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Cela ne ferait donc que 146 bâtiments. Sur ces 146 bâtiments, 8l sont destinés à faire partie de la flottille de guerre. Il ne resterait donc que 65 bâtiments pour faire partie de la flottille de transport. · Mais j'ai lieu de croire que votre registre et les états que vous m'avez envoyés sont infidèles. Je n'y vois point portés les 60 bâtiments de Blankenberghe, ni les bâtiments de Nieuport; aucun bâtiment du Havre. Je vois dans la correspondance du contre-amiral Lacrosse qu'il y avait plus de 40 bâtiments au Havre, 14 à Fécamp et 25 à Saint-Valery-en-Caux, achetés par la commission. Faites dresser pour jeudi des états par arrondissement de tous les bâtiments de la flottille de transport qui ont été achetés, de leur prix, de l'état où ils sont et de ce qui s'oppose à leur départ pour Boulogne. Je vois par votre correspondance que vous avez donné l'ordre dans les 4° et 5° arrondissements de cesser tout envoi de bâtiments. Vous êtes donc assuré que nous avons le nombre nécessaire dans les 1", 2° et 3° arrondissements. Je vois par la correspondance du citoyen Daugier qu'on pourrait se procurer facilement 100 doubles chaloupes, armant seize avirons, ayant plus de stabilité que la péniche, quoique ayant quelque infériorité pour la vitesse. Il faudrait ordonner l'achat de ces 100 doubles chaloupes et en faire acheter un pareil nombre dans le 5° arrondissement. Ces 200 doubles chaloupes, réunies aux 350 chaloupes de Terre-Neuve, de Saint-Malo, nous seront de la plus grande utilité. Je vois, dans les lettres du capitaine Jacob des 19 prairial et 13 messidor, que le 5° arrondissement procurera facilement une centaine de doubles chaloupes pontées ou non pontées. Je vois, dans la correspondance du préfet maritime de Toulon, que des bâtiments de 16 pieds de large et tirant 5 pieds d'eau peuvent passer par le canal de Languedoc. Je désirerais donc que ce préfet maritime nous fît passer 150 doubles chaloupes ou doubles felouques allant à l'aviron. Il y a dans la Méditerranée de ces bâtiments qui vont à la rame extrêmement vite. Ces 150 doubles chaloupes nous mettront à même de nous passer de quelques péniches, et il n'y aura aucune partie de nos côtes étrangère à cette importante expédition. Je vois, dans la correspondance du commissaire de Saint-Malo, qu'il a fait préparer un très-beau canot de 37 pieds de long. Faites-le diriger sur Boulogne. Donnez ordre également que les 7 péniches et les 7 caïques pré

parées pour mon service dans les différents ports partent pour se rendre à Boulogne. Il me paraît nécessaire de donner provisoirement à chaque péniche des numéros particuliers; à leur arrivée dans les ports d'Ostende et de Boulogne, elles prendront les numéros des différentes chaloupes et bateaux auxquels elles seront attachées. Je vois dans la correspondance du capitaine Kersaint que, indépendamment des 22 bateaux canonniers de l'ancienne flottille qui sont partis de Granville et des 13 prêts à partir de Saint-Malo, il y en avait 13 autres qu'on réparait au 24 fructidor. Dans l'état de situation que vous envoie de sa division le capitaine Saint-Haouen, je vois qu'il y a 7 bateaux canonniers armés de mortiers. Je désirerais savoir de quelle espèce de mortiers sont armés ces bateaux. L'épreuve faite par le préfet Nielly n'est pas du tout satisfaisante, car son procès-verbal porte qu'il a tiré avec trois livres de poudre, ce qui veut dire qu'il a tiré avec des mortiers cylindriques à petite portée, et avec ces mortiers on ne pourra jamais atteindre l'ennemi. Si donc l'on devait conserver ces bateaux armés de mortiers, il faudrait qu'ils pussent servir.

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Saint-Cloud, 18 vendémiaire an XII (11 octobre 1803).

Citoyen Général Soult, vous trouverez ci-joint la lettre du ministre du trésor public. Je ne conçois pas comment, le 14, l'ordonnance de 160,000 francs n'était pas payée. Le payeur doit être sévèrement puni, ayant reçu 130,000 francs le 4 vendémiaire.

Faites-moi connaître si toutes les ordonnances que les ministres de la guerre et de l'administration de la guerre ont tirées sont soldées. Vous verrez par la lettre du ministre du trésor public que j'ai fait envoyer des fonds pour les solder par urgence.

Il y a dans ce moment à l'eau et prêts à partir de différents points, depuis Bayonne jusqu'à Ostende, plus de 200 chaloupes canonnières et bateaux canonniers de différentes constructions. J'espère qu'avant le l" frimaire nous aurons une grande portion de la flottille rendue dans les différents points de réunion.

BONAPARTE. Archives de l'Empire.

7186. — AU GÉNÉRAL SOULT.
Saint-Cloud, 18 vendémiaire an XII (11 octobre 1803).

