.

Donnez ordre au 10° régiment de chasseurs de compléter ses trois escadrons au complet de guerre, et de se rendre à Saint-Omer pour faire partie de l'armée.

Il vous a été demandé soixante pièces de 24, à Paris; je crois qu'il y en a vingt de prêtes; donnez ordre qu'elles soient sur-lechamp dirigées sur le Havre. Donnez également l'ordre au Havre de mettre à la disposition de la marine toutes les pièces de 24 qui seraient dans cette place.

Un des deux bataillons de sapeurs destinés à faire partie de l'expédition est arrivé à Boulogne; donnez ordre que l'autre s'y rende, pour être dirigé sur Ambleteuse.

Donnez ordre également que les quatre compagnies de mineurs que vous destinez pour l'expédition se rendent à Saint-Omer, ainsi qu'un équipage de mines.

La marine a besoin de 50 chevaux ; j'ai ordonné à l'artillerie de terre de les lui donner. Provisoirement je les ai fait remettre.

L'exploitation des forêts de Boulogne, pour le service de la marine, exigerait 200 chevaux; ordonnez au général Songis de fournir 200 chevaux de la Garde, et de les diriger sur Boulogne, pour être remis aux ingénieurs de la marine. La marine en fera payer à la Garde le montant, qui lui servira à se remplacer.

BONAPARTE. Archives de l'Empire.

7261. — AU CITOYEN MONGE, A LIÉGE.

Boulogne, 17 brumaire an XII (9 novembre 1803). Je suis à Boulogne depuis plusieurs jours, où tout commence à prendre un aspect redoutable. Mais nous avons besoin de canons. C'est aujourd'hui le 17 brumaire. Faites-moi connaitre le nombre de

canons qui sont disponibles à Liége, et enfin positivement sur quoi je puis compter. C'est à cet effet que je vous envoie le présent courrier, qui attendra votre réponse. Faites-moi connaitre aussi si on pourrait se procurer à Liège des chaînes pour attacher des corpsmorts et des ancres.

BONAPARTE. Archives de l'Empire.

7262. AU CITOYEN FLEURIEU.

Boulogne, 17 brumaire an XII (9 novembre 1803). Citoyen Fleurieu, Conseiller d'État, chargé par intérim du portefeuille de la marine, il est nécessaire que vous fassiez envoyer à Boulogne des erminettes, haches et fers de rabots. On y a besoin d'une grande quantité d'outils de toute espèce, nécessaires aux menuisiers, forgerons et autres ouvriers employés dans un port.

Vous aurez reçu l'arrêté par lequel j'ai établi l'arsenal de la marine dans la caserne de Boulogne.

Vous avez beaucoup d'affûts de 24 inutiles à Paris, et l'on a ici des pièces sans affût; envoyez-nous-en une cinquantaine. Envoyez ici des affûts tournants de 4 et des affûts d'obusiers; et, à mesure que vous aurez moins besoin de contre-maitres, dirigez-en sur Boulogne, où il en faut un grand nombre. Envoyez-nous en général ici le plus d'objets de toute espèce que vous pourrez.

BONAPARTE. Archives de la marine.

7263. — AU CITOYEN FLEURIEU.

Boulogne, 17 brumaire an XII (9 novembre 1803). La division du Havre, Citoyen Ministre , arrive ce matin. Elle est composée de vingt à vingt-cinq bâtiments. Elle n'a pas mouillé du Havre ici. On nous mande que celle de Saint-Valery part de ce port. Nous l'attendons ce soir.

Les vents du sud étant devenus très-violents, l'amiral a fait rentrer la flottille. Six bâtiments ont dérivé et ont été obligés de se réfugier à Calais. Un bateau plat a dérivé sur les côtes d'Angleterre. Je présume qu'il a été pris par la croisière ennemie.

Je viens de requérir dans les départements du Nord et de la Somme 300 ouvriers charpentiers et menuisiers. Voyez à ce que nous ne manquions d'aucun des outils nécessaires.

BONAPARTE. Archives de la marine. (En minute aus Arch. de l'Emp.)

7264. — A L'AMIRAL BRUIX, COMMANDANT LA FLOTTILLE DE BOULOGNE.

