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7178. — AU GÉNÉRAL BERTHIER.
Saint-Cloud, 15 vendémiaire an XII (8 octobre 1803).

Je vois, Citoyen Ministre, par le rapport du général Laroche, qu'on a placé à Granville un mortier de 10 pouces, qui est arrivé de Cherbourg, et que la portée de ce mortier, d'après l'expérience, a été de 2,000 toises. Je désire connaître dans quelle année ce mortier a été fondu. Je ne connais que les mortiers à plaque et des galiotes qui portent à 2,000 toises, et je ne pense pas qu'il ait été fait de galiotes de 10 pouces.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7179.— AU GÉNÉRAL DEJEAN, MINIsTRE DIRECTEUR DE L'ADMINIsTRATIoN DE LA GUERRE. Saint-Cloud, 15 vendémiaire an XII (8 octobre 1803). Le général Soult m'écrit, Citoyen Ministre, 1° que les hôpitaux sont dans le plus mauvais état à Boulogne ; 2° Qu'il n'y a aucun moyen d'évacuer les malades de Boulogne sur les hôpitaux ; 3° Qu'aucune couverte n'est encore arrivée à Boulogne, ce qui l'a obligé de prendre celles du casernement ; 4° Que les biscuits faits à Saint-Omer sont de la plus mauvaise qualité. Il est bien instant de prendre des mesures efficaces pour remédier

à tous ces objets.
- BoNAPARTE.
Dépôt de la guerre,

7180. — AU GÉNÉRAL SOULT, C O MMA N D ANT L E C AMP D E S A INT - O M E R . Saint-Cloud, 15 vendémiaire an XII (8 octobre 1803). Citoyen Général Soult, vous avez bien fait de prendre des couvertures partout où vous en avez trouvé, puisque, depuis six mois que toutes les dispositions sont ordonnées, on a eu l'ineptie de vous en laisser manquer. On m'assure qu'il doit vous en arriver 20,000. . Je donne des ordres pour que ce qui vous arrive relativement au génie n'ait plus lieu ; qu'une somme de 100,000 francs parte aujourd'hui, afin que lorsque les besoins paraissent urgents, vous la mettiez à la disposition des différents chefs de service. Vous savez combien les évacuations des hôpitaux ont d'inconvénients. Nous n'avons pas à craindre ici que nos hôpitaux soient enlevés; il faut donc que les malades restent à Boulogne le plus possible. Il faudrait un second hôpital aux environs. Il n'y a rien de nuisible aux malades comme de les faire voyager, et puis ce sont des hommes qui, éloignés de leurs corps, sont perdus. Faites rentrer la 43°, et faites faire le service d'Ambleteuse par la 22° de ligne. La 75°, qui est à Saint-Omer, peut remplacer la 22° de ligne à Calais. Nous nous exerçons ici depuis trois jours à nager sur des péniches. Toute la Garde y aura bientôt passé et saura bientôt nager. Je vous enverrai, par le prochain courrier, l'instruction que nous avons dressée pour cet objet. Je vous envoie un ordre pour la flottille; mettez-le à exécution sur-le-champ.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7181. — A L'AMIRAL BRUIX, COMMANDANT LA FI,OTTILLE DE BOULOGNE. Saint-Cloud, 15 vendémiaire an XII (8 octobre 1803). Citoyen Amiral Bruix, je reçois votre lettre. Le ministre de la marine pourvoit sans doute à vos besoins. Je donne ordre qu'on vous expédie 200,000 francs pour pouvoir de suite solder les ordonnances de la marine et subvenir aux besoins les plus pressants de la descente. Je ne conçois pas que vous n'ayez pas une grande quantité de boulets à Boulogne. Vous avez un moyen de vous en procurer indépendamment des dispositions générales faites par le ministre de la marine, c'est de faire venir de Dunkerque la moitié de ce qui y existe. Vous pouvez les faire venir par terre, si la mer n'est pas sûre. Je pense qu'il est préférable que les bateaux de l'ancienne flottille aient des chevaux plutôt que des pièces de campagne; mais deux chevaux sont une condition de rigueur. Je partage votre opinion sur les garnisons stables. Je vous recommande de faire beaucoup nager les soldats sur les péniches. Tous les hommes de la Garde apprennent à nager ; 75 hommes par péniche nagent deux ou trois heures par jour. Je pense que vous avez des péniches à Boulogne. Il faut que, tant sur les péniches que sur les bateaux canonniers, les soldats nagent dans le port, lorsqu'ils ne pourront aller en rade. Si le bateau canonnier de la ville de Brest, qui est à Calais, n'était pas assez fort pour recevoir de gros canons, on en mettrait de petit calibre, et il pourrait toujours recevoir des chevaux, ce qui est la chose importante. J'ai lu les différents ordres du jour de la flottille. Les louanges sont les seuls mobiles dans les grandes affaires. Dans les derniers événements, les chefs ont plus fait que les équipages et les troupes, qui n'en sont pas venus aux mains. Il ne faut pas que les soldats pensent que la gloire est si facile à acquérir. Les sections de la flottille qui sont parties du Havre, de Granville, de Cherbourg, de Saint-Malo, doivent se rendre à Boulogne; mais celles qui partiraient, ayant à leur bord des troupes des 9 légère, 32°, 39" et 64°, doivent se rendre à Etaples; voyez donc d'organiser ce port, et écrivez dans les différents ports qu'on vous instruise, à mesure que les différentes divisions arrivent, quelles sont les troupes qu'elles ont à bord. Toutes celles qui auraient à leur bord des troupes des 10° et 24° légères doivent se rendre à Boulogne, ainsi que celles qui sont à Dunkerque. Vous trouverez ci-joint un ordre pour la flottille que vous ferez exécuter sur-le-champ. BoNAPARTE.

