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place, soit dans le gouvernement ou dans les administrations départementales ou municipales, avec des notes qui me fassent connaître ce qu'ils ont fait depuis l'entrée des Français, et où ils ont été depuis.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7722. — AU CONTRE-AMIRAL DECRÈS. Saint-Cloud, 7 floréal an XII (27 avril 1804).

Je crois être instruit que les Anglais viennent d'envoyer des espions à Toulon. Écrivez au commissaire de police et au préfet maritime de mettre une nouvelle activité à les découvrir.

Beaucoup de personnes pensent qu'une vingtaine de chaloupes canonnières réunies pourraient très-bien passer de vive force, dans un temps convenable, d'Audierne à Brest. Pour mon compte, je partage cette opinion. S'il y a un officier habile et qui organise bien sa divi

sion, elle peut partir. BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7723. — NOTE POUR LE GÉNÉRAL DUROC, GOUVERNEUR DU PALAIS. Saint-Cloud, 8 floréal an XII (28 avril 1804). Je désire que la maison du prince Charles, près Bruxelles, soit achetée; que sur-le-champ on fasse travailler à toutes les réparations pour la mettre dans le meilleur état. Je vous autorise à dépenser jusqu'à 500,000 francs pour l'achat de la maison et de toutes les dépendances nécessaires pour que ma maison puisse y loger. Je vous autorise à dépenser une somme de 150,000 francs pour les arrangements à y faire par les architectes, et une somme de 350,000 francs pour la meubler : total, un million, que le citoyen Estève tiendra à votre disposition. Je désirerais que cette maison fût prête à me recevoir à la fin de juillet. Il est bien entendu que l'on arrangera le plus simplement possible tous les grands appartements, cette somme étant très-modique, sauf, une autre année, à la meubler avec les grandes soieries de Lyon. Dans cette somme me sont point compris les tapisseries et autres gros meubles de Paris et de Saint-Cloud dont on pourrait disposer et qu'on pourrait y envoyer. Je désire cependant que, dans cette somme de 350,000 francs, 20,000 francs soient affectés pour une bibliothèque.

Au reste, le bibliothécaire demandera au ministre de l'intérieur tous les livres dont on pourra disposer dans les dépôts.

Le général Duroc connaît ma manière de vivre, cela le guidera pour la disposition des logements. L'appartement de ma femme doit être distinct, comme à Paris et à Saint-Cloud.

Mon cabinet, mon salon , le salon des ministres doivent être séparés des appartements de ma femme.

Il y aura trois tables.

Je désire que mon cabinet soit au milieu d'une bibliothèque et, comme à Saint-Cloud et à la Malmaison, de plain-pied dans un jardin.

Le parc, si petit qu'il soit, doit être divisé en deux : un pour les gens de la maison, un autre pour ceux qui forment la société ; et s'il était possible, comme à la Malmaison, d'en avoir un séparé et attenant à mon cabinet, ne fût-il que de deux arpents, cela serait

très-convenable.

BoNAPARTE. Bibliothèque impériale.

7724. — AU CITOYEN REGNIER,
GRAND JUGE, MINISTRE DE LA JUSTICE.
Saint-Cloud, 8 floréal an XII (28 avril 1804).

Vous trouverez ci-joint un arrêté qui fixe le traitement du citoyen Réal. Vous lui ferez remettre, tous les mois, 5,000 francs sur les fonds des jeux, pour subvenir aux dépenses extraordinaires et petits frais de police dont il ne devra aucun compte.

Vous ne remettrez, tous les mois, au préfet de police que 15,000 francs pour les frais de police, dont 3,000 par mois seront pour les petits frais de police et 12,000 francs dont l'emploi devra être appuyé de pièces justificatives, autant que le comportent les dépenses secrètes. Ceci sera ainsi réglé, à compter du 1" germinal,

tant pour l'un que pour l'autre. BONAPARTE. Archives de l'Empire.

7725. — AU CITOYEN PORTALIS. Saint-Cloud, 8 floréal an XII (28 avril 1804). Citoyen Portalis, Conseiller d'État, je prends part à tout ce qui vous arrive d'heureux. Je nommerai avec plaisir votre petit-fils. Je désire que cela lui porte bonheur, et pour cela je ne fais qu'un souhait pour lui, c'est qu'il ait votre cœur et votre tête. Archives de l'Empire. BoNAPARTE.

7726. — AU CITOYEN GAUDIN.
Saint-Cloud, 8 floréal an XII (28 avril 1804).

Je vous prie de faire donner 100,000 francs de plus cette année, comme l'année passée, au prince de Conti.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7727. — AU GÉNÉRAL BERTHIER.
Saint-Cloud, 8 floréal an XII (28 avril 1804).

Ce qui me porte, Citoyen Ministre, à beaucoup me méfier de l'exactitude de l'état de situation du 15 germinal, indépendamment de l'observation que je vous ai faite sur le 9° régiment de ligne, qui, certainement, n'est pas de 2,900 hommes, c'est que je vois à Paris le 4° d'infanterie légère porté à 1,608 hommes présents et 254 aux hôpitaux ; le bataillon d'élite est porté comme déduit, ce qui ferait 2,400 hommes : il y a erreur. Vous sentez cependant combien il est important que les états qui me sont remis ne contiennent pas d'erreurs de cette espèce. Il faut faire en sorte de ne me donner que des résultats sûrs. On doit s'être aperçu que je lis ces états de situation avec autant de goût qu'un livre de littérature. Faites-moi remettre un état où la situation de chaque corps soit vérifiée.

