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très-malsain ; je désire donc qu'il y ait le moins de garnison française possible.

NAPoLÉoN.

Comm. par M"e la maréchale princesse d'Eckmühl. ( En minute aux Arch. de l'Emp.)

7825. - DECISION. Saint-Cloud, 8 messidor an XII (27 juin 1804). Le ministre du trésor public fait un Il IlC SCI'8l fait tlllC ll Il rapport rapport sur les inconvénients Toirol- en demande de pension, tant sur teraient de l'usage d'accorderaux mêmes - - - - - - o . - § la caisse des invalides que sur individus des pensions à des titres dif- - - v férents, sur diverses caisses, comme toute autre caisse, qu'à la charge, sur les fonds des ministères, sur les par les pétitionnaires, de justifier, invalides de la marine et sur les fonds par un certificat du directeur des 5s ic. Il se d'établi - - - du trésor public I propose a etanur pensions, qu'ils ne jouissent d'auqu'à l'avenir l'impétrant justifiera qu'il - l r - - - - . • n'a ni traitement, ni autre pension. CUl Il0 autre pension sur le trésor, sans préjudice des autres dispositions relatives aux pensions. NAPoLÉoN. Archives de l'Empire.

7826. — A M. LACÉPÈDE.
La Malmaison , 12 messidor an XII (1°r juillet 1804).

Monsieur Lacépède, Grand Chancelier de la Légion d'honneur, plusieurs officiers de la Garde me présentent le serment qui leur est présenté par la Légion d'honneur. Il me paraîtrait convenable de mettre dans le serment, au lieu du Gouvernement, l'Empereur, changement qui, en réalité, n'en est pas un, puisque dans le Gouvernement l'Empereur se trouve compris, mais que les circonstances qui ont eu lieu depuis le serment de la Légion d'honneur rendent nécessaire. Je vous prie donc de m'envoyer une formule de serment,

en y faisant entrer l'Empereur. NAPoLÉoN.

Archives de l'Empire.

7827. — A M. BARBÉ-MARBOIS.
La Malmaison, 12 messidor an XII (1" juillet 1804).

Je vous prie de remettre à M. Estève, mon trésorier, ce qui revient à la liste civile. Vous pouvez également lui remettre ce qui revient aux deux princes. Quant aux grands dignitaires, il me paraît conve

nable de porter leur traitement chacun sur le budget de leur département, savoir : le grand électeur, sur le*ministère de l'intérieur ; l'archichancelier, sur celui du grand juge ; l'architrésorier, sur celui des finances, et le connétable, sur celui de la guerre. Il me semble qu'il suffira d'un simple ordre du ministre du trésor public pour les faire payer ; lequel fera porter leur traitement dans les différents départements, afin que cela ne fasse point chapitre à part du budget. Tout ceci d'ailleurs se régularisera mieux. En attendant, je ne désire pas que le trésorier de la liste civile soit chargé de payer les grands dignitaires. NAPoLÉoN. Archives de l'Empire. \

7828. — A M. TALLEYRAND. - La Malmaison , 12 messidor an XII (1er juillet 1804). Monsieur Talleyrand, Ministre des relations extérieures, je désire que vous écriviez à M. Semonville de faire de nouvelles instances pour que la troisième partie de la flottille batave et les transports qui y sont attachés soient garnis le plus tôt possible de leurs matelots. Vous trouverez ci-joint une note du cardinal Consalvi et des réflexions de M. Portalis. Il est ridicule que l'administrateur général de Parme dérange toute l'administration de ce pays. Faites-lui connaître que mon intention n'est pas qu'il se rétracte, mais qu'il emploie tous les adoucissements. Il est maladroit de chercher à nous susciter dans ce moment des tracasseries avec la cour de Rome. Ces objets d'ailleurs sont assez importants pour qu'il ne fasse rien sans mon ordre.