Citoyen Général Soult, vous trouverez ci-joint un exercice que j'ai rédigé moi-même après avoir exercé deux ou trois fois la Garde sur la Seine. Faites-le transcrire à l'ordre, pour que chaque capitaine en fasse une copie. Avant de le faire imprimer, j'attendrai que vous en ayez fait usage dans les ports huit ou dix jours, afin de voir si l'expérience ne demandera pas quelques changements. J'ai vu avec grand plaisir les batteries que vous faites faire sur les rochers. Cela me paraît bien entendu. Ce que vous me dites relativement à la possibilité de placer 60 bataillons dans votre camp nous sera fort utile. Je me consolerai facilement, si nous n'avons pas le fort de la Crèche pour l'époque demandée; je serais très-fâché que celui de l'Heurt nous manquât. Je ne conçois pas comment votre régiment de hussards n'est pas arrivé. N'auriez-vous pas pu y suppléer sur les côtes par quelques chasseurs, afin d'être certain que tout secours sera porté? Il est nécessaire que les deux escadrons que vous avez placés sous les ordres du général Margaron, depuis Boulogne jusqu'à la Somme, s'exercent à la manœuvre du canon, afin qu'ils puissent rapidement se porter aux batteries des côtes, les renforcer, les servir avec plus de rapidité et surtout plus de courage que ne peuvent le faire des troupes non aguerries. Votre batterie mobile du côté de Wissant n'est pas assez forte. Vous devez avoir des pièces de 12 de votre équipage de campagne ; vous avez des obusiers de 8 pouces; envoyez-en là huit ou dix, car vous devez être certain qu'il vous arrivera quelque événement; des traîneurs des divisions qui sortiront de Calais ou de Dunkerque ne pourront pas doubler les caps Grisnez ou Blancnez, et échoueront hors la portée des batteries; et, si vous n'avez pas là, à l'heure même, des hommes qui puissent se porter à leur secours, et des pièces de canon, ces bâtiments seront infailliblement pris. Vous devez rendre responsables les deux officiers généraux et supérieurs que vous avez chargés de la défense de la côte depuis Calais jusqu'à la Somme, du moindre bâtiment qui serait pris; car alors des détachements de cavalerie et d'artillerie peuvent se porter rapidement sur un point où un bateau poursuivi échouerait, et alors il devient impossible de s'en emparer. C'est ce qui vient d'arriver à Dieppe : un sloop s'est échoué; le général Sebastiani s'y est porté avec 60 hommes et de l'artillerie; les péniches ont lâché prise, et le sloop est rentré à Dieppe. Les deux officiers inspecteurs doivent faire faire l'exercice au moins à quatre batteries par jour; doivent avoir vu, tous les jours, les batteries, et les faire manœuvrer au moins deux heures. Celui que vous avez chargé de la surveillance de la côte de Calais à Boulogne doit s'établir dans la chapelle du cap Grisnez et être jour et nuit à cheval. Faites-moi connaître si les batteries mobiles peuvent passer le long de l'estran, depuis l'embouchure de la Somme jusqu'à Étaples. Faites connaître au général Margaron que je ne compte pour rien le dire des gens du pays; qu'il doit s'y porter; qu'il y a quelque chemin à trouver ou quelque falaise; et s'il y a un chemin à faire, on le fait faire sur-le-champ. J'ai trouvé que tous vos régiments étaient faibles; comment la 55° n'a-t-elle que l,500 hommes ? Elle peut facilement en avoir l,800. Ordonnez-leur donc à tous de faire venir de leurs dépôts ce qui leur manquerait pour être à 1,600 hommes, officiers non compris, c'est-à-dire à près de 1,700 hommes, tout compris. Faites-moi connaître, des 207 malades que vous avez eus en fructidor et des 188 que vous avez eus en vendémiaire, combien il en restait au 15 vendémiaire, combien sont rentrés à leurs corps, combien évacués, et combien sont morts. Dans les baraquements, on ne saurait porter trop d'attention à la santé des troupes ; dès qu'il y a plus de malades dans l'un que dans l'autre, il faut en savoir la raison, qui n'est souvent que dans la mauvaise qualité des fournitures. Ma grande crainte est que, devant passer l'hiver ainsi, nous n'ayons beaucoup de malades. Je compte venir vous voir d'ici à quelques jours, et je désire que tous les corps se trouvent tous à l,700 hommes. Je ne vois point d'inconvénient à placer à Ambleteuse deux demibrigades au lieu d'une. Quant à Wimereux, faites vos préparatifs pour le campement ; j'attends, pour ordonner là un port, que l'ingénieur Sganzin m'ait fait connaître son projet.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7187.
ANNEXE A LA PIÈCE N° 7186.

INSTRUCTIONS POUR LES ÉQUIPAGES DES PÉNICHES.

Une péniche se divise, dans le sens de sa longueur, en quatre parties :

L'arrière,

Les bancs d'arrière,

Les bancs d'avant,

L'avant.

L'arrière est la partie de la péniche où se trouve la chambre, c'està-dire depuis le gouvernail jusques et non compris le banc de cette chambre, où s'assoient les nageurs.

Les bancs d'arrière sont ceux à compter de la chambre jusques et compris celui du grand mât.

Les bancs d'avant sont ceux à compter de l'avant jusques et non compris celui du grand mât.

L'avant est la partie de la péniche, vers l'étrave, qui a un petit pont et sur laquelle on n'arme pas d'avirons.

Une péniche se divise, dans le sens de sa largeur, en tribord et bâbord.

Le côté de tribord est celui de la droite du patron, qui, placé au gouvernail, regarde l'avant de la péniche.

Le côté de bâbord est le côté gauche du même homme, lorsqu'il regarde la péniche.

Une péniche est armée de quinze avirons à bâbord et de quinze avirons à tribord.

Elle peut en avoir un moindre ou plus grand nombre, selon sa longueur.

L'aviron est composé de trois parties :

l° La poignée,

2° Le manche,

3° La pelle.

La poignée est l'extrémité de l'aviron la plus mince et qui est arrondie pour être saisie par les deux mains du nageur.

Le manche est la partie de l'aviron équarrie et qui se trouve en dedans de la péniche lorsque l'aviron est armé.

La pelle est la partie de l'aviron qui se trouve en dehors de la péniche lorsque l'aviron est armé.

Chaque aviron est garni d'un cercle en cordage, qu'on nomme

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