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essentiels, il fût envoyé deux jeunes gens, étudiant les langues orientales, passer un an ou deux à Constantinople.

NAPoLÉoN. Archives des affaires étrangères.

7850. — A M. TALLEVRAND.
Saint-Cloud, 17 messidor an XII (6 juillet 1804).

Monsieur Talleyrand, Ministre des relations extérieures, Jaubert, qui arrive de Constantinople, apporte quelques lettres de Champagny que j'ai ouvertes. Vous les trouverez ci-jointes. Il a aussi pour M. de Cobenzl une lettre qu'il lui portera demain, étant extrêmement fatigué aujourd'hui. Le Grand Seigneur m'écrit une lettre d'une douzaine de pages, qui est une espèce de reddition de compte de la situation de son empire.

NAPoLÉoN.
Archives des affaires étrangères.
(En minute aux Arch. de l'Emp.)

7851. — DÉCISION. , Saint-Cloud, 18 messidor an XII (7 juillet 1804). Duhamel, ancien militaire, demande Renvoyé au colonel général à conserver un habit et une capote Bessières, pour faire rendre jusd'uniforme qu'on veut lui retirer. - - tice à ce vieux soldat.

NAPoLÉoN. Archives de l'Empire.

7852. — A M. TALLEVRAND.
Saint-Cloud , 20 messidor au XII (9 juillet 1804).

Monsieur Talleyrand, Ministre des relations extérieures, je vous envoie des lettres de MM. Lucchesini, Dreyer et Buneau, où vous verrez que le langage de M. de Cobenzl n'est pas aussi sincère qu'il vous paraît. Mon intention est que vous détruisiez ces bruits dans le plus court délai; que vous disiez à tous les ambassadeurs, et spécialement aux plus mal informés, que la cour de Vienne a éprouvé de la joie de l'élévation de l'Empereur, mais qu'elle conçoit des craintes que la couronne impériale n'échappe à la Maison d'Autriche, et qu'elle désirerait que l'Empereur des Français reconnût l'érection de la monarchie autrichienne héréditaire en empire; que la première réponse avait été que l'on ne voyait rien de fondé à ce que la couronne impériale sortît de la Maison d'Autriche; que, si le cas arrivait, et qu'il fût compatible avec les constitutions de l'empire germanique que la Maison d'Autriche s'érigeât en monarchie héréditaire en empire, l'Empereur des Français n'y verrait point de difficultés, ayant pour principe d'être facile dans des choses de cette nature. Vous ferez plus : vous expédierez un courrier à Berlin et à Ratisbonne porteur des numéros du Moniteur contenant le détail de l'audience de dimanche et d'une circulaire à nos ministres pour leur tracer le langage qu'ils doivent tenir et leur donner une notion de ce qui se passe, en leur recommandant de ne faire aucune démarche, mais de redresser seulement la fausse direction qu'on voudrait donner à l'opinion de l'Europe, et de dire qu'il n'a jamais été question entre la France et l'Autriche des affaires d'Italie, et qu'il n'a pu en être question, puisqu'on n'a songé à rien sur ces affaires.

NAPoLÉoN.
Archives des affaires étrangères.
(En minute aux Arch. de l'Emp.)

7853. — DÉCISION.
Saint-Cloud, 22 messidor an XII (11 juillet 1804).

Le gouvernement anglais réclame Ecrire que les prisonniers 8lIl

réciprocite de ration pour les sous-of- glais sont libres dans les citadelles; ciers, soldats et matelots anglais déte- 'il t r l nus en France. On pense que cette ré- qu ils sont casernes comme les

ciprocité ne doit pas se borner à la ration, mais qu'elle doit s'étendre au traitement et s'appliquer aux officiers comme aux sous-officiers et matelots.

Archives de l'Empire

soldats; qu'ils reçoivent le pain et une paye suffisante et des effets de petit équipement; qu'on leur permet de travailler en ville. Mais avant de donner cette réponse, prendre l'initiative et se plaindre du traitement fait en Angleterre aux officiers, en comparaison des avantages qui sont accordés, selon les grades, aux officiers anglais prisonniers. Ajouter que nos prisonniers en Angleterre sont entassés d'une manière si pénible et si dangereuse, qu'on les force ainsi, sous peine de la vie, à prendre du service; qu'on insulte, qu'on outrage à chaque instant les officiers et les soldats. NAPoLÉoN.

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7855. — A M. CHAMPAGNV.
Saint-Cloud , 23 messidor an XII (12 juillet 1804).

Monsieur Champagny, mon Ambassadeur à Vienne, mon intention étant de vous appeler près de moi pour vous confier le portefeuille de l'intérieur, j'ai voulu vous le faire connaître directement, afin que vous vous prépariez à partir pour Paris, au moment où j'en aurai officiellement prévenu le ministre des relations extérieures. Les nouvelles fonctions auxquelles j'ai l'intention de vous appeler sont l'effet de la confiance que vous m'avez inspirée par votre attachement à ma personne et les talents distingués que vous avez montrés soit au Conseil d'État, soit à Vienne.

NAPoLÉoN.
Comm. par MM. de Champagny.
(En minute aux Arch. de l'Emp.)

