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pour le local qu'il convient de désigner comme devant servir à l'accroissement de la ville. Pour établir l'arsenal maritime, on a abattu beaucoup de maisons; les logements sont rares et chers; les magasins sont insuffisants, les négociants ont besoin d'en construire; et si les fortifications resserraient trop la ville, elle en souffrirait beaucoup de dommages; il lui serait impossible de devenir le centre de l'immense commerce auquel elle est appelée par sa position.

Le premier inspecteur du génie rassurera en même temps les habitants sur la crainte qu'ils ont de devenir place de guerre : jamais Anvers ne sera place de première ligne; on n'a pas même le projet d'en faire un port d'armement; mais il importe, et c'est là le seul but qu'on se propose, de la mettre à l'abri d'un coup de main, et d'éviter que, lorsqu'elle sera parvenue à une grande richesse, si des circonstances, qui ne sont pas probables, mais qui sont possibles, se présentaient, l'ennemi ne vînt à hasarder quelques partis de hussards pour la mettre à contribution. Les dispositions qu'on va prendre sont donc dans l'intérêt du commerce, et ne sauraient jamais être contre lui.

Par ordre de l'Empereur. Archives de l'Empire.

7927. — AU MARÉCHAL BESSIÈRES.
Ostende, 25 thermidor an XII (13 août 1804).

Mon Cousin, je pense que vous avez pris toutes les mesures pour qu'au 18 brumaire ma Garde à pied et à cheval se trouve habillée à neuf et ait ses nouveaux boutons.

NaPoLÉoN. Comm. par M. le duc d'Istrie.

7928. — A M. BARBÉ-MARBOIS.
Ostende, 26 thermidor an XII (14 août 1804).

Monsieur Barbé-Marbois, Ministre du trésor public, je reçois votre lettre du 22, par laquelle vous m'annoncez que vous serez de retour à Paris le 25. Les nouvelles de la Bourse m'ont vivement affecté. Je ne comprends pas comment des obligations de l'an XIII ont été tirées du portefeuille sans mon autorisation. Je comprends encore moins comment les personnes auxquelles ces obligations ont été confiées en dépôt ont eu l'extrême imprudence de les vendre sur la place; ce qui, dans un seul moment, porte un coup funeste à notre crédit, surtout ces obligations échéant en l'an XIV. J'attends des éclaircissements sur ces différents faits, qui ont troublé la joie que j'éprouve au milieu des camps et des flottilles. NAPoLÉoN. Archives de l'Empire.

7929. — A M. TALLEYRAND. Ostende, 26 thermidor an XII (14 août 1804). Monsieur Talleyrand, Ministre des relations extérieures, je vous renvoie vos deux portefeuilles. Répondez à M. Maillardoz" que le Moniteur n'est officiel que dans les actes du Gouvernement; que, d'ailleurs, il n'avait rien dit qui pût blesser la Suisse, mais simplement que l'établissement d'un étatmajor général en temps de paix ne peut être considéré que comme contraire à l'acte de médiation. Répondez à M. de Gravina : « Monsieur, j'ai mis sous les yeux de Sa Majesté l'Empereur la lettre que vous m'avez communiquée. L'officier Wright a été pris par nos croiseurs au moment où il débarquait sur la côte de Bretagne Jean-Marie et deux autres brigands. Cet officier a débarqué à la falaise de Biville sur la côte de Normandie, par trois fois consécutives, les brigands chargés d'assassiner le premier magistrat de la France. Par toutes les enquêtes qui ont été faites, nous avons acquis la preuve qu'il a été mis à la disposition de lord Hawkesbury par l'amirauté, sans qu'elle connût l'usage auquel il devait être affecté; de braves militaires comme les lords de l'amirauté n'auraient pas souffert que le pavillon anglais et les officiers de la marine anglaise fussent déshonorés par un pareil service; on a la conviction que cet acte déshonorant est personnel à l'officier Wright, à lord Hawkesbury, qui a lui-même tiré de la trésorerie les 40,000 liv. sterling qu'il a livrées pour prix de ce crime. Toutefois, le ministre actuel des affaires étrangères ayant réclamé par votre canal le capitaine Wright, Sa Majesté l'Empereur, toujours empressé de faire tout ce qui peut dépendre de lui pour diminuer les fléaux de la guerre, m'a ordonné de vous déclarer qu'il ne pouvait pas consentir à l'échange de M. Wright, ne pouvant échanger un criminel pour un brave et loyal officier; mais qu'il ordonnerait qu'il fût remis à la disposition du Gouvernement anglais, afin qu'il en soit usé par ce Gouvernement comme il lui conviendra. C'est à la postérité à imprimer le sceau de l'infamie sur lord Hawkesbury et les hommes assez lâches pour avoir adopté comme moyen de guerre l'assassinat et le crime. Je désire, Monsieur, que vous voyiez dans cette disposition 1 Envoyé extraordinaire de la Diète helvétique à Paris.

de Sa Majesté l'Empereur un désir de faire quelque chose qui vous soit personnellement agréable, et aussi une preuve de l'intention où il est de ne jamais confondre l'indignation qu'il peut éprouver d'attentats particuliers tramés contre sa personne avec les intérêts généraux de l'humanité et de la génération présente. J'attendrai donc, Monsieur, de connaître par votre canal le lieu où le Gouvernement anglais désire que ce criminel soit remis. » Je désire que cette lettre me soit communiquée avant d'être remise, désirant qu'elle ne soit connue de M. de Gravina que dans un moment donné. Écrivez à M. Reinhard que la proposition qui lui est faite ne peut qu'avoir des avantages. Il faudrait promettre à son auteur une récompense proportionnée aux services qu'il rendra. J'ai nommé Lesseps commissaire général des relations commerciales en Égypte. Vous pouvez accorder à Beurnonville une permission de venir passer quelque temps à Paris. NAPoLÉoN.

