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restation du citoyen Leroux, chirurgien veillance du grand juge, qui peut à Boulogne, et do !émigré d' ovogo seul l'autoriser à rester. Un passequi a une ressemblance parfaite avec le t d' t de la Républi brigand Guillemot. port a un agen e 8l v pu que ne peut pas l'autoriser à revenir.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7622. — DÉCISION.
La Malmaison, 25 ventôse an XII (16 mars 1804).

Le citoyen Lavallette transmet la ré- Renvoyé au grand juge, pour clamation do moitres de Poste des eo- autoriser la sortie des relais en virons de Paris contre la mesure de r surveillance qui ne permet pas de sortir prenant toutes les précautions de Paris après sept heures du soir, nécessaires. cette mesure leur causant un préjudice BONAPARTE. notable.

Archives de l'Empire.

7623. — AU GÉNÉRAL SOULT,
C O M MA N D ANT I, E C A M P D E SA 1 NT - O M E R.
La Malmaison, 25 ventôse an XII (16 mars 1804).

Citoyen Général Soult, j'ai appris, par votre lettre du 22, la prise d'une caïque aux environs du cap Grisnez.

Je ne conçois pas trop pourquoi les ingénieurs prétendent ne pouvoir construire le barrage ni l'écluse sans qu'on leur donne en entier le pont de service ; qu'ils fassent le calcul des voitures qui peuvent passer chaque jour sur ce pont, et ils verront qu'il peut en passer deux cents fois plus qu'ils n'en ont. Les ports de Wimereux, d'Ambleteuse, et l'achèvement du bassin, me mettent en état de me passer de la portion du port sur lequel ils fondent leur seconde objection. Causez de cela avec eux, et faites-moi connaître si je puis compter qu'ils finiront promptement. C'est moins l'écluse que le barrage qui m'intéresse ; par le barrage, le port acquerra une grande amélioration.

Je pense que, quand une pièce de 16 pourrait être placée sur les bateaux canonniers, il ne faut point la mettre, parce qu'elle ne pourrait point faire feu. Je n'ai pas besoin de pièces de 16. " Je vois avec peine qu'on perd à Boulogne l'habitude de sortir du port. Le temps est très-beau depuis quinze jours, et l'on n'est pas sorti une seule fois. Je charge le ministre de la marine d'écrire à cet effet au contre-amiral Lacrosse.

J'ai promu au grade de chef de brigade le chef de bataillon Duclos-Guyot, et les capitaines Plagnol et Calmet à la 1" classe.

Je ne sais si, dans le temps, je vous ai répondu que j'approuvais la gratification que vous proposiez d'accorder aux officiers qui ont fait les fonctions de surveillants aux ports de Wimereux et d'Amble

teuse. Faites dresser l'état des sommes nécessaires, et envoyez-le au

ministre de la guerre, qui les ordonnancera. BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7624. — DÉCISION.
La Malmaison, 25 ventôse an XII (16 mars 1804).

Le ministre de la guerre rend compte Le général Soult a bien fait ;

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visité par un cutter anglais. BoNAPARTE.

Archives de l'Empire.

7625. — AU CONTRE-AMIRAL VER HUELL,
C0MMANDANT LA FLOTTILLE BATAVE.

La Malmaison, 25 ventôse an XII (16 mars 1804).

Contre-Amiral Ver Huell, j'ai vu avec plaisir votre manœuvre. Je ne vous fais point un reproche de vous être abordé, quand même nous eussions éprouvé la perte de plusieurs bâtiments. Si votre division avait marché éparpillée et loin l'une de l'autre, elle n'aurait pas couru ce risque ; mais en marchant ainsi elle n'eût point marché comme des bâtiments de guerre.

Vous avez eu un combat. Faites-moi un rapport sur les individus de la flottille qui se sont distingués, afin que je leur accorde des récompenses d'honneur.

Vous savez que, sur les chaloupes canonnières de Boulogne, j'ai fait mettre un obusier de 8 pouces, jetant un obus de 45 livres. J'ai, à l'heure qu'il est, 900 bâtiments à Boulogne, et 900 en route, partis de tous les ports de l'Océan depuis Bayonne, et qui viennent au rendez-vous. Je ne sais si la République batave pourrait vous fournir une cinquantaine de péniches. Cependant, comme cela n'est point dans le traité, je ne veux pas l'exiger. Voyez ce qu'on pourrait obtenir là-dessus.

J'ai ordonné qu'arrivés à Ostende vos équipages soient nourris à mon compte.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7626. — AU GÉNÉRAL BERTHIER.
La Malmaison, 26 ventôse an XII (17 mars 1804).

Je n'ai pu voir qu'avec peine, Citoyen Ministre, la prise de la patache de l'Ecluse par deux péniches. Comment, à l'entrée d'un fleuve comme l'Escaut, n'y a-t-il pas quelques batteries pour la protéger, et comment cette patache n'est-elle pas elle-même sous la protection d'une batterie ?

Je vous prie de me faire connaître depuis quel temps le sousinspecteur aux revues Garrau sert en cette qualité, et si le comité central des revues en est content.

- BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7627. — AU GÉNÉRAL DAVOUT, coMMANDANT LE CAMP DE BRUGEs. Paris, 26 ventôse an XII (17 mars 1804).

Citoyen Général Davout, j'ai appris avec plaisir l'arrivée du contreamiral Ver Huell et la bonne manœuvre qu'il a faite. J'aurais préféré que les bateaux canonniers vinssent par mer ; mais, puisque le trajet était à demi fait, vous avez eu raison de le faire continuer.