Pour être législateur, il faut être porté par un collége d'arrondissement; il ne me sera donc pas possible d'engager le Sénat à nommer Nielly '. Je ferai avec plaisir ce qui pourra être avantageux à ce général, qui a des qualités, mais qui n'a pas les qualités administratives nécessaires à un préfet.

Archives de l'Empire.

7182. — ORDRE DU JOUR POUR LA FLOTTILLE DE BOULOGNE. Saint-Cloud. 15 vendémiaire an XII (8 octobre 1803).

La 2° division, composée de la 24° légère, 4°, 43°, 46° et 57° de ligne, et de dix compagnies du 5° d'artillerie à pied, sera attachée à la flottille de chaloupes canonnières.

Le 1" bataillon de la 24° légère sera attaché à la l" section de la lo° division.

Le 2° bataillon de la 24° sera attaché à la 2° section de la 1r° division.

1 Contre-amiral, préfet maritime à Dunkerque.

Le 1" bataillon de la 4° de ligne sera attaché à la 3° section de la lo° division. Le 2° bataillon de la 4° sera attaché à la 4° section de la 2° division. Le 1" bataillon de la 43° sera attaché à la 2° section de la 2° division. Le 2° de la 43° sera attaché à la 3° section de la 2° division. Le l" bataillon de la 46° sera attaché à la 1" section de la 3° division. Le 2° bataillon de la 46° sera attaché à la 2° section de la 3° division ; Le 1" bataillon de la 57°, à la 3° section de la 3° division ; Le 2° de la 57°, à la lo° section de la 4° division. Chaque compagnie sera attachée à une chaloupe canonnière, et lui fournira perpétuellement 21 hommes de garnison. Le 5° d'artillerie fournira 4 hommes de garnison par chaloupe canonnière, ce qui portera la garnison à 25 hommes. La 1" division, composée de la 10° légère, de la 14° de ligne, 28° de ligne, 36° et 55°, et les dix compagnies du 1" régiment d'artillerie à pied, seront attachées à la flottille des bateaux canonniers et serviront également chaque bataillon à une section, ce qui pourvoira au service de dix sections, c'est-à-dire de trois divisions et d'une section. Chaque compagnie sera attachée à un bateau et fournira 21 hommes de garnison. L'artillerie fournira 4 hommes de garnison, Les officiers de marine commandant les divisions et sections de chaloupes canonnières et de bateaux canonniers, ainsi que les équipages, seront toujours les mêmes. Ils seront fixés dans le plus court délai, et l'on ne pourra, sous aucun prétexte, y rien changer. L'amiral attachera trois péniches à la l" division et trois à la 2°, commandées chacune par un capitaine de frégate, et qui seront chargées d'exercer le soldat à la nage. On placera dans chaque péniche 64 hommes aux avirons et deux canonniers aux deux pièces. Les troupes s'exerceront à la nage par bataillon, et de manière que tous les jours chaque soldat y ait été exercé deux heures. Les trois premières leçons seront données dans le port ; après quoi on ira en rade. Toutes les fois que les chaloupes canonnières devront sortir du port et qu'un plus grand nombre de troupes sera jugé nécessaire, chaque compagnie fournira un renfort. Il sera destiné à Dunkerque deux péniches, pour exercer à la nage la division de Dunkerque. Il en sera destiné trois à Calais et quatre à Ostende pour le même objet. On exercera les canonniers, pendant qu'ils manœuvreront sur les chaloupes canonnières, bateaux canonniers et péniches, à tirer sur des tonneaux placés sur le rivage, et de manière que les boulets ne

soient point perdus. BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7183. — AU GÉNÉRAL BERTHIER, MINIsTRE DE LA GUERRE. Saint-Cloud, 16 vendémiaire an XII (9 octobre 1803). Donnez ordre au général Dupas, au citoyen Lahoussaye, aux généraux Lemarois, Sebastiani, Lacoste et Paulet, de visiter les ports de leur arrondissement, de voir le nombre de bateaux prêts, et si le nombre de garnisons désignées s'embarquent sans délai. La 64°, qui est en marche pour Dieppe, doit fournir des garnisons aux bâtiments disponibles à Fécamp, Saint-Valery-en-Caux et Tréport. Le général Dupas fera la distribution de cette demi-brigade en garnisons, et fera que les différents bateaux partent le plus tôt possible pour les différents points de réunion. Je ne puis que faire la même observation au citoyen Lahoussaye. Un bataillon de la 43° doit fournir des garnisons à tout ce qui sera prêt, soit à Cherbourg, Caen et Granville. Ce chef de brigade répartira les garnisons le plus tôt possible sur ces bateaux. Enfin que le général Lemarois envoie un petit détachement, soit de la 39°, soit de la 32", pour mettre garnison sur les bâtiments qui sont prêts à partir à Lannion. Faites-moi un rapport qui fasse connaître le nombre de garnisons fournies et

celles disponibles. BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7184. — AU CONTRE-AMIRAL DECRÈS, M1NISTRE DE LA MARINE ET DES COI,0NIES. Saint-Cloud, 17 vendémiaire an XII (10 octobre 1803). J'ai lu avec attention, Citoyen Ministre, les pièces contenues dans les huit cartons que vous m'avez envoyés. Il en résulte les observations suivantes : Il n'y aurait encore d'arrêté par la commission que

10 bâtiments à Bruges, valant . . . . . 121,300 francs. 35 à Ostende, valant . . . . . . . . . 440,456 l4 à Lorient, valant. . . . . . . . . - 98,000 39 à Dunkerque, valant. . . . . . . . 906,049 39 dans le 3° arrondissement, valant . . 255,882 I l dans le 5° arrondissement. . . . . . Yv

146 l,821,687

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