BoNAPARTE. Dépôt de la guerre.

7728. — AU GÉNÉRAL BERTHIER.
Saint-Cloud, 8 floréal an XII (28 avril 1804).

Je vous prie, Citoyen Ministre, de faire faire une revue extraordinaire pour constater la situation, au 1" germinal, des 10°, 19°, 28°, 45°, 47°, 56°, 58° et 106° de ligne, et des 3°, 12°, 21° et 24° légers. On aura soin de mettre le nombre d'hommes de ces corps présents dans chaque ville où ils se trouvent, les malades aux hôpitaux, les absents et depuis quel temps, ceux inhabiles à porter les armes, le nombre de conscrits qu'ils ont reçus et qu'ils ont à recevoir sur l'an XI et l'an XlI. Ces régiments sont les plus faibles de l'armée. Je désire savoir positivement dans quelle situation ils sont, afin de les faire recruter.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7729. — AU GÉNÉRAL BERTHIER.
Saint-Cloud, 8 floréal an XII (28 avril 1804).

Donnez ordre, Citoyen Ministre, que le 23° régiment de chasseurs rentre en France ; il sera placé dans la 26° division militaire. Prévenez-en le général Dessolle, et écrivez-lui de veiller à ce que l'armée soit le moins possible à charge au pays et de régler tout ce qui est relatif aux fournitures que doit faire le pays, afin qu'il n'y ait point de plaintes. Il est revenu que le général Pacthod exigeait des dépenses extrêmement considérables pour sa table.

BoNAPARTE.
Dépôt de la guerre.
(En minute aux Arch. de l'Emp.)

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J'ai donné l'ordre au ministre de la marine que tous les bâtiments de transport soient armés d'avirons autant qu'ils en peuvent porter. Faites-moi connaître ce qu'il en est, le nombre qu'il en faudra, et combien de jours de travail il faudra pour installer ces avirons. BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

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Je signe aujourd'hui un arrêté relatif aux constructions. Je n'admettrai aucune espèce d'excuse. Faites-vous rendre compte deux fois par semaine des ordres que vous donnez, et veillez à leur exécution : s'il faut des mesures extraordinaires, faites-le-moi connaître. Je n'admettrai aucune raison valable, car avec une bonne administration je ferais trente vaisseaux de ligne en France en un an, si cela était nécessaire. Dans un pays comme la France, on doit faire tout ce que l'on veut. Il ne vous échappera pas que mon projet est de commencer beaucoup de constructions, hormis à Brest, où je ne veux plus rien construire. Mon intention est d'avoir à l'eau, avant vendémiaire an XIV, vingt-six vaisseaux de guerre : bien entendu que ladite mise à l'eau dépendra surtout du cas où d'ici à ce temps-là nous aurions la paix. Mais désormais tous les vaisseaux de 74 doivent être faits à Anvers. C'est à Anvers que doit être notre grand chantier. C'est là seulement que devient possible en peu d'années la restauration de la marine française. Avant l'an XV nous devons avoir cent vaisseaux de guerre.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7732. — AU CONTRE-AMIRAL DECRÈS.
Saint-Cloud, 8 floréal an XII (28 avril 1804).

Je désire que vous me fassiez connaître quand le Lion ira en rade à Rochefort, et pourra se joindre à l'escadre de l'amiral Villeneuve ; quand le Neptune, l'Allas et le Berwick iront en rade de Toulon et porteront cette escadre à dix vaisseaux. Il faudrait former à Lorient les équipages de la Ville-de-Milan ; je désire donner une destination à cette frégate. -

Faites porter sur l'état de situation de la marine l'état des hommes présents et manquants au complet des équipages des frégates la Libre

et la Furieuse. BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7733. — AU CONTRE-AMIRAL DECRÈS. Saint-Cloud, 8 floréal an XII (28 avril 1804).

Je désire que vous donniez l'ordre que toute la flottille de corvettes de pêche armées en guerre, qui est à Dunkerque, soit sur-le-champ armée d'avirons, si elle ne l'est pas. Comme je crois ces bateaux de la même longueur que les bateaux canonniers, ils doivent en porter le même nombre. Donnez ordre que toute la flottille de transport soit armée d'avirons ; dans tous il y aura beaucoup de monde à bord, et dès lors il y aura des forces pour nager. Qu'avec la plus grande activité on travaille à cette installation. Bateaux canonniers, prames, péniches, bateaux de Terre-Neuve, de transport, tout doit être armé de rames autant que possible et s'en servir. Donnez le même ordre pour la flottille batave qui est à Ostende ; tout doit aller à la rame. Voulant faire sortir bientôt les corvettes de pêche de Dunkerque, je désire connaître le jour où ils auront leurs rames et avirons à bord

à Dunkerque. BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

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