Boulogne, 17 brumaire an XII (9 novembre 1803). Citoyen Amiral Bruix, je donne ordre au préfet du Nord de vous fournir 200 charpentiers de maisons ou menuisiers, et au préfet de la Somme de vous en fournir 100. Ces ouvriers vous seront adressés.

Il est indispensable qu'on triple l'activité actuelle des travaux d'Ambleteuse. J'ai demandé au préfet du Nord d'envoyer à Boulogne 200 tombereaux, et à celui de la Somme, 100. Ces tombereaux sont destinés à accélérer les travaux d'Ambleteuse. L'armée fournira 2,500 ouvriers. Il faut aussi qu'on porte une nouvelle activité au déblayement du port de Boulogne et qu'on y double les ouvriers.

Il faut pourvoir au logement de tous ces individus. Le seul moyen qui paraitrait convenable serait de les placer dans des bâtiments en forme de caserne. Il faudrait en avoir assez pour pouvoir y loger un millier d'hommes.

BONAPARTE. Archives de l'Empire.

7265.

DÉCISION.

Boulogne, 17 brumaire an XII (9 novembre 1803). Rapport du ministre de la guerre, Renvoyé au ministre de la matendant à empêcher la communication rine, pour prescrire les mesures des bateaux pêcheurs avec les vaisseaux

nécessaires pour empêcher que ennemis.

l'ennemi ne puisse, par le moyen des pêcheurs, connaitre nos mouvements et espionner la côte.

BONAPARTE. Archives de l'Empire.

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Boulogne, 17 brumaire an XII (9 norembre 1803). Citoyen Amiral Bruix, l'artillerie de terre a dû remettre aujourd'hui trois forges à l'arsenal; il faut les mettre sur-le-champ en activité. L'entrepreneur a ici beaucoup de bons ouvriers, et peut en fournir à l'arsenal, moyennant des conscrits qu'on peut lui donner en échange.

Je donne ordre à l'artillerie de terre de vous fournir une compagnie d'ouvriers qui serviront à faire des affûts à l'artillerie de la ma

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rine. La terre vous fournira également trois artificiers. Faites-moi connaitre les objets dont vous avez besoin et que l'on peut vous procurer.

L'officier d'artillerie m'a dit qu'il avait fait un marché qui commence à s'exécuter, par lequel il se procurerait des bois pour faire une centaine d'affûts. D'un autre côté, on m'a assuré que les bois provenant de la forêt de Boulogne étaient excellents pour les bordages; qu'il y a ici soixante-cinq scies en activité, ce qui pourrait vous procurer, dans cinq ou six jours, les six mille pieds de bordage que l'ingénieur avait demandés. Ces deux objets n'offriraient donc plus aucun embarras. Il ne s'agirait que d'augmenter le nombre de pieds d'arbres à couper dans la forêt, et d'activer les moyens d'exploitation. Présentez-moi, sur cet objet, un projet d'arrêté.

Je donne ordre à l'artillerie de la Garde d'envoyer 200 chevaux à Boulogne. Ces 200 chevaux seront remis à la disposition du citoyen Sganzin pour l'exploitation de la forêt de Boulogne. Il sera nécessaire de veiller à ce que l'administration de la marine se procure les voitures nécessaires et pourvoie à la conservation de ces chevaux.

BONAPARTE. Archives de l'Empire.

7267. — AU CONSUL CAMBACÉRÈS. .

Boulogne, 18 brumaire an XII (10 novembre 1803). Je reçois votre lettre, Citoyen Consul. Il faut que vous portiez votre attention à faire mettre dans les petits journaux des articles qui tournent en ridicule les porteurs de fausses nouvelles, d'autant plus bêtes qu'ils font prendre par des vaisseaux un régiment de hussards.

BONAPARTE. Comm. par M. le duc de Cambacérès.

En mioule aus Arch. de l'Emp.)

7268. - AU CONSUL CAMBACÉRÈS.

Boulogne, 19 brumaire an XII (11 povembre 1803). J'ai reçu, Citoyen Consul, votre lettre du 16. L'auditeur Chabrol est venu me porter le travail du Conseil d'État.

La mer est horrible et la pluie ne cesse de tomber. J'ai passé la journée d'hier dans le port à inspecter, car il y a toujours à voir. Je n'ai, du reste, rien à vous mander. J'attends, demain ou après, le ministre de la marine. Son arrivée est nécessaire pour que je con

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