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estrope, et qui sert à le fixer à une cheville de fer qui est sur le côté de la péniche. Cette cheville s'appelle tolet. Une péniche a quatre mâts : I° Le grand mât, c'est celui qui est à peu près au centre ; 2° Le mât de misaine, c'est celui qui est élevé à l'avant; 3° Le tape-cul, c'est celui qui est à l'extrémité de la chambre ; 4" Le beaupré, c'est un mât presque horizontal qui se place et se déplace en avant du mât de misaine. Une péniche a autant de voiles que de mâts, c'est-à-dire quatre voiles : 1° La grande voile, c'est celle qui s'adapte au grand mât; 2° La misaine, c'est celle qui s'adapte au mât de misaine ; 3° Le tape-cul, c'est celle qui s'adapte au mât d'arrière ; 4° Le foc, c'est la voile qui s'adapte au beaupré. On appelle vergue la pièce de bois sur laquelle est lacée chaque voile; chaque vergue prend le nom du mât auquel elle s'applique. Le foc est la seule voile qui n'ait point de vergue. Hisser veut dire élever. Amener veut dire faire descendre. Amarrer veut dire attacher. Larguer veut dire lâcher. Pour hisser une voile, on pèse sur un cordage qui est le long du mât de cette voile et qui s'appelle drisse. Quand la voile est hissée, la drisse s'amarre au pied du mât. On appelle amure le coin de la voile qui est fixé au pied du mât. On dit aussi amurer, pour dire de tirer sur le cordage qui fixe le coin d'une voile au pied du mât. On appelle écoute le cordage qui sert à étendre la voile dans le sens de la longueur de la péniche. On appelle border l'action de tirer sur l'écoute pour étendre la voile. On appelle cargue le cordage qui sert à replier la voile. Il est au pied du mât de cette voile. Carguer une voile, c'est tirer sur la corde qui la fait replier. Le foc n'a point de cargue ; pour le faire descendre, il suffit de larguer la drisse. . Pour carguer une voile, il faut larguer son écoute. Lorsqu'une péniche est dans le port, ses avirons sont rangés en nombre égal, tribord et bâbord, de manière à être serrés dans le plus petit espace de chaque bord, les pelles tournées vers le gouvernail, et les pelles les plus en arrière ne dépassant pas le dernier banc des nageurs; les poignées les plus en avant ne doivent pas dépasser le premier banc des nageurs. On appelle gaffe une pique de fer armée d'un crochet, emmanchée à une longue perche qui sert à accrocher l'endroit où on aborde, ou à arrêter la vitesse du bâtiment et le choc qu'il éprouve en abor· dant la plage ou un autre bâtiment. Une péniche a trois gaffes; dans la navigation, elles sont rangées deux à tribord et une à bâbord, sur les côtés de la péniche. Lorsque les troupes se présentent pour s'embarquer, elles se placent sur deux rangs, en bataille sur le rivage.

COMMANDEMENTS.
l° EMBARQUEz.

A ce commandement, les officiers commandant les détachements qui doivent s'embarquer font faire par flanc à droite, se mettent à la tête, et les quinze premières files entrent dans le bateau par deux, en longeant le côté de bâbord. L'officier commandant en second se porte à la tête de la seizième file et entre en longeant le côté de tribord. Les hommes marchent ainsi jusqu'au banc le plus en arrière des deux côtés. Les deux officiers entrent dans la chambre et se placent, le premier à tribord, pour commander le côté de tribord, et le deuxième à bâbord, pour commander le côté de bâbord. Deux sergents se mettent près d'eux, de chaque côté. Lorsque les deux premiers hommes des files sont parvenus aux derniers bancs de l'arrière, des deux côtés, ils font halte et descendent en arrière du banc dans le fond de la péniche. Les tambours entrent dans la chambre. S'il y a un troisième officier, il reste de l'avant. Les deux premiers sous-officiers restent de l'avant et saisissent les gaffes, les tiennent debout, le fer en haut, et ils sont chargés de cette partie si importante de la manœuvre. Le troisième sous-officier se tient à l'arrière, armé également d'une gaffe destinée au service. Les avirons du premier rang de bâbord et de tribord sont toujours servis par des sous-officiers, sergents-majors et caporaux, qui ont rang après ceux destinés aux gaffes. Les avirons après le grand mât sont servis également par les sousofficiers.

Cependant, lorsqu'il y aura quelques sous-officiers qui seront plus aptes au service, le commandant pourra les désigner; mais ce ne sera que rarement, parce que c'est là le poste d'honneur.

A mesure que les hommes de chaque file arrivent au banc d'arrière qui n'est pas occupé, ils font halte et descendent en arrière de ce banc dans le fond de la péniche.

Le patron reste au gouvernail et commande les manœuvres.

Un matelot se met près du grand mât, et un autre près du mât de misaine.

Les canonniers se mettent à leurs pièces.

2° PRÉPAREz-voUs A NAGER.

A ce commandement, tous les hommes ôtent leurs sacs, qu'ils placent sur les râteliers pratiqués le long de bâbord et de tribord. Au commandement, les deux rangs, gardez vos fusils, les rangs les plus près du côté de la péniche gardent leurs fusils entre leurs jambes. 3° PRENEz LEs GAFFES.

A ce commandement, les sous-officiers prennent leurs gaffes en saisissant le fer de la gaffe du côté où ils se trouvent, tirent à eux jusqu'à ce qu'ils puissent la placer debout, le fer en haut et le bas touchant le pied. PoUssEz AU LARGE.

A ce commandement, les hommes qui tiennent les gaffes les allongent, le fer en avant, et poussent les péniches au large. A mesure qu'ils s'éloignent du premier point d'appui, ils en prennent un second, tant qu'ils trouvent fond.

5° BoRDEz LEs AvIRoNs.

Ce commandement contient quatre temps : Le premier consiste à saisir l'aviron qui se trouve sous la main, à le tirer en arrière, jusqu'à ce qu'il soit assez balancé pour pouvoir mettre la pelle en dehors de la péniche, devant soi ; Le deuxième, à mettre la pelle en dehors de la péniche, la poignée en dedans, le collet du manche de l'aviron près du tolet; Le troisième, à soulever l'aviron et engager l'estrope dans le tolet; Le quatrième, à s'asseoir sur le banc, la face à l'arrière, les pieds appuyés sur la traverse qui est au-dessous, et tenant fixement l'aviron dans une position horizontale. Pour cela, le nageur qui tient la poignée appuiera dessus comme sur un levier, et celui de côté appuiera fortement les deux mains sur le manche, en se tenant carrément en face de la chambre.

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A ce commandement, tous les hommes qui tiennent la poignée des avirons portent ensemble le corps et les bras en avant à eux ; ils appuient sur la poignée, de manière que la pelle ne plonge pas dans l'eau avant qu'ils aient développé en avant tout leur avant-bras. Lorsque l'avant-bras est développé, ils laissent élever insensiblement la poignée de l'aviron, de manière à plonger la pelle dans l'eau d'environ 7 pouces, et en même temps ils ramènent l'aviron en arrière, en tirant fortement sur la poignée. Nota. Pour qu'une péniche soit bien nagée, il est essentiel que les deux nageurs qui sont sur le banc le plus en arrière nagent ensemble et par un mouvement bien mesuré. Chacun des autres nageurs doit avoir l'œil sur l'aviron qui est immédiatement devant lui, afin d'en bien suivre le mouvement avec le sien. Aucun nageur ne doit donc aller ni plus vite ni plus doucement que celui qui est devant lui; il doit s'attacher à emboîter la nage, comme on emboîte le pas en marchant en troupe.

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A ce commandement, les nageurs portent le corps et la poignée de l'aviron en arrière, de manière à plonger la pelle dans l'eau, du côté de l'arrière de la péniche; ils appuient ensuite sur l'aviron, dans le sens opposé à celui de la nage, et continuent ce mouvement, qui fait rétrograder la péniche.

8° CONTRETENEz.

A ce commandement, les nageurs plongeront la pelle de l'aviron dans l'eau, en appuyant fortement sur l'aviron, de manière qu'il soit immobile. 9° LÈVE RAMES.

A ce commandement, les hommes s'arrêtent, baissent le manche des avirons, de manière qu'ils soient horizontaux et ne touchent pas l'eau. 10° NAGE TRIBORD oU BABoRD.

A ce commandement, le bord nommé nage seul.

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12° NAGE BABoRD oU TRIBORD, ET SCIE TRIBORD oU BABORD.

A ce commandement, le bâbord nage et le tribord scie.

13° NAGE FoRT.

A ce commandement, les hommes qui sont à côté du nageur qui tient la poignée portent les deux mains sur le bras de l'aviron, et secondent, par un mouvement simultané, l'effort de celui qui tient la poignée.

Ils ne doivent s'attacher qu'à suivre son mouvement, sans lenteur et sans précipitation.

Nota. Toutes les fois que ce commandement n'aura pas été fait, l'aviron ne sera manœuvré que par l'homme qui tient la poignée.

14° DÉFIE D'AvANT. A ce commandement, les sous-officiers chargés des gaffes les allongent en portant le fer en avant, et les posent sur l'objet qui est devant eux, de manière à repousser le bâtiment en arrière et à pré^ venir le choc qu'ils éprouveraient en abordant, et, à mesure que la

vitesse du bâtiment diminue, ils diminuent de force sur le manche de la gaffe.

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A ce commandement, les hommes qui tiennent les gaffes manœuvrent le bâtiment et tirent à eux, afin de faire arriver le bâtiment.

16° CHANGEz DE PLACE.

A ce commandement, les hommes de chaque rang changent entre eux, et celui qui tenait la poignée de l'aviron ne l'abandonne que lorsque celui qui le remplace l'a bien saisie.

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Pour opérer ce mouvement, on doit avoir levé rames.
18° PRÉPAREz-voUs A L'ABoRDAGE.

A ce commandement, tous les rangs prennent leurs fusils entre leurs jambes; les matelots prennent leurs pistolets et sabres d'abordage.

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