J'ai vu avec peine vos discussions avec le général Magon. Il ne faut point oublier que la marine ne fait point partie de l'armée, que c'est, dans l'État, une organisation et un ministère à part, et qu'il y faut une manière d'être tout à fait différente ; car, dans tous les pays du monde et dans tous les siècles, les marins et les soldats de terre ont été enclins à être mal ensemble. D'ailleurs, si les marins croyaient être commandés par des officiers de terre, ils perdraient confiance et finiraient par se dégoûter. Quand je me suis adressé à vous, ç'a toujours été dans la pensée que vous y influassiez par l'ascendant naturel que vous devez avoir sur Magon.

J'ai vu avec peine que deux péniches de Sidney Smith aient enlevé la patache de l'Écluse. Il n'y a donc pas un poste d'infanterie ou de cavalerie pour protéger cette patache ? Faites-moi un rapport détaillé là-dessus. C'est un petit échec que nous n'aurions pas dû éprouver. Les officiers d'état-major chargés de l'inspection de la côte ne sont donc pas toujours à cheval ? Si cette patache a été prise hors de la portée du canon de terre, ce n'est point leur faute ; mais, si elle a été prise près de terre, la faute en est certainement à eux. Il ne faut pas s'embarrasser si la flottille batave ne peut sortir d'Ostende qu'en deux marées ; je ne vois cependant pas d'inconvénient, si la marine le juge nécessaire, à jeter un ou deux corps-morts. Mais Ostende, et cela pour vous seul, n'est pas un point d'où je veuille partir pour aller en Angleterre ; et, comme la flottille partira de là pour aller mouiller dans un des ports de France, il m'importe moins qu'elle puisse sortir dans une marée ou dans deux.

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7628. — AU CONTRE-AMIRAL DECRÈS.
Paris, 27 ventôse an XII (18 mars 1804).

Donnez l'ordre, Citoyen Ministre, que la seconde division de bateaux canonniers, qui est dans le port de Boulogne, se rende à Ambleteuse pour rester en station dans ce port. Donnez ordre à la 4° division de bateaux canonniers, qui est à Boulogne, de se rendre à Wimereux pour y rester également en station. Vous ferez connaître au général Lacrosse que mon intention est que, dans toutes les marées, il y ait constamment en rade une cinquantaine de bâtiments, à Wimereux huit ou dix, et à Ambleteuse un égal nombre, afin d'exercer les troupes et les équipages et accoutumer les commandants à bien étudier les courants des rades. Je désirerais qu'il y eût une section, qui se relèverait, des bateaux canonniers d'Étaples qui se rendraient au mouillage d'appareillage. Je désire que le général Lacrosse fasse exercer, dans la baie d'Étaples, les chaloupes et bateaux canonniers, et qu'il soit tenu note de la vitesse qu'on peut avoir avec le jusant, avec le flot, et au

moment de la marée. BoNAPARTE.

Archives de l'Empire.

7629. — AU CITOYEN BARBÉ-MARBOIS. La Malmaison, 27 ventôse an XII (18 mars 1804). Citoyen Ministre du trésor public, c'est par votre lettre que j'ai appris les entrevues qu'on supposait avoir eu lieu entre Pichegru et vous. Si je l'eusse appris par toute autre voie, je vous en eusse fait part sur-le-champ. J'ai la consolation, dans cette malheureuse

affaire, de ne pas trouver un seul homme de ceux que j'avais placés dans les autorités, que j'avais le moindrement approchés de moi, directement ou indirectement même prévenu. Bien plus, ma maison se compose de plus de 600 domestiques ; plusieurs ont servi à Versailles ; on a voulu en tenter quelques-uns, mais leur contenance a toujours été telle que directement ni indirectement aucun ne se trouve prévenu. Quant à vous, ministre de la République, allié d'un Consul, et en qui je me plais à avoir autant de confiance, c'eût été le comble du délire et de la folie de la part des agents de l'étranger de vous laisser rien pénétrer de leurs projets. Quant aux bruits qu'on peut répandre, ils ne prouvent qu'une chose, qu'il est fort heureux pour une nation d'être gouvernée. Ces bruits sont l'aliment du reste des factions, qui les convertiraient en listes de proscriptions si elles parvenaient à le pouvoir. Au reste on a poussé la bêtise jusqu'à compromettre tous les ambassadeurs et même celui de Vienne, dont on connaît la prudence et la circonspection, qui a été portée par sa cour au point de n'avoir voulu jamais qu'aucun prince restât dans ses États. Je puis dire aujourd'hui ce que le grand juge a dit avec mon approbation, il y en a de moins marquants que ceux dont les noms sont dans le Moniteur. BoNAPARTE.

Barthélemy, il est vrai, a été compromis, mais c'est encore sur le compte de banque.

Archives de l'Empire.

7630. — AU CITOVEN TALLEVRAND.
- La Malmaison, 27 ventôse an XII (18 mars 1804).

Je vous envoie, Citoyen Ministre, le rapport de l'officier de gendarmerie qui a été envoyé à Carlsruhe. Il y a dans ce rapport des choses qui me font penser que le baron d'Edelsheim n'est pas notre ami. Proposez-moi l'envoi à Bade d'un agent sur lequel nous puissions compter, et rappelez celui qui y est.

Par les lettres du duc d'Enghien, je vois que Champagny se trouve, dans des maisons de Vienne, à dîner avec le comte Esterhazy, lequel est habillé en uniforme de général français, et revêtu du cordon bleu. Écrivez-lui-en, et, si ce fait est vrai, témoignez-lui-en mon mécontentement.

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