7856. A M. OTTO.
Saint-Cloud, 23 messidor an XII (12 juillet 1804).

Monsieur Otto, mon Ministre à Munich, je profite d'un courrier que j'expédie à M. Champagny pour vous écrire directement. Je désire que, par le retour de mon courrier, vous me donniez quelques renseignements sur la famille de l'électeur de Bavière, et spécialement sur sa fille, et que vous me fassiez connaître s'il y a des projets connus de l'électeur pour l'établissement de cette jeune princesse, et quels pourraient être ces projets, autant que l'habitude que vous avez de son caractère et de sa cour peut vous le faire présumer. Je n'ai pas besoin de vous ajouter que cette mission étant toute de confiance, vous n'en devez aucune espèce de compte au département, et que vous devez être plus impénétrable encore sur une affaire de cette nature que sur les affaires de la plus haute politique. C'est parce que je connais votre attachement à ma personne et les talents dont vous avez donné des preuves dans les dernières négociations de Londres, que je me suis adressé à vous pour ces renseignements.

NAPoLÉoN. Archives de l'Empire.

7857. — AU MARÉCHAL SOULT, C 0MM A N D A NT I, E C AMP D E S A INT - OMER . Saint-Cloud, 23 messidor an XII (12 juillet 1804). Mon Cousin, j'ai reçu vos lettres. On me mande du Havre que la division du capitaine Daugier est maintenant de 200 bâtiments. Il me tarde beaucoup qu'elle soit arrivée à Boulogne. Je me suis décidé à rester ici pour le 14 juillet, jour où je ferai prêter serment à tous

les officiers de la Légion d'honneur qui sont à Paris ; cérémonie qui

ne laissera pas d'être imposante. Il est probable que, quelques jours après, je serai auprès de vous. J'ai envoyé la semaine dernière à Boulogne un million pour solder les dépenses de la marine. Je désire que vous preniez confidentiellement des renseignements, et que vous me fassiez connaître où cela en est.

, NAPoLÉoN. Archives de l'Empire.

7858. — A M. BARBÉ-MARBOIS. Saint-Cloud, 28 messidor an XII (17 juillet 1804). Monsieur Barbé-Marbois, Ministre du trésor public, je désirerais que les diamants et perles qui se trouvent au trésor public fussent montés en différentes décorations pour l'Impératrice. Ces diamants et perles resteraient dans la comptabilité du trésor public comme joyaux de la couronne. Vous pouvez ordonner qu'ils soient montrés au joaillier de l'Impératrice, afin qu'il voie ceux qui peuvent convenir.

NAPoLÉoN.
Archives des finances.
(En minute aux Arch. de l'Emp.)

7859. — AU MARÉCHAL BERTHIER , MINISTRE DE LA creant. Saint-Cloud, 29 messidor an XII (18 juillet 1804). Le général Sebastiani a eu ordre de se rendre à Dijon. Faites-lui connaître là qu'il est chargé de remplir une mission. Il se rendra à Berne, puis dans les petits cantons, à Coire, Feldkirch, Constance, Lindau, Kempten ; suivra l'Inn jusqu'à Inspruck, de là ira à Brixen, Villach, Saltzburg, Munich, Passau. Il parcourra les bords de l'Inn, se rendra à Nurenberg, parcourra la Rednitz et rejoindra l'Empereur partout où il se trouvera. Il prendra des notes sur la situation des troupes autrichiennes, sur les préparatifs qu'elles pourraient faire ; achètera les meilleures cartes, fera des reconnaissances, et m'instruira · généralement de tout ce qui peut m'intéresser sous le point de vue politique et militaire. Il ne se dira point chargé de mission, mais voyageant simplement pour son plaisir.

NAPoLÉoN.
Archives de l'Empire.

7860. — DÉCISION. Saint-Cloud, 29 messidor an XII (18 juillet 1804). Le ministre de la guerre demande L'Empereur seul nomme les qu un général de brigade et deux colo- généraux. Les colonels ne sont nels, nommés par le capitaine général tibles d'ét firmé *. Villaret, soient confirmés dans leur susceptibles d etre connrmes qu augrade. tant que ce sont des remplacements d'officiers de ce grade, et non des créations nouvelles.

NAPoLÉoN.
Archives de l'Empire.

786 I. — A L'IMPÉRATRICE JOSÉPHINE. Pont-de-Briques, 2 thermidor an XII (21 juillet 1804).

Madame et chère femme, depuis quatre jours que je suis loin de vous, j'ai toujours été à cheval et en mouvement sans que cela prît nullement sur ma santé.

M. Maret m'a instruit du projet où vous étiez de partir lundi : en voyageant à petites journées, vous aurez le temps d'arriver aux eaux sans vous fatiguer.

Le vent ayant beaucoup fraîchi cette nuit, une de nos canonnières qui étaient en rade a chassé et s'est engagée sur des roches à une lieue de Boulogne ; j'ai tout cru perdu, corps et biens ; mais nous sommes parvenus à tout sauver. Ce spectacle était grand : des coups de canon d'alarme, le rivage couvert de feu, la mer en fureur et mugissante, toute la nuit dans l'anxiété de sauver ou de voir périr ces malheureux ! L'âme était entre l'éternité, l'Océan et la nuit. A cinq heures du matin tout s'est éclairci, tout a été sauvé, et je me

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