Archives des affaires étrangères.
(En minute au1 Arch. de l'Emp.)

7930. — AU MARÉCHAL BERTHIER. Ostende, 26 thermidor an XII (14 août 1804). Mon Cousin, il paraît que l'armée réclame un changement dans l'habillement. On voudrait supprimer les chapeaux, adopter le pantalon, les bottines et l'habit court, en donnant au soldat une capote pour l'hiver. Ces changements ont souvent été tentés dans l'armée française, mais on n'a pas tardé longtemps à revenir au costume qui est encore en usage. Cependant, comme il est possible que ces divers changements aient été l'effet de la mauvaise organisation qu'avait l'armée à ces différentes époques, l'Empereur désire que les maréchaux commandant les camps de Bruges, de Saint-Omer et de Montreuil, autorisent les colonels des corps composant les divisions qui forment leurs armées à se réunir à un jour qu'ils détermineront. Les colonels des divisions réunis formeront un conseil par armée, et seront présidés par l'adjudant commandant de la première division. Chaque conseil consignera, dans un procès-verbal qui sera dressé, son opinion sur les changements, les formes et les modèles qu'il jugera propres à concilier ce qu'exigent le bien-être du soldat et l'économie, éléments de premier ordre dans une armée aussi considérable que l'armée française.

Ces conseils seront consultés en même temps sur la question de savoir si les conseils d'administration des corps pourraient se procurer avec économie les draps nécessaires à l'habillement, et s'il serait possible et avantageux de leur consier l'administration de la première masse de la même manière que celle de la seconde, qui leur est déjà attribuée.

Les procès-verbaux et les modèles vous seront envoyés de manière qu'ils soient tous parvenus à Paris avant le 1" vendémiaire an XIII, et que vous puissiez me les présenter dans la première semaine de C62 IIlO1S .

NAPoLÉoN. Archives de l'Empire.

7931. — A L'IMPÉRATRICE JOSÉPHINE.
Ostende, 26 thermidor an XII (14 août 1804).

Mon Amie, je n'ai pas reçu de tes nouvelles depuis plusieurs jours; j'aurais cependant été fort aise d'être instruit du bon effet des eaux, et de la manière dont tu passes ton temps. Je suis depuis huit

jours à Ostende. Je serai après demain à Boulogne pour une fête

assez brillante. Instruis-moi par le courrier de ce que tu comptes faire et de l'époque où tu dois terminer tes bains.

Je suis très-satisfait de l'armée et des flottilles. Eugène est toujours à Blois. Je n'entends pas plus parler d'Hortense que si elle était au Congo. Je lui écris pour la gronder.

Mille choses aimables pour tous.

NAPoLÉoN. Extrait des Lettres de Napoléon à Joséphine, etc.

7932. — A M. CAMBACÉRÈS.
Ostende, 27 thermidor an XII ( 15 août 1804).

Je n'ai point reçu la lettre de Marbois que vous m'annoncez. Quant à ces obligations qu'il croit n'avoir pas été vendues à la Bourse, il est dans l'erreur, car j'en ai vu. C'est ainsi qu'on trompe ce ministre et que dans la plus belle prospérité on désorganise nos finances.

Cet événement du jeune Ségur est fort extraordinaire; j'en écris au ministre de la police.

NAPoLÉoN. Archives de l'Empire

7933. — A M. FOUCHÉ.

Ostende : 27 thermidor an XII (15 août 1804). Monsieur Fouché, Ministre de la police générale, cette petite brochure sur la légitimité m'a paru assez bien, mais pas assez piquante pour qu'elle soit lue; je n'y ai rien trouvé d'inconvenant. Je pars

dans une heure pour Boulogne, où je serai arrivé avant minuit. L'événement du jeune Ségur est fort extraordinaire. J'imagine que la police aura fait toutes les perquisitions convenables. Faites-moi

connaître ce qu'il faut penser de cet événement. NAPoLÉoN. Archives de l'Empire.

7934. — A M. JAUBERT. Ostende, 27 thermidor an XII (15 août 1804).. Monsieur Jaubert, rendez-vous auprès de l'ambassadeur turc. Faites-lui comprendre que la Russie veut entrer dans des opérations contre la Turquie, et qu'il doit donner ces renseignements chez lui ; qu'on doit s'y tenir en garde, et ne plus laisser passer de troupes russes. Surveillez M. Belleval, sachez ce qu'il dit et la manière dont

il se présente. NAPoLÉoN. Archives de l'Empire.

7935. — AU MARÉCHAL MURAT, GoUvERNEUR DE PARIs. Ostende, 27 thermidor an XII (15 août 1804). Je suis fâché que, sans mon aveu, vous ayez écrit au colonel du 5° de ligne ce que je vous avais dit. Il n'a jamais été question d'opposition à l'hérédité, et c'est affliger sans raison ce régiment que de lui faire soupçonner que j'avais eu ces idées.

NAPoLÉoN. . Archives de I'Empire.

7936. — DÉCISION.

Ostende, 27 thermidor an XII (15 août 1804). ,:4: 'o Le ministre de l'intérieur propose Cette Proposition n'est point d'ajouter à la liste du collége électoral adoptée. L'Empereur ne désire # † du # † membres faire usage de la faculté de sa pré§ plus imposes, se sondant sur ce que rogative que dans les circonstances a première liste est fort mal faite, qu'il § s'y trouve des individus qui n'ont que d'une plus haute importance. 30 à 60,000 francs de fortune, tandis NAPOLÉON.

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