NAPOLÉON.
Archives des affaires étrangères. -
(En minute aux Arch. de l'Emp.) -

7829. — AU MARÉCHAL BERTHIER. La Malmaison, 12 messidor an XII (1°r juillet 1804). Mon Cousin, la marine a besoin de l,600 hommes pour renforcer la garnison de l'escadre de Toulon. Donnez ordre que les deux bataillons d'élite des 2° et 23° régiments de ligne soient mis à la disposition du vice-amiral Latouche, et que le supplément qui sera nécessaire pour arriver à ces l,600 hommes soit fourni par le 2° régiment de ligne, indépendamment de ce que ce régiment a déjà à Dord. Le vice-amiral Latouche ne prendra que les officiers dont il aura besoin ; les autres officiers resteront avec les autres bataillons. Cet ordre devra être exécuté dans les vingt-quatre heures de sa réception.

A Brest, la marine a besoin de 3,000 hommes. Donnez ordre que l,500 hommes du 24° de ligne et l,500 hommes du 37° soient mis à la disposition du général Ganteaume, et embarqués vingt-quatre heures après la réception de votre ordre. L'amiral Ganteaume n'embarquera que le nombre d'officiers qu'il jugera nécessaire ; les autres resteront aux autres bataillons.

NAPoLÉoN. Archives de l'Empire.

7830. — AU VICE-AMIRAL DECRÈS. La Malmaison, 12 messidor an XII (1er juillet 1804). J'ordonne au ministre du trésor public d'envoyer un million à Boulogne. Faites-lui verser demain les 500,000 francs provenant de la caisse de la marine. Je désire avoir les comptes de la marine pendant les trois premiers trimestres, par chapitres. Ces dépenses me paraissent bien fortes et pas en proportion avec nos travaux.

NAPoLÉON. Archives de l'Empire.

7831. — AU MARÉCHAL BERTHIER.

La Malmaison, 13 messidor an XII (2 juillet 1804).

Mon Cousin, on m'instruit que les batteries des îles d'Hyères sont en mauvais état ; qu'il n'y a pas de garnison, et qu'elles éprouvent une pénurie de vivres telle que, si l'ennemi s'obstinait à rester dix jours dans la rade, elles seraient obligées de se rendre à discrétion. Si cet état de choses est vrai, je ne puis que vous en témoigner mon extrême mécontentement. Faites-moi un rapport sur cet objet, qui tient de si près à la sûreté de nos côtes et intéresse la responsabilité de votre ministère. Ces îles doivent être approvisionnées pour six mois, avoir une garnison de 5 à 600 hommes tout compris, des compagnies de canonniers garde-côtes et des batteries suffisantes et en bon état, commandées par un officier supérieur actif et capable de faire une bonne défense.

Faites-moi connaître de quelle manière sert le général Cervoni. Il paraît qu'il ne sort pas de Marseille ; il devrait être sans cesse sur la côte.

Donnez donc l'ordre que le bataillon du 23° de ligne, qui est à Avignon, rentre à Marseille, afin de se trouver plus à portée des côtes.

Donnez ordre que trois escadrons du 19° de chasseurs, forts chacun de 120 hommes, se rendent à Hyères, et chargez le général Guillot spécialement de l'inspection des côtes depuis les batteries du cap Brun de Toulon jusqu'au Var. Il placera un de ces escadrons à Hyères, le second à Saint-Tropez, et le troisième à Fréjus ; et il . établira des compagnies dans les points intermédiaires, de manière qu'à la moindre alerte elles se portent avec la plus grande rapidité aux lieux où se présenterait l'ennemi. Vous donnerez à ces régiments des instructions semblables à celles des régiments de la côte, et ils seront traités de même ; ils doivent faire la manœuvre du canon et se porter aux batteries pour renforcer les garde-côtes. Vous écrirez aux colonels de ces régiments qu'ils tiendront la même conduite que les régiments qui font le service des côtes de l'Océan, et j'espère apprendre bientôt qu'ils manœuvrent le canon aussi bien qu'ils montent à cheval. Le général Guillot devra être tous les jours à cheval, à inspecter les batteries, à exercer les hussards, les chasseurs et les canonniers garde-côtes. Il aura, à cet effet, un officier d'artillerie fourni par la direction. Chargez le général Laval de l'inspection des côtes, depuis les frontières d'Espagne jusqu'au Rhône, et mettez sous ses ordres le 25° régiment de chasseurs, qui est à Tarbes. Vous lui donnerez les mêmes instructions. Vous chargerez les deux généraux inspecteurs de vous faire un rapport journalier de ce que fait l'ennemi sur la côte, et de ce qui vient à leur connaissance.

NAPOLÉON. Archives de l'Empire.

7832. — AU VICE-AMIRAL LATOUCHE-TRÉVILLE,
CoMMANDANT L'EsCADRE DE LA MÉDITERRANÉE.

La Malmaison, 13 messidor an XII (2 juillet 1804).

Monsieur Latouche-Tréville, Vice-Amiral, le ministre de la guerre donne ordre à deux bataillons d'élite des 2° et 23° régiments de ligne de s'embarquer sur votre escadre; le 2° régiment de ligne complétera ce qui sera nécessaire pour faire le nombre de l,600 hommes dont vous avez besoin. Si l'ordre du ministre de la guerre n'est pas arrivé, vous pouvez vous concerter avec le commandant de Toulon pour que tout soit mis à votre disposition. J'imagine qu'au moment où vous recevrez ma lettre, vous aurez l0 vaisseaux en rade. Les matelots ne peuvent sérieusement vous arrêter; en désarmant les corvettes et pressant le port de Marseille, vous ne devez pas en manquer. Avec les I,600 hommes, d'ailleurs, que la guerre vous fournit, vos vaisseaux se trouvent armés. Il doit y avoir à Toulon des obus. Exercez vos équipages à en · tirer avec des pièces de 36, en n'en faisant usage que lorsqu'on sera à 2 ou 300 toises. Il n'y a point de bonnes raisons qui empêchent de s'en servir, et quelques obus feront dans le corps d'un bâtiment . de plus grands ravages que des boulets. Veillez à ce qu'ils soient chargés de roche à feu. J'ai été fort aise de voir qu'en peu de moments votre escadre avait été à la voile; mais j'ai vu avec peine que vous étiez sorti avec un vaisseau de moins. Par le retour de mon courrier, faites-moi connaître le jour où il vous sera possible, abstraction faite du temps, de lever l'ancre. Faites-moi aussi connaître ce que fait l'ennemi, où se tient Nelson. Méditez sur la grande entreprise que vous allez exécuter, et, avant que je signe vos ordres définitifs, faites-moi connaître la manière que vous pensez la plus avantageuse de les exécuter. Je vous ai nommé grand officier de l'Empire, inspecteur des côtes de la Méditerranée; mais je désire beaucoup que l'opération que vous allez entreprendre me mette à même de vous élever à un tel degré de considération et d'honneurs que vous n'ayez plus rien à désirer. L'escadre de Rochefort, composée de 5 vaisseaux, dont un à trois ponts, et de 4 frégates, est prête à lever l'ancre; elle n'a devant elle que o vaisseaux ennemis. L'escadre de Brest est de 21 vaisseaux ; ces vaisseaux viennent de lever l'ancre pour harceler l'ennemi et l'obliger à avoir là un grand nombre de vaisseaux. Les ennemis tiennent aussi 6 vaisseaux devant le Texel, et y bloquent l'escadre hollandaise, forte de 3 vaisseaux, de 4 frégates, et d'un convoi de 30 bâtiments, où le général Marmont a son armée embarquée. Entre Étaples, Boulogne, Wimereux et Ambleteuse, deux nouveaux ports que j'ai fait construire, nous avons 1,800 chaloupes canonnières, bateaux canonniers, péniches, etc., portant 120,000 hommes et 10,000 chevaux. Que nous soyons maîtres du détroit six heures, et nous serons maîtres du monde ! Les ennemis ont devant Boulogne, devant Ostende et aux Dunes, 2 vaisseaux de 74, 3 de 64, et 2 ou 3 de 50. Jusqu'ici l'amiral Cornwallis n'a eu que 15 vaisseaux ; mais toutes les réserves de Plymouth et de Portsmouth sont venues le renforcer devant Brest. Les ennemis tiennent aussi à Cork, en Irlande, 4 ou 5 vaisseaux de guerre; je ne parle pas de frégates et de petits bâtiments, dont ils ont une grande quantité. Si vous trompez Nelson, il ira en Sicile,

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