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sence à l'armée pour le priver de sa périal, qui prendra fait et cause Part dans la succession de son père. si la réclamation est fondée.

Archives de l'Empire - - NAPoLÉoN. 7882. — DÉCISION, Pont-de-Briques, 9 thermidor an XII (28 juillet 1804). Robin, déserteur, marié sous le nom Renvoyé tlUl grand juge, pour de Lecomte, demande le pardon de sa faire faire les actes nécessaires, faute et la permission de donner à ses - enfants leur nom de famille. afin de le rétablir dans son nom et d'assurer l'état civil de ses enfants. Archives de l'Empire. NAPoLÉoN.

7883. — NOTE POUR M. D'HAUTERIVE, CHEF DE DIvIsIoN AU MINISTÈRE DES RELATIONS EXTÉRIEURES. Pont-de-Briques, 10 thermidor an XII (29 juillet 1804). L'Empereur désirerait que M. d'Hauterive fit une petite brochure, intitulée Changements survenus en Europe depuis vingt-cinq ans, qui ferait connaître : Ce que l'Angleterre a gagné, soit en territoire aux Indes, soit par le commerce, soit par ses innovations dans la législation maritime ; Que la Suède et le Danemark ne sont plus rien ; Ce que la Russie a gagné par le partage de la Pologne; en Crimée, en Géorgie, à Corfou; par son influence en Valachie, en Moldavie, en Morée; par son occupation du Phase ; Que la Prusse est tombée au second rang, quoi qu'elle en dise ; Ce que l'Autriche a gagné par le partage de la Pologne, par la concentration de ses forces, par l'acquisition de Venise, par l'annihilation de la Porte, contre laquelle elle était obligée de tenir une armée, puisque la Porte ne peut plus rien et que les Géorgiens font une diversion sur ses frontières ; Ce que la France a gagné; ce qu'elle a perdu par la nouvelle doctrine que les Anglais ont fait adopter sur la navigation des mers; par la décadence de la Porte, son alliée naturelle; par le partage de la Pologne, son alliée naturelle, et enfin par la perte de ses possessions aux Indes et de sa belle colonie de Saint-Domingue, celle-ci à peu près perdue pour toujours. Quand M. d'Hauterive aura fait cette brochure, il viendra la lire

à l'Empereur. Par ordre de l'Empereur. Archives des affaires étrangères.

7884. — A M. TALLEVRAND.
Pont-de-Briques, 1 l thermidor an XII (30 juillet 1804).

J'ai reçu vos trois portefeuilles. Les affaires de Suisse méritent de fixer toute mon attention. Écrivez à mon ministre que je vois avec peine la formation d'un état-major général, et que j'ai pour principe que toute nouvelle disposition contraire à l'acte de médiation n'est point obligatoire pour les cantons qui ne veulent point y participer. Faites connaître aux différents ministres en Allemagne que la conduite de la cour de Vienne à Ratisbonne a paru d'autant moins concevable que son ambassadeur à Paris avait demandé lui-même que l'Empereur ne fît point répondre à la note russe et laissât les choses s'arranger par le canal de Bade; et qu'enfin, quinze jours avant l'arrivée de cette note intempestive et mal calculée du cabinet russe, l'empereur d'Allemagne avait fait connaître dans une lettre qu'il écrivit à M. de Cobenzl, qui fut communiquée par celui-ci dans une audience particulière à Saint-Cloud, qu'il appréciait bien ce que les circonstances avaient rendu nécessaire, et qu'il complimentait le chef de l'État sur l'heureuse issue des événements qui venaient de se passer, et lui témoignait le plaisir qu'il ressentait de le voir triompher des complots de ses ennemis. En général, vous n'écrivez pas assez aux ministres, qui ignorent le langage qu'ils doivent tenir sur chaque événement. Je pense que vous aurez donné des instructions à mon ministre en Amérique sur la conduite qu'il doit tenir sur la soi-disant madame Jérôme Bonaparte. Il doit ne point la voir, ni se rencontrer avec elle, et dire publiquement que je ne reconnais pas un mariage qu'un jeune homme de dix-neuf ans contracte contre les lois de son pays. Faites remettre à l'ambassadeur turc la tabatière et la somme que je vous ai fait connaître vouloir lui donner. J'ai nommé Franchini premier interprète à Constantinople, et M. Ruffin conseiller d'ambassade. Quant à la note russe, je pense que vous devez y répondre à peu près dans ces termes : « J'ai reçu, Monsieur, votre note du..... J'ai » vu avec douleur que des propositions qui, sous beaucoup de points » de vue, sont susceptibles d'être admises, soient accompagnées d'in» jures et de menaces. Toutefois, je vais mettre votre note sous les » yeux de S. M. l'Empereur, et je m'empresserai de vous transmettre » les ordres qu'il m'aura donnés. » M. Durand, en remettant votre réponse cachetée à M. d'Oubril,

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aura soin de lui dire qu'il n'a lu ni la note ni votre réponse, mais qu'il paraît que la note de M. d'Oubril a été rédigée avec une espèce de grossièreté, et qu'il est chargé de lui en faire un reproche personnel. M. d'Oubril ne manquera pas de dire qu'elle lui est venue toute faite de Pétersbourg. M. Durand peut pénétrer par là quel est le fond du sac. Il pourra ajouter qu'il y a lieu de craindre, s'il y a effectivement des menaces dans la note, qu'elle n'irrite beaucoup l'Empereur, et en rester là. NAPoLÉoN.

Archives des affaires étrangères.
(En minute aux Arch. de l'Emp.)

7885. — AU MARÉCHAL BERTHIER, MINIsTRE DE LA GUERRE. Pont-de-Briques, 11 thermidor an XII (30 juillet 1804).

Mon Cousin, je désire que vous donniez ordre que milord Tweedale, prisonnier anglais à Verdun, retourne en Angleterre sur parole. Il sera de retour avant un an. Vous lui ferez connaître que c'est sur la demande et pour donner une preuve d'estime aux talents et au caractère de M. Fox, que l'Empereur a consenti à ce qu'il retournât à Londres.

NAPoLÉoN. Dépôt de la guerre.

7886. — A M. FRANÇOIS, DE NEUFCHATEAU. Pont-de-Briques, 1 l thermidor an XII (30 juillet 1804).

Monsieur François, de Neufchâteau, Président du Sénat, le message au Sénat, relatif à la nomination d'un membre du tribunal de cassation, contient deux erreurs; j'ai ordonné qu'on les rectifie et qu'il vous soit sur-le-champ transmis. Le compte que vous m'avez rendu des différents désirs du Sénat sera l'objet de mes méditations, et, dès mon arrivée, je réunirai un conseil privé pour statuer ce qui sera nécessaire. Il me semble que, s'il est des actes que le Sénat peut faire avec un petit nombre de membres, il en est, tels que les sénatus-consultes organiques, qui devraient exiger la présence des deux tiers au moins des membres existants. Au reste, nous en discuterons en conseil privé.

NAPoLÉoN. Archives de l'Empire.

7887. — A M. CAMBACÉRÈS. Pont-de-Briques, 12 thermidor an XII (31 juillet 1804). Mon Cousin, faites passer au Conseil d'Etat le règlement sur les avocats; c'est une partie essentielle à régler. J'imagine qu'on en laissera la première nomination à l'Empereur.

NAPoLÉoN. Archives de l'Empire.

7888. — A M. TALLEVRAND. Pont-de-Briques, 12 thermidor an XII (31 juillet 1804). Je ne suis point de votre opinion sur le protocole avec la Porte. Il faut insister pour qu'elle me donne le même titre qu'à l'empereur

d'Allemagne. NAPOLÉoN. Archives des affaires étrangères.

7889. — A M. CAMBACÉRÈS. Pont-de-Briques, 13 thermidor an XII (1" août 1804). Mon Cousin, j'ai passé la journée d'hier à Ambleteuse, où j'ai vu défiler en présence de l'escadre anglaise une division de la flottille venant de Calais. Le temps s'est remis au beau. Je désire savoir s'il en est de même aux environs de Paris, et quelle influence les der

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7890. — A M. GAUDlN. Pont-de-Briques, 13 thérmidor an XII (ler août 1804). Monsieur Gaudin, Ministre des finances, il est temps de s'occuper

du budget de l'an XIII, tant en recettes qu'en dépenses. Si vous êtes autorisé à penser que les droits réunis rendront trente millions en l'an XIII, le budget pourra être suffisant; sans cela, il faudrait pourvoir à un supplément de recette par quelques cautionnements ou par quelque autre moyen. Quand les matériaux de votre travail seront prêts, vous vous rendrez près de moi pour en arrêter les bases. Faites demander aux ministres leur budget de l'année.

NAPoLÉoN. Archives de l'Empire.

7891. — A M. FOUCHÉ. Pont-de-Briques, 13 thermidor an XII (1°r août 1804). Monsieur Fouché, Ministre de la police générale, il y a à Brest et à Toulon, et même à Boulogne, des embaucheurs qui excitent les marins à la désertion. On se ressent à Brest et à Toulon d'un tra- vail souterrain qui, dans deux villes si éloignées, ne peut être que l'ouvrage d'agents anglais. Recommandez donc, dans ces deux villes, qu'on redouble de surveillance et d'activité pour arrêter quelques-uns de ces agents. Rivoire fit dans le temps des déclarations sur plusieurs officiers de marine, qui furent envoyées au ministre de la marine pour avoir ses observations. Je les ai remises depuis au conseiller d'État Réal pour prendre des éclaircissements. Comme il y a dans ces notes plusieurs officiers de la flottille de compromis, je désire qu'elles me soient renvoyées ici.

NAPoLÉoN.
Archives de l'Empire.

7892. — A M. TALLEYRAND.
Pont-de-Briques, 13 thermidor an XII (1°r août 1804).

Monsieur Talleyrand, Ministre des relations extérieures, j'ai appris avec intérêt le rétablissement de votre santé. J'ai besoin et j'espère que vous vivrez longtemps. Je suis satisfait de tout ce que j'ai vu depuis mon départ de Paris. Ma santé est on ne peut pas meilleure.

Nous avons eu quelques mauvais temps; un coup de vent a fait périr une quinzaine d'hommes et perdu trois ou quatre bâtiments. Comme on n'a pas manqué d'exagérer à Paris cet événement, il n'est peut-être pas inutile, en écrivant aux différents agents diplomatiques, de leur faire part de mon voyage, de la satisfaction que j'en ai éprouvée, de la force et des manœuvres de l'armée, des jours entiers que j'y passe pour en surveiller moi-même l'instruction. Joignez-y quelques détails sur le voyage de l'Impératrice et sur l'accueil qu'elle a reçu sur son passage, en recommandant de répandre ces détails par des moyens non officiels. Ce sera un contre-poison à tous les faux bruits que répandent les Anglais.

NAPoLÉoN.
Archives des affaires étrangères.
(En minute aux Arch. de l'Emp.)

7893. — A M. CAMBACÉRÈS.
Pont-de-Briques, 13 thermidor an XII (1er août 1804).

Mon Cousin, on a supprimé le manteau comme une chose ruineuse pour les membres du Corps législatif et du Tribunat. On n'avait pas prévu, d'ailleurs, qu'ils y missent de l'importance. Je